jeudi 22 novembre 2012

Fin des "Feïta Vota", la technocratie RAS LE BOL

Fin des "Feïta Vota", la technocratie RAS LE BOL


La technocratie à la française a encore frappée hier soir avec l'annonce pour le moins scandaleuse du préfet du "Gard" Monsieur Bouzigues de vouloir limiter le nombre de fêtes votives.
Cela ne doit pas pour autant nous étonner, nous amateurs de traditions taurines de notre région car ce n'est pas la première violente charge contre nos traditions de ce préfet totalement étranger à notre région.

Cette décision, prise une nouvelle fois sans aucune concertation et dans la méconnaissance la plus totale de nos traditions et de nos coutumes, ne doit pas nous laisser passif et doit nous inciter à réagir.

Il n'est pas ici question de contester les débordements qui peuvent avoir lieu dans ce genre des festivités, mais il est question de rappeler l'origine des fêtes votives, "Feïta Vota" dans notre région.


D'où viennent les fêtes votives?

Etymologiquement la « fête votive » vient du mot lo vot en ancien provençal : « promesse faite au ciel par laquelle on s’engage à quelque œuvre non obligée ».
En français l’expression fête votive est attestée depuis 1876, propre à certaines régions, avec le sens de « fête patronale ». Succédant aux fêtes païennes, la fête votive était une manifestation célébrée par tous en l’honneur d’un saint patron du village au jour prévu dans le calendrier à travers différents événements et défilés dans les rues. De nos jours ces festivités ont été décalées aux beaux jours.

Les traditions camarguaises se sont mêlées à ces fêtes pour en devenir parmi les principales animations avec les courses camarguaises, encierros, abrivados, bandidos mais aussi des concerts, bals, spectacles, concours de boules, attractions qui participent à la convivialité de ces nombreuses fêtes aujourd’hui.


Vous l'aurez donc compris, toucher aux fêtes votives, c'est toucher à un patrimoine, à une Histoire, à des traditions, à un état d'esprit dont nous, peuple du Gard sommes fiers d'en être des héritiers.
Un Etat d'esprit qui s'appelle ... CONVIVIALITE!

Le peuple du Gard ne se laissera pas faire et compte bien résister à la technocratie à la française! En attendant, que Monsieur Bouzigues vienne faire un tour dans nos fêtes de villages, à nos abrivados longues, à nos déjeuners aux près, à nos courses camarguaises, à nos bals, à nos concours de boules.... et il pourra ainsi prendre pleine mesure de ce que ces fêtes représentent pour notre population!

mardi 18 septembre 2012

LES PRIX DE LA FERIA DES VENDANGES 2012

Dimanche soir, à l'issue de la dernière corrida de la Féria des Vendanges, les Jeunes Aficionados nîmois ont remis leurs habituels prix de la Féria à la Bodega la Macarena devant un public aficionado venu nombreux!
Le Président Corentin Carpentier a en introduction, réalisé un rapide point sur l'ensemble de cette édition des Vendanges 2012.

Au rang des satisfactions, la prestation exceptionnelle de Jose Tomas du dimanche matin, une Corrida pour la légende ! Et une date, le 16 SEPTEMBRE 2012, qui restera gravée dans la pierre des Arènes de Nîmes! La magie a opérée entre el maestro de Galapagar et l'amphithéâtre nîmois!
La novillada encastée de la Ganadéria Fuente Ymbro fut aussi une grande satisfaction, même si le vent, et des novilleros encore verts ont gâché toute chance de grand succès!
Javier Castano par la mise en valeur constante des trois tercio de la Corrida et de sa cuadrilla, mais surtout David Adalid aux banderilles par deux paires al quiebro vibrantes ont marqué de leur empreinte la Corrida du Vendredi soir!

Au rang des déceptions, la tenue générale des Toros des Corridas du Vendredi soir, Samedi soir, et Dimanche soir. Une véritable réflexion autour des qualités de ces élevages trop souvent vu à Nîmes, pour trop peu de succès et véritablement à entamer, ne serait ce qu'en renouvelant les ganadérias présentes lors des Férias à Nîmes, et qui se comptent sur les doigts de la main ces dernières années.
Autre point noir de la Féria, la niveau jamais atteint jusqu'à maintenant des Présidences nîmoises! Un indulto sur un toro manso qui avait sauté de le callejon (marque de mansedumbre) dimanche matin, une oreille sur un toro qui est tombé avant le coup d'épée, et un Président qui regardait partout sauf en piste dimanche après midi, oubliant un changement de tertio, accordant une oreille minoritaire sur une mise à mort scandaleuse, et oubliant de saluer Morenito de Nîmes à la fin de la Corrida!

Après ce rapide résumé de la Féria, voici les PRIX DÉCERNÉS PAR LES JEUNES AFICIONADOS NÎMOIS :

Prix du Triomphateur de la Féria : JOSE TOMAS
Prix du Meilleur Toro : DESIERTO
Prix du Meilleur Lot de Toros : DESIERTO

Mentions spéciales pour : La Novillada de FUENTE YMBRO & DAVID ADALID de la cuadrilla de JAVIER CASTANO pour ses poses de banderilles vendredi soir !

dimanche 2 septembre 2012

Vendanges 2012, Les Yeux du monde taurin braqués vers Nîmes

Les Yeux du monde taurin braqués vers Nîmes ! par Corentin Carpentier

Les 13, 14, 15 et 16 Septembre à Nîmes c’est les Vendanges et sa traditionnelle Féria ! Vous me direz et alors ? La Terre ne va sûrement pas s’arrêter de tourner ! Je vous répondrais évidemment que Oui, mais qu’une chose est sûre, les yeux de nombreux terriens seront rivés vers la Rome Française qu’est Nîmes ! Pourquoi cela ? Car la Féria des Vendanges à Nîmes a pris une tournure historique lors de l’annonce des Cartels qui composeront cette édition 2012 ! Un grand crû je vous dis !
Vous allez pouvoir marier à chaque corrida un grand crû !!!

Jeudi soir, nos Arènes s’ouvriront pour une novillada de luxe ! Les trois novilleros du moment présents pour le même cartel ! Fernando Adrian dont la saison 2013 devrait accueillir son alternative, est arrivé à maturité, le jeune Valencian Roman révélation de la temporada espagnole, et le jeune Arlésien Juan Leal, numéro 1 de l’escalafon des novilleros ! Face eux, des novillos de Fuente Ymbro, dont le piquant ne devrait pas décevoir les aficionados ! A accompagner d’un vin jeune offrant une intensité de fruit et un éclat qui ne se retrouvent dès fois plus après.

Le Vendredi soir accueillera la dernière à Nîmes du matador landais Julien Lescarret dans un Mano a Mano inédit face à Javier Castano triomphateur de la Féria de Pentecôte 2012 lors du désormais historique seul contre 6 Miuras ! Face à eux, les souvent exigeants toros de la ganadéria française de Margé. Un bon rouge bien charpenté fera l’affaire car competencia il y aura! En plus, pour la dernière du français dans l’amphithéâtre romain, il parait que la couleur c’est le Fuchsia ! Alors tous à vos tee-shirt !!

Le Samedi après midi, un mano a mano décoiffant entre Morante de la Puebla artiste baroque capable d’inspirations qui feraient sombrer Bacchus dans l’ivresse la plus totale, et José Mari Manzanares, matador fin et élégant dont les mises à mort à recibir* (*en recevant la charge du toro) sont enviées par la plupart ! Seule interrogation de ce mano a mano, les toros de Victoriano del Rio, pas vraiment un élevage régulier ces dernières années… A déguster avec un rouge léger et fruité.

Le Dimanche matin, il est réellement possible que la planète s’arrête de tourner à l’occasion de l’évènement majeur de la temporada 2012 !! José Tomas, considéré comme un Demi Dieu par une grosse frange de l’Aficion affrontera seul 6 toros de ganadérias différentes (Cortes - Victoriano del Rio - El Pilar - Garcigrande - Jandilla et Parladé tous d'Encaste Domecq) Les billets sont tous vendus depuis maintenant 1 semaine, et le nombre d’abonnements hallucinant pour cette Féria (on parle de 8 000 !) est directement lié à cet évènement majeur ! On pourra néanmoins craindre de l'unique présence de l'encaste MacDomecq, qui se révèle souvent estoufadou ces dernières années! Alors les toros le veulent, à déguster avec un grand Bordeaux !

Dimanche après-midi pour clôturer, place au moderne, à la tauromachie de domination et au toreo ! Mano a Mano encore avec d’un côté le numéro 1 depuis près de 10 ans, Julian Lopez « El Juli » dont on dit qu’il est né torero, et de l’autre le numéro 1 français depuis près de 5 ans désormais et sa formidable saison 2007 qui l’a révélée aux yeux du monde taurin, Sebastien Castella. Avec eux les toros de Daniel Ruiz (collaborateurs par excellence des figuras del toreo). Après-midi où un petit verre de Rioja devrait faire l’affaire pour bien finir ces Vendanges 2012 !

Bref vous l’aurez donc compris ! Les Vendanges 2012 à Nîmes s’apprécieront avec de bons vins car le crû s’annonce excellent ! Attention tout de même à consommer le tout avec modération ! Car il ne faut pas oublier que si l’élément numéro 1, le Toro n’est pas présent, la gueule de bois vous attend au tournant !


dimanche 17 juin 2012

Résumé de la 60ème Féria de Pentecôte par Arnaud Bord

Quelques semaines après la clôture de cette 60 ème Féria de Pentecôte, l’heure du bilan est venue.

Pour commencer, parlons de l’affluence : à l’heure où certains médias effectuent des conclusions sur un évident déclin de la corrida, Nîmes accuse une baisse nettement inférieure à ses concurrentes avec un plein pour la corrida équestre et plusieurs très bonnes affluences comme le vendredi soir, le samedi soir ou encore le lundi soir. L’explication principale étant les difficultés économiques actuelles et pour deux courses l’attractivité moins évidente des cartels, plus orientés vers des publics avertis.

Maintenant côté artistique, le point culminant est sans aucun doute le seul contre six de Javier Castano face à des toros de Miura de présentation discutable certes mais des Miura tout de même remplis par ailleurs de plus en plus de noblesse, chose qui convient peu aux plus puristes..

Ce soir là Javier Castano, peu connu du grand public, a été plus qu’à la hauteur de l’évènement.

Dès son premier toro, le maestro s’est attaché avec grand professionnalisme, à effectuer une lidia quasi parfaite, où chaque tercio tenait son importance, où chaque acteur avait sa mise en avant et ou le coup d’épée fut de ceux que l’on n’oublie pas, un recibir d’environ 7 mètres quasi foudroyant.

Le tempo de la tarde était donné, et cela ne faisait que commencer, car tout au long de ses six toros Javier Castano a montré au public Nîmois présent l’ensemble du répertoire qu’un matador peut distiller dans ce genre de corrida. Il est à noter les mises en suerte durant les tiers de pique, de grande qualité, notamment sur le troisième exemplaire de l’après-midi où le maestro n’hésita pas à placer le cornu à trois reprises au toril pour le faire venir sous la présidence, toro qui par ailleurs aurait peut-être mérité meilleur sort à la fin de la faena …

Par ailleurs cette tarde a été marquée par la qualité des subalternes de Javier Castano tous à l’unisson de ce moment historique avec des paires de banderilles comme on aimerait en voir souvent dans l’amphithéâtre.

Seul bémol de la soirée, une présidence parfois dépassée par les évènements, heureusement très bien suppléée par un maestro déterminé à marquer de son empreinte son passage Nîmois.

Dans les autres moments où l’émotion fut au rendez-vous cette semaine de pentecôte c’est bien sur le retour sur le sable Nîmois du Cyclon de Jerez depuis sa terrible cornada. L’ovation qui lui fut réservée était à la hauteur du courage et de la volonté qu’il déploie tout les jours pour continuer de vivre sa vie de torero , ovation par ailleurs partagée par ses compagnons de cartel, notamment Juan Bautista auteur ce matin là d’une prestation très intéressante, sérieuse, appliquée, dans un créneau ou désormais peu officient.

Le vendredi soir était aussi un bon moment de ce cycle. Le public Nîmois a redécouvert la competencia entre deux stars de la tauromachie, El Juli et Sebastien Castella, avec comme témoin un certain Jimenez Fortes qui, en essayant de se mettre à hauteur des maestros se rendit vite compte que le chemin était encore long à parcourir pour arriver à leurs niveau et sans une protection peut-être divine aurait pu quitter la capitale gardoise avec de graves blessures. Heureusement il n’en fut rien et seuls les triomphes des deux premiers marquaient cet tarde.

Enfin dans les moments agréables de cette feria, il y a bien évidemment le lundi matin, où le public, venu nombreux ( no hay billetes ) , a pu assister à un grand moment de rejon où le résultat comptable, certainement très généreux , n’est qu’anecdotique par rapport au plaisir pris par les aficionados présents. L’après midi, Enrique Ponce a encore une fois conquis le peuple Nîmois au terme d’une deuxième faena à la hauteur de ce que l’on espère du diestro Valencian .

En ce qui concerne les moments plus anecdotiques il y a la corrida du mercredi soir où comme souvent lors des courses d’ouverture à Nîmes, il ne s’est pas passé grand-chose, et une corrida du Jeudi ou la seule satisfaction venait de Juan Pablo Sanchez, certainement à revoir mais malheureusement accompagné ce jour-là par des compagnons de cartel dont la présence à Nîmes était étonnante…

Dernier point de ce bilan, c’est la novillada, dominée de la tête et des épaules par un Juan Leal déterminé à remporter cette Cape d’or et qui le fit avec brio, classe et beaucoup de maturité . Certains diront qu’il connaissait bien le bétail car évoluant avec toute l’année, certes, mais cela ne fait pas tout …

Tout ceci emmène à parler de trois points majeurs: le niveau des cartels proposés par l’empresa, la présence des français, et enfin l’attitude de l’empresa qui fit couler beaucoup d’encre.

Concernant les cartels de cette féria du 60ème anniversaire, beaucoup d’aficionados, lors de leur annonce, semblaient septiques ;

Au final, seuls les deux premières courses ont été vraiment décevantes, dont celle du jeudi qui rendait déjà dubitatif sur le papier et qui malheureusement a été à la hauteur des inquiétudes des aficionados.
Il y eut ensuite des choses à voir dans toute les autres avec un grand coup de « poker » réussi avec l’encerrona de Javier Castano dont certainement on reparlera dans plusieurs années.

L’empresa avait prévenu, il fallait juger sa programmation sur l’ensemble des deux feria de cette année 2012.
Alors on sait déjà que l’ensemble des stars de la tauromachie seront présentes sur les deux cycles, contrairement aux autres plazas de première catégorie françaises, avec, en ligne de mire, le seul contre six de José Tomas, très discret en cette saison 2012…Donc qu’attendre de plus ? Que demander de plus ?

Certains auraient aimé un cartel 100 % français, effectivement pourquoi pas…
En parlant des français, une grande satisfaction en ce qui me concerne, pas moins de 5 français présents lors de ce cycle de Pentecôte, dont un , Juan Bautista répété en raison de la blessure d’Ivan Fandino.

Tiens donc un français qui remplace un maestro blessé, n’était-ce pas ce qui était reproché à l’ Alésienne, qui par ailleurs devait gérer pluie, antis, et qui, sur deux courses avait programmé Tomasito sur l’une d’elles et le concours Toros de France sur l’autre ?

Nul ne prétend être parfait, c’est sûr mais à mon goût cette présence a été peu relevée par les observateurs et autres médias, ou en tout cas pas mise en valeur.
J’en profite pour faire une parenthèse pour mettre en avant l’AMTF , surement avenir de notre tauromachie nationale, dont les débuts sont timides mais qui dans le futur, avec l’aide de chacun , pourra faire valoir le talent de nos maestros nationaux.
Enfin comment conclure sans évoquer rapidement, car cela ne mérite pas plus à mes yeux, la faute, l’erreur, l’indigne réaction de Simon Casas lundi après-midi. Alors oui ce qui s’est passé est tout à fait regrettable mais le battage qui a suivi cet incident l’est tout autant.
Il est dommage de donner de la matière à ceux qui de jours en jours s’évertuent à prouver que la corrida n’a plus lieu d’être, que les spectateurs sont de sombres barbares assoiffés de sang, j’en passe et des meilleures et ce sur l’une des plus grandes chaine nationale publique ? Le débat ne se situe t’il pas ici ? Peu de commentaires à ce sujet …

Oui il n’avait pas à faire ça, mais n’y a-t-il pas plus grave ? N’y a-t-il pas d’autres débats, comme le précédent par exemple plus important ? Et puis d’autres personnalités ont eu des écarts de langage non ? Comme l’ancien président de la République, a ton remis en question ses qualités et son travail accompli à ce moment là ? Je ne crois pas.

Simon Casas à l’image de chacun de nous, n’est qu’un homme, que l’on aime ou pas, mais qui au fil des années à fait vivre de grands moments à l’aficion Nîmoise.
Son grain de folie, très flamenco , et fondamentalement artistique, a permis des paris que peu de personnes auraient tenté , et dont l’aficion garde des souvenirs encore intact .

Alors ne faut-il pas stopper cette polémique qui n’emmène que peu de choses à l’aficion hormis des divisions entre aficionados et professionnels et qui donne lieu à des échanges sans fin et souvent sans grand intérêt ? Il est primordial que l’aficion soit le contre poids des organisateurs pour que les corridas grandissent mais est ce que cela doit sortir des arènes ? Doit-on alimenter les journaux locaux friands de ce type d’incident ravivant les clics des antis ?

Désormais tournons nous vers l’avenir, vers la feria des vendanges qui s’annonce historique, n’ayons pas peur d’employer le mot ; après reste à souhaiter que ce qui sera couché sur le papier aura un rendu artistique de même hauteur.

Rassemblons nous pour que grandisse la fiesta brava, continuons à éduquer les jeunes et autres néophytes pour que nos traditions se perpétuent, et tachons au quotidien de mettre en avant les professionnels français à travers Toros de France pour les ganaderos, l’AMTF pour les toreros et autres concours de picadors …


Arnaud BORD

lundi 4 juin 2012

CARTELS VENDANGES 2012 NÎMES

CARTELS NÎMES VENDANGES :

Jeudi 13 Septembre soir :

Novillada (élevage à désigner)
Juan Leal - Roman - 3ème à désigner

Vendredi 14 Septembre soir : Toros de Margé pour un mano a mano Castano - Lescarret (qui fera ses adieux à Nîmes)

Samedi 15 Septembre matin :
Rejon pour Mendoza - Cartagena - Moura

Samedi 15 Septembre soir :
Toros de Victoriano del Rio pour un mano a mano Morante de la Puebla - Jose Maria Manzanares

Dimanche 16 Septembre matin :
Seul contre 6 toros d'élevages différents de José Tomas

Dimanche 16 Septembre soir :
Toros de Daniel Ruiz pour un mano a mano El Juli, Sebastien Castella

La fougue de la Jeunesse

La fougue de la jeunesse par Corentin Carpentier



Il m’a fallu quelques jours, quasiment une semaine, pour décider d’écrire cet article. Parce qu’à chaud les réactions ne sont jamais ce qu’elles doivent être, et puis parce que la polémique qui a suivi la réaction surprenante de Simon Casas a pris une tournure qui ne me plaît guère.
Je ne reviendrais pas sur l’histoire que vous aficonados lecteurs de ce blog, vous devez connaître, histoire où l’empresa nîmois a de manière navrante influencé la présidence du jour sur l’obtention d’un trophée au matador Luque, dont il est apoderado au passage, et ce à l’encontre même du règlement taurin et de l’éthique de la tauromachie.
La tauromachie, c’est un condensé de sentiments, d’émotions, c’est être à fleur de peau, et ressentir avec encore plus de sensibilité et de passion ce qu’il se passe dans l’arène.
Cela entraîne d’ailleurs des réactions plus ou moins vives, plus ou moins critiques selon l’aficionado, et c’est d’ailleurs ce qui fait un tout entre aficionados : les aficionados silencieux, qui vivent leurs corridas intérieurement, qui ne s’expriment jamais à chaud, et ceux, qui vont avoir tendance à exprimer sur le moment présent ce qui les enchantent, ou ce qui les scandalisent.
Lundi soir, touché dans ma vision de ce que doit être la tauromachie, et blessé de voir les arènes de Nîmes tomber dans un excès de "notre Simon Casas International", j’ai exprimé comme beaucoup dans les gradins mon mécontentement, en suivant mes convictions, avec cette fougue qui caractérise la jeunesse, qui te dit de ne pas te taire, et de tout simplement t’exprimer, parce que c’est ce que tu penses.

Cette position est la mienne, et en aucun cas celle du Club Taurin des Jeunes Aficionados nîmois et de ses adhérents. Nous avons tous nos avis, chacun respecte les idées et la vision de l’autre, mais notre combat ne se situe pas à ce niveau.

Ainsi les Jeunes Aficionados vont continuer à se battre pour la défense et la promotion de la Fiesta Brava à Nîmes et dans le Gard, en amenant les plus jeunes aux arènes, en leur donnant le goût de la tauromachie, en leur donnant l'envie de se battre pour leur Culture.
Les cartels étoiles des Vendanges permettront sûrement, avec une politique taurine à destination des jeunes dont nous avons vraiment besoin, de continuer le travail de transmission de l'Aficion entre les moins jeunes, et les plus jeunes d'entre nous!

Alors au delà même de nos sensibilités tauromachiques, nous ne devons pas oublier que notre but doit être de :
DÉFENDRE LA FIESTA BRAVA! Et que tout cela passe par de l'intégrité, de l'imprévu, du combat, de l'émotion, des rires, des larmes, de l'art, de la Culture, des Toros, des Matadors de Toros, des Piques, des Banderilles, des Trinchera, des Naturelles, des Derechazos, des Pecho, des Recibir, des Volapié... de la Tauromachie dans sa globalité et sa diversité en fait!


mercredi 30 mai 2012

LES PRIX DE LA FERIA DE PENTECÔTE 60ème EDITION

Avant un article résumé de la Féria 2012, 60ème du nom, voici les prix octroyés par les Jeunes Aficionados nîmois !


Meilleur toro de la Féria, le 3ème toro de Miura : MALOSPELOS
Meilleur lot de toros : la corrida des MIURA
Meilleur matador : JAVIER CASTANO

LA VIDEO DE LA CORRIDA HISTORIQUE DE CETTE FERIA

Merci à toute l'équipe des Jeunes Aficionados nîmois pour leur engagement dans la défense des CULTURES TAURINES!

mercredi 9 mai 2012

Festif : LE PLUS GRAND PAQUITO CHOCOLATERO DU MONDE!

Festif : LE PLUS GRAND PAQUITO CHOCOLATERO DU MONDE!

A l'occasion de la 60ème Féria de Nîmes, les Jeunes Aficionados nîmois, club taurin qui a vocation à défendre et promouvoir les traditions dans notre région, dans le Gard, et plus particulièrement à Nîmes, organisent en partenariat avec les cafetiers du Boulevard Victor Hugo jusqu'au Boulevard des Arènes (Le Café Carré, Le Cygne, Le Napoléon, Le Victor Hugo, la Café Olive, La Petite Bourse,& Les 3 Maures):



LE PLUS GRAND PAQUITO CHOCOLATERO DU MONDE LE DIMANCHE 27 MAI à 16h de la Maison Carré aux Arènes!

Paquito Chocolatero est un pasodoble crée en 1937.
Ce morceau était joué lors des grandes fêtes espagnole.

Les bandas du Sud de la France le jouent lors des férias et des fêtes, et les gens s'assoient par terre en imitant des rameurs d'aviron.
Le record du plus grand Paquito Chocolatero du monde a été battu en 2005, 2006, 2007, 2008, 2009 et 2010 aux Fêtes de Bayonne.
D'une longueur d'environ 800 mètres lors de la première tentative en 2004, il a rassemblé 7956 personnes pour une longueur d'environ 2600 mètres, battant ainsi le précédent record d'environ 500 personnes, lors du record en date du 2 août 2009.

PROCHAINE ETAPE :
8 000 personnes à NÎMES EN ROUGE ET VERT COULEUR LA VILLE, le DIMANCHE 27 MAI 2012 à l'occasion des 60 ans de la Féria!!!


EVENEMENT EXCEPTIONNEL à LARGEMENT DIFFUSER !!


mardi 24 avril 2012

Réflexion sur les Festivals...

Réflexion après le dernier festival de l’AMTF à Châteaurenard par Alexis Paris


Apres le dernier festival de l’Association des Matadors de Toros Français à Châteaurenard, le week-end dernier, qui a vu M. Carpentier, président des Jeunes Aficionados Nimois faire ses débuts [prometteurs] au palco, une question m’est venue à l’esprit.
[Premier Brindis de Morenito de Nîmes à Corentin Carpentier président des Jeunes Aficionados nîmois au festival de l'AMTF à Chateaurenard - Photo Alex Blanco]

Comment présider ces courses, souvent organisées pour la bonne cause, sans détériorer l’esprit de la corrida et sans vexer un public venu passer un moment festif, ou des acteurs à l’égo parfois un peu trop développé ?

En effet, lors de ces manifestations, plusieurs parties s’opposent :

D’un côté, les spectateurs « puristes » aficionados avertis, qui, n’omettant pas le caractère léger du festival, ne viennent pas pour voir une cascade d’oreilles coupées ou d’indultos sans valeurs.

De l’autre, une partie de l’assistance qui vient au contraire surtout pour le côté festif de ces évènements et qui peut se sentir lésée si chaque maestro ne coupe pas ses deux oreilles forfaitaires.

Mais que penser de la partie du public, novice dans le domaine, et qui profite des prix généralement avantageux pour assister à sa première corrida ? Comment va réagir le spectateur lorsqu’il se rendra à une corrida formelle où les oreilles seront plus rares et les rencontres à la pique de vrais rencontres ?

C’est pourquoi je ne pense pas que les festivals taurins doivent être la porte ouverte à toutes les fenêtres car c’est lors de ces manifestations que le futur aficionado va se former au règlement taurin.

Une solution, pour ne pas froisser les maestros comptants sur ces rendez-vous pour gagner en confiance et ne pas bafouer le règlement taurin, serait de n’attribuer qu’une vuelta à chaque matador, et aucun trophée.

Ainsi, le caractère de festival serait vraiment dissocié de la corrida formelle pour les novices, et l’aspect «match amical » entre les professionnels taurins renforcé.

Peut-être une idée à creuser et qui poursuivrait le débat sur l’adaptation de la corrida à la modernité...

[Belle pose de banderilles de Miguelito lors du Festival de l'AMTF à Chateaurenard - Photo Alex Blanco]


Alexis Paris

jeudi 19 avril 2012

60 ans de FERIA à Nîmes



▬★ JEUDI 26 AVIL 20h à la Macarena★▬

★★Les Jeunes Aficionados nîmois & les Chicuelitos présentent :★★

★ LE 6ème JEUDI DES JEUNES AFICIONADOS ★

▬★ 60 ANS DE FERIA A NIMES!
6 intervenants, 1 par décennie !★▬

1952 - 1962 Bernard Astric (Aficion Cheminote nîmois, club taurin fondateur de la Féria avec l'Union Taurine nîmoise, Le Cercle Taurin nîmois, Club Taurin Lou Ferri, et les Amis de Toros)

1962 - 1972 Alain Montcouquiol (Nimeno I, auteur du livre "Recouvre le de lumière", & "Le fumeur du souvenir")

1972 - 1982 Joe Gabourdes (Président de la Coordination des Clubs Taurins de Nîmes et du Gard)

1982 - 1992 Christian Chalvet (Ancien Président de la Commission taurine extra-municipale de Nîmes)

1992 - 2002 Christophe Chay (présentateur de l'Emission tauromachie sur TVSUD, TENDIDO SUD)

2002 - 2012 Corentin Carpentier (Président des Jeunes Aficionados nîmois, en charge de la formation/jeunesse au sein de la Coordination des clubs taurins de Nîmes et du Gard)



ENTRÉE LIBRE, VENEZ NOMBREUX

♬ ♪♬ MUSIQUE FESTIVE, TAPAS, VINO & FILMS TAURINS ♪♬ ♪

lundi 16 avril 2012

Petit toro nous te pardonnons la vie, mais on ne sait pas ce que tu vaux... RETABLISSONS LA VERITE!

Petit toro nous te pardonnons la vie, mais on ne sait pas ce que tu vaux... RÉTABLISSONS LA VÉRITÉ! par Corentin Carpentier



Au risque de me faire traiter d'Ayatollah par ceux qui ont la critique facile, tant pis, je préfère être considéré par certains comme un intégriste et rester intègre et droit dans mes bottes.

A Nîmes dimanche, une marche de plus a été gravie dans la dévaluation de la Fiesta Brava et de son intégrité! Pourquoi? Parce qu'on a indulté?
Je répondrais NON et OUI!

Non tout d'abord parce que l'indulto en soit, n'est pas un gros mot, mais un moment de grand ferveur, de communion, de beauté, de joie, qui est exceptionnel mais que tout aficionado rêve de pouvoir vivre!
Tout aficionado rêve de voir sortir du toril ce fauve tant admiré, mais également tellement craint. Un toro qui inspire la peur à toute une cuadrilla. Un toro qui se rend maitre du ruedo. Un toro qui se met au centre de l'arène en toisant l'arène en attendant d'en voir un venir le défier sur son "terrain". Un toro qui à la pique, va à la cavallerie trois, quatre, cinq fois avec toujours autant de violence et de méchanceté. Un toro qui combat avec caste lors de la faena...
Mais rien de tout cela n'a eu lieu à Nîmes à l'occasion de la Primavera des Aficionados ce dimanche... Pourquoi?? Parce que c'était lors d'une novillada non piquée pardi!!!
PETIT RAPPEL DU REGLEMENT mes amis lecteurs, aficionados avertis ou simple curieux :
Article 84 du Réglement Taurin Municipal français ( http://www.uvtf.com/reglement-taurin/reg… ) :

Lorsqu'un animal aura mérité d'être gracié en raison de son excellente présentation et son excellent comportement dans toutes les phases du combat sans exception, notamment en prenant les piques avec style et bravoure, le Président pourra dans les circonstances qui suivent, accorder cette grâce afin que l'animal puisse être utilisé comme « semental », après les soins nécessités par son état physique et ses blessures, et participer ainsi à la préservation et l'amélioration de la race et de la caste de l'espèce.
La grâce devra être demandée majoritairement par le public ainsi que par le matador concerné qui en manifestera expressément le désir. Il sera de plus indispensable que le ganadero ou le mayoral de l'élevage concerné fasse connaître son accord pour l'intermédiaire d'un alguazil.

Article 73 – 11ème alinea

Aucun toro ne pourra obtenir la « vuelta al ruedo » (tour de piste post mortem) ou « l'indulto » (grâce du président) s'il n'a pas fait preuve d'une bravoure suffisante à la pique.


Alors comment un Ganadero peut demander un indulto sur une NON piquée et le Président du jour l'accepte?!
Un indulto ça a de la valeur, un côté exceptionnel qui vient récompenser le dur travail d'un ganadero! Une récompense quand le TORO ou NOVILLO a été brave au cheval, et s'est battu avec caste durant la faena!
Quelles valeurs sont transmises au public jeune présent lors de cette novillada non piquée?
Cet indulto montre bien le chemin sur lequel la tauromachie se dirige ! Vers la récompense de la seule noblesse, des toros qui collaborent avec l'homme et plus des toros qui sont braves et se battent avec caste, et qui eux, seront réduits à mourir en braves dans l'arènes, entrainant derrière eux la fin du toro de combat au profit d'un spectacle aseptisé, à l'image de notre société me direz vous!

Aficionados d'expérience! Jeunes Aficionados! Nous nous devons de ne pas accepter ces dérives !
Nîmes devrait être la vitrine des valeurs éternelles de la Tauromachie, de ces valeurs qui ont permis à la Fiesta Brava de traverser les siècles, les époques et les générations! Mais au lieu de ça, elle se porte caution de ces dérives scandaleuses qui nous mènent DROIT DANS LE MUR...

Pour que nous puissions nous aussi voir nos enfants grandir, et aller aux arènes assister aux corridas, il est temps de se réveiller, il est temps de ne plus être la majorité silencieuse!!! INDIGNEZ VOUS! NE CAUTIONNEZ PLUS CE GENRE DE SPECTACLES!

mercredi 11 avril 2012

Le courage de la parole donnée...

Le courage de la parole donnée... par Corentin Carpentier


Voila qu'à Arles durant le week-end pascal, est désormais passée la première grosse Féria de la temporada dans le Sud Est, et en France globalement.

Une Féria dont on attendait beaucoup puisqu'elle était la première à appliquer les mesures décidées durant la trêve hivernale de baisse de 20% des cachets des figuras les mieux payées entre les 7 arènes de 1ere catégorie françaises (Arles, Bayonne, Béziers, Dax, Mont de Marsan, Nîmes, Vic).

Luc Jalabert, de manière courageuse, et face à l'abnégation des principales figuras de ne pas voir leurs cachets baisser (dans une période de crise majeure il faut le rappeler), a donc décidé d'appliquer les décisions prises cet hiver, et en substituant ces starlettes pour des matadors de toros qui ne demandent qu'à avoir leur chance et face à eux la remise en avant du Toro, les cartels présentaient une certaine originalité.

Bilan de cette Féria donc, plutôt mitigée, mais loin d'être inintéressante sur plusieurs points :
Le retour de Juan José Padilla en France QUELLE ÉMOTION!! Il n'a rien perdu de ses qualités, et a beaucoup plu, surtout à gauche.



Du côté des novilleros, Cayetano Ortiz a une main gauche de valeur, et Fernando Adrian a la classe des grands, quoi qu'assez stéréotypé, à voir ce qu'il sait faire face à des toros qui demandent les papiers.

Sur le cartel dit des "papy" les roumegaïres et absents auront eu tord, car Ruiz Miguel sur ses deux toros nous a montré sa technique encore intéressante malgré son âge et ses superbes naturelles qui ont fait chavirer le public, et Victor Mendes s'est montré bon lidiador à son premier avant de flancher physiquement à son second.

Dimanche, notre français Tomasito montre qu'il a du courage, et de l'avenir malgré un sorteo et une mauvaise corrida des Frères Jalabert.

Sur les Miuras, Castano et Robleno aiment à nous rappeler que la Corrida c'est 3 tercios, et aiment les mettre en valeur, on se régale sur les deux premiers toros avant de sombrer dans l'ennui d'un lot de Miura hors du coup... Medhi Savalli met beaucoup de joie dans ce qu'il fait, mais n'est pas en réussite sur le sorteo, le plus mauvais de la corrida.

Enfin Lundi en clôture, Thomas Dufau de valor à son premier, mais qui laisse le public froid, perd une oreille qui aurait pu être légitimée suite à la première d'Ivan Fandino.
Ivan Fandino qui lui, confirme tout le bien que l'on (je) pense de lui! Lidiador, technique, temple, toreo de verdad, tous les élèments qui font d'un matador un BON matador étaient réunis, sauf peut être l'émotion d'un lot du Fuente Ymbro décevant...

En conclusion de cette Féria donc, nous n'avons pas perdu au change du côté des hommes,les Padilla, Juan Bautista, Sebastien Castella, Ruiz Miguel, Tomasito, Javier Castano, Fernando Robleno, Thomas Dufau et Ivan Fandino ont tenu leur rang et ont prouvé que la présence systématique des figuras du G10 n'était finalement pas indispensable.
Côté toros par contre, le tout fut plutôt décevant et fade, sauf peut être les Conde de Mayalde et les sobreros de réserve d'Antonio Palla... Comme quoi, rien n'est écrit en tauromachie, nous attendions des Miuras, et des Fuente Ymbro des merveilles, ils nous ont déçu... mais à charge de revanche puisqu'ils auront l'occasion de se rattraper lors des 60 ans de la Féria de Nîmes!

En attendant, je tire mon chapeau à Luc Jalabert pour sa Féria, le taux de remplissage des Arènes devrait le conforter dans son choix d'avoir construit une Féria courageuse et sans paillettes ni bling bling!

SUERTE

lundi 2 avril 2012

LES CARTELS de la 60 ème Féria de Nîmes

Par Corentin Carpentier



CORRIDA - MERCREDI 23 MAI -18h00
Toros de VICTORINO MARTIN
Diego URDIALES
Alberto AGUILAR
Joselito ADAME

CORRIDA - Jeudi 24 mai -18h00

Toros de TORREHANDILLA
PAQUIRRI
EL FANDI
JUAN PABLO SANCHEZ

NOVILLADA - Vendredi 25 mai -11h30
Novillos de VIRGEN MARIA
ALVARO SANLUCAR
JUAN LEAL
CAYETANO ORTIZ

CORRIDA - Vendredi 25 mai - 18h00
Toros de GARCIGRANDE
El JULI
SEBASTIEN CASTELLA
JIMENEZ FORTES

CORRIDA - Samedi 26 mai-11h30
Toros de NINO DE LA CAPEA
JUAN JOSE PADILLA
JUAN BAUTISTA
EL CID

CORRIDA - Samedi 26 mai -18h00
Toros de MIURA
JAVIER CASTANO

CORRIDA - Dimanche 27 mai -11h30
Toros de ZALDUENDO
JAVIER CONDE
DAVID MORA
THOMAS DUFAU

CORRIDA - Dimanche 27 mai -18h00
Toros de FUENTE YMBRO
CURRO DIAZ
MATIAS TEJELA
IVAN FANDINO (confirmation)

REJON - Lundi 28 mai -11h30

Toros de LOS ESPARTALES
PABLO HERMOSO DE MENDOZA
GINES CARTAGENA
JOAO MOURA FILS

CORRIDA - Lundi 28 mai-18h00
Toros De JUAN PEDRO DOMECQ
ENRIQUE PONCE
ALEJANDRO TALAVANTE
DANIEL LUQUE

Annonce des cartels 60ème Féria de Nîmes 1952 - 2012

Demain Mardi à 17h30 en mairie de Nîmes, Simon Casas empresa dévoilera les cartels tant attendus de la 60ème Féria de Pencôte nîmoise.




Une partie du suspens a déjà été levé puisque nous avons eu la confirmation de deux seuls contre six : Javier Castano devant les Miura, et Diego Urdiales devant les Victorino Martin, et d’un Mano a Mano d’expectation entre Ivan Fandino et David Mora devant des Fuente Ymbro.

Ces premières annonces ont beaucoup fait parler le mundillo nîmois puisque, intervenant pendant le dur conflit qui a opposé les empresas des grandes arènes et les figuras du G10. Plusieurs questions se posaient, retour vers un plus grand équilibre entre corridas de Toros de respect et corridas dites « torerista » de figuras? Cartels d’économie dans un contexte économique morose ?

Pour moi l’élément de réponse est double. Les figuras ont malheureusement usé et abusé des toros que l’on dit à roulette, et ont entrainé la corrida vers un spectacle simplement artistique et light, réduisant ainsi le toro au simple rang de faire valoir, en oubliant complètement que ce qui amène l’Aficionado aux arènes, c’est le frisson, la passion, et l’amour du toro au même niveau que celui des matadors de toros (Vergèze hier avec les Yonnet braves et encastés le prouve).
Les arènes sont donc moins remplies qu’avant (le climat économique morose joue aussi un rôle important dans cela, soyons tout de même totalement honnêtes), et seul José Tomas arrive aujourd’hui à faire le plein mais pour combien de temps encore…

Alors dans notre second élément de réponse, on peut constater que ce système à bout de souffle, conjugué au dur conflit qui a eu lieu cet hiver entre empresas d’un côté, souhaitant voir les cachets des figuras constants ou en baisse, et les figuras de l’autre souhaitant grapiller un pourcentage des droits télé de canal + toros et voulant toujours plus d’argent, a entrainé Simon Casas à Nîmes sur la piste d’un plus grand équilibre entre les corridas de Toros de respect et de figuras.

De cet élément de réponse en découle un questionnement côté nîmois, c’est la capacité de Javier Castano, et de Diego Urdiales, à ne pas faire sombrer les arènes dans l’ennuie durant les 6 toros qu’ils affronteront seuls. Malgré l’indéniable qualité de ces deux bonhommes qui ont déjà fait leur preuve sur les Corridas dures de ce type, ont-ils le répertoire permettant de pouvoir assurer l’attention des aficionados sur une Corrida ? La question se pose, et elle doit se poser, le reste est entre les mains des deux maestros.

Pour le reste de la Féria, demain nous en saurons plus sur le reste des cartels, on annonce Esau Fernandez, Thomas Dufau, Sebastien Castella, Juan Bautista et bien d'autres !

lundi 26 mars 2012

Vergèze, Solidarité, & Aficion

Cette semaine, pas d'article, mais seulement un coup de pouce à la Féria du Rhony de Vergèze!


NO HAY BILLETES !!!!!


FACE A LA PRESSION SUR LA MAIRE DE VERGEZE PAR LES ANTIS CORRIDA QUI S'EST MISE EN PLACE,

LE 31 MARS ET 1er AVRIL TOUS à Vergeze pour une Feria de coeur et d'aficion, une Feria de passionnés et une Feria pour les aficionados et pour les festaïres ... et c'est l'essentiel !!

l’Aficion que nous sommes sera donc mobilisée pour la Corrida du 1er Avril, intégrant le concours « Toros de France », avec une course de Yonnet pour les matadors de Toros GUILLERMO ALBAN - LUIS GONALES & JONATHAN VEYRUNES. Un cartel de qualité, qui ne devrait pas décevoir les présents !
Nos petites arènes sont le cœur même de l’enracinement de la Fiesta Brava dans nos territoires, Vergèze en est un des exemples, et il nous faut être conscient de ce besoin de solidarité dont le Club Taurin Fiesta Brava, le Club Taurin Lou Mintaü et la municipalité ont besoin aujourd’hui !

L'Aficion doit être plus que jamais mobilisée et nombreuse durant ce week-end !!!!!!! Ne laissons aucune marge de manœuvre aux antis!

Voici le programme du week-end!!!


Vendredi 30 mars 2012 :

18h : Encierro espagnole sur le parvis des arènes (ganaderia Roumanille)
19h30 : Soirée Tapas
- Animation avec le groupe LOS NINOS-ESTRELLAS (guitaristes et danseuses flamenco)
- Soirée bodega


Samedi 31 mars 2012 :

Spectacles gratuits :
10h00 Becerada bolsín (ganadería La Véronique)
“ Trophée Jean Pierre DI JUSCO »
6 Ecoles taurines Françaises et Espagnoles.

11h00 Abrivado
16h00 Becerrada bolsin (suite)


Dimanche 1er avril 2012

9h00 Déjeuner de Campo devant les arènes
10h30 Becerrada (classe pratique)
4 becerros Ganaderia Roland Durand plus 1 de la Ganaderia Sardana pour le vainqueur du bolsin du samedi,
« Prix Yves Lacombe du Club Taurin Diego Puerta »

Entrée gratuite avec billets d’invitation à retirer auprès des 2 clubs taurins.


16h30 : Dans le cadre du concours 2012 « Toros de France »
Grande Corrida de toros

6 TOROS de la Ganadería YONNET pour GUILLERMO ALBAN, LUIS GONALES, & JONATHAN VEYRUNES!!


La capacité de l'Aficion à se mobiliser sera la clé de ce superbe week-end où le beau temps et la bonne ambiance devraient être au rendez-vous!!!

lundi 19 mars 2012

NO HAY BILLETES

NO HAY BILLETES !!! par Corentin Carpentier

Ces deux semaines qui arrivent, vont être des semaines extrêmement importantes pour l’Aficion gardoise, et pour la tauromachie dans nos petites arènes.
A Saint-Gilles d’abord le week-end du 24 & 25 Mars, avec le 5ème PRINTEMPS DES JEUNES AFICIONADOS !!


Partager l’Aficion, défendre les tauromachies, promouvoir et transmettre aux plus jeunes un patrimoine riche de traditions, d’art et de culture profondément enraciné dans notre région, sans perdre de vue les principes essentiels de liberté et de tolérance, c’est la force qui anime les 27 clubs taurins de la Coordination des clubs taurins de Nîmes et du Gard et leurs 2 500 adhérents.

Le Printemps des Jeunes Aficionados, est pour tous, un évènement propice à la découverte de cette passion de la tauromachie, dans toute sa richesse et sa diversité, qu’elle soit Camarguaise, ou qu’elle soit Espagnole.

Ce 5ème Printemps, (TOTALEMENT GRATUIT je le rappelle !) va revêtir une importance majeure pour l’Aficion gardoise et nîmoise, puisqu’en parallèle, le 24 Mars à Nîmes, aura lieu la marche pour les animaux organisée par les associations anti corrida. QUELLE MEILLEURE REPONSE DONC, A APPORTER QUE DE FAIRE LE PLEIN A SAINT GILLES ET UN NO HAY BILLETES ??!!!!

Après ce premier NO HAY BILLETES, c’est vers Vergèze et sa Féria du Rhony le 31 Mars et 1er Avril que l’Aficion devra se tourner ! En effet, après l’annulation malheureuse d’une fiesta campera sur Vergèze en Novembre dernier, les antis Corrida inondent littéralement le standard téléphonique de la Mairie de Vergèze d’appels insultants, et son serveur de mails de menaces afin de faire craquer le personnel municipal et donc d’entraîner l’annulation de la Féria du Rhony !


Mais tout cela n’est rien, puisque l’Aficion que nous sommes sera mobilisée pour la Corrida du 1er Avril, intégrant le concours « Toros de France », avec une course de Yonnet pour les matadors de Toros GUILLERMO ALBAN - LUIS GONALES & JONATHAN VEYRUNES. Un cartel de qualité, qui ne devrait pas décevoir les présents !
Nos petites arènes sont le cœur même de l’enracinement de la Fiesta Brava dans nos territoires, Vergèze en est un des exemples, et il nous faut être conscient de ce besoin de solidarité dont le Club Taurin Fiesta Brava, le Club Taurin Lou Mintaü et la municipalité ont besoin aujourd’hui !

MA CONCLUSION est donc claire et simple :

FACE A LA PRESSION SUR LA MAIRE DE VERGEZE PAR LES ANTIS CORRIDA, LE 31 MARS ET 1er AVRIL TOUS à Vergeze pour une Feria de cœur et d'Aficion, une Feria de passionnés et une Feria pour les aficionados, afeciouna & festaïres ... et c'est l'essentiel !!
L'Aficion doit être plus que jamais mobilisée et nombreuse durant ce week-end !!!!!!! Ne laissons aucune marge de manœuvre aux antis.

NO HAY BILLETES !!! Parlez en autour de vous, diffusez, et mobilisez !!!!

lundi 12 mars 2012

Charité, Foi, Espérance

FOI, CHARITE & ESPERANCE par Corentin Carpentier



FOI, CHARITE, & ESPERANCE, ces emblèmes sont ceux portés par la Croix Camarguaise et imaginés par le Marquis de Baroncelli. Cette croix symbolise à elle seule la « Nation gardiane ».
Mais en me penchant sur ces trois notions, je me suis attaché à mettre en application ces trois notions là dans un contexte plus global, celui DES CULTURES TAURINES, et plus seulement camarguais.

FOI : Parce que la foi, ou le Fé comme on dit chez nous, est l’essence majeure de notre Aficion. La foi dans le spectacle auquel nous allons assister, la foi dans le taureau, la foi dans le matador ou le raseteur qui joue sa vie sous nos yeux, la foi dans cette culture qui mélange tragédie et art, que représentent les tauromachies chez nous, ce combat entre la vie et la mort.

CHARITE : Parce que la charité chez l’aficionado, c’est être prêt à tendre la main à son prochain, c’est soutenir les causes les plus nobles. Que ce soit pour les sinistrés de Sumène il y a quelques années à Nîmes, que ce soit pour Haïti plus récemment avec le geste de Sébastien Castella, que ce soit avec le Club Taurin de Rodilhan Toro y Caridad, ou que ce soit face aux menaces des antis Corrida sur le Féria du Rhony de Vergeze.(rejoignez l’évènement facebook de soutien! http://www.facebook.com/events/286422634756135 MOT D’ORDRE : NO HAY BILLETES !) Cette solidarité sans laquelle, notre culture ne serait plus ce qu'elle est, belle, solidaire, diverse et pleine de cœur.

ESPERANCE : Est-il besoin de croire pour espérer ? La croyance en Dieu est source d'espérance. La croyance aux valeurs portées par la tauromachie que sont le courage, la persévérance, le respect, la foi, & le cœur sont sources d’espérance pour nous aficionados. Espérer, c’est donc croire, croire en cette passion, cette vie, cette ambiance qui règne autour de la culture du taureau qu’est la nôtre, dans le Sud de la France.

« Maintenant donc, ces trois-là demeurent, la foi, l’espérance, et l’amour mais l’amour est le plus grand. »


[Illustration d'inspiration, aimablement autorisée par Julien S. Toril d'Artistes à Nîmes galerie d'Art taurin http://www.torildartistes.com/ ]

lundi 5 mars 2012

Fuerza Padilla

FUERZA PADILLA par Corentin Carpentier




Le retour de Juan José Padilla ce dimanche à Olivenza ne peut que nous laisser admiratifs du courage avec lequel, le cyclone de Jerez s'est remis de sa terrible blessure à Zaragoza, en Octobre dernier en banderillant un toro de Ana Romero.

Deux fois une Oreille, qui permettent à Juan José Padilla d'écrire encore un peu plus l'histoire de la tauromachie. Cette histoire où tant de Matadors de Toros ont souffert, et ont été meurtris dans leur chair par la corne du taureau.

Juan José Padilla s'est remis en 5 mois de cette blessure à l’œil là où la plupart d'entre nous, en aurait mis le double.
C'est ici que s'écrit la légende de la tauromachie, cette discipline qui porte en elle la Vie & la Mort, la Joie & la Peine, le Bonheur & la Souffrance ...

La tauromachie, c'est l'émotion, le sentiment, et ce qu'a fait Juan José Padilla dimanche à Olivenza, à moi, cela me donne des frissons, cela me rend heureux pour lui et sa famille, cela me donne encore plus envie d'aller aux arènes pour ressentir toutes ces émotions qui font de nous des Hommes, des Aficionados, et des amoureux de la Fiesta Brava.
Pour toutes ces valeurs qui sont les nôtres :
courage, persévérance, respect, & coeur => FUERZA PADILLA!!!

lundi 27 février 2012

À quand un politique de prix adaptée aux jeunes dans les Arènes de Nîmes?




À quand un politique de prix adaptée aux jeunes dans les Arènes de Nîmes?


Les Arènes de Las Ventas viennent de présenter leur ABONO spécial « jovenes » (jeunes), et attention accrochez vous bien !

600 Nouveaux abonos pour les jeunes (14-25 ans)
101€ la temporada soit 63 courses ... 1,60€ la journée !!!


Pour le même prix à à Vic Fezensac, Bayonne, Dax, Mont De Marsan, Béziers, Arles et Nîmes entre 5 et 6 courses grand maximum !

Le Président des Jeunes Aficionados nîmois Corentin Carpentier espère donc que cette initiative madrilène, dans laquelle Simon Casas, en tant que directeur artistique des Arènes de Las Ventas n’est pas étranger, puisse être suivie d’effets notamment en France, et donc qu’un abonnement jeune soit mis en place lors de la prochaine Féria de pentecôte à Nîmes par exemple.

« Il y a des tribunes vides lors de chaque corrida depuis quelques temps, les rendre accessibles aux jeunes et aux étudiants serait un super moyen de permettre aux jeunes non initiés de mieux connaître la tauromachie qui fait partie du patrimoine culturel de notre ville. Le salut de la tauromachie à Nîmes et en France viendra de la nouvelle génération d’aficionados et non pas par le public occasionnel qui n’est que de passage ne l'oublions pas! Une politique de prix avantageuse permettrait de rajeunir nos Arènes et d'assurer l'avenir de la fiesta brava par l'émergence d'une nouvelle génération d'aficionados, fidèles et passionnés!"


Les Jeunes Aficionados nîmois

lundi 20 février 2012

Longue vie au grand prix du Jury des Afeciouna de Course Camarguaise!

[les lauréats du 1er GPJA]

« Longue vie au Grand Prix du Jury des Afeciouna de Course Camarguaise », telle était la phrase que nous avons souvent pu entendre de la part de Maryse Chauvet, récompensée pour la prestation de son cocardier Bambou lors de la Cocarde d’Or, ainsi que des autres lauréats de cette première remise du Grand Prix du Jury Afeciouna de Course Camarguaise.

Créé début 2011, par Marie José Querel, Benjamin Cluchier, et Corentin Carpentier, près de 70 personnes ; membres du jury, lauréats, accompagnateurs, ou simple afeciouna, étaient donc rassemblées ce dimanche sous un beau soleil au domaine du Grand Radeau, propriété de la Manade Raynaud.

En introduction, Benjamin Cluchier, le Président, a expliqué le cheminement qui a mené à la création de ce Grand Prix, qui a pour but de « redonner un minimum de souffle à la Course Camarguaise en encourageant le beau, en rendant à la course camarguaise sa dimension esthétique, son style à part entière, en félicitant le meilleur. »

Pour cela, 7 Prix ont été remis dont voici les lauréats :

-Meilleur quart d’heure de la saison, catégorie taureaux confirmés (8 ans ou plus): Bambou manade Chauvet pour sa prestation à la Cocarde d’Or le 04 juillet ;

-Meilleur quart d’heure de la saison, catégorie jeunes taureaux (moins de 8 ans) : Ratis manade Raynaud pour sa prestation à la finale de l’Avenir le 02 octobre ;

-Raseteur le plus méritant, catégorie raseteur confirmés (25 ans ou plus) :
Hadrien Poujol;

-Raseteur le plus méritant, catégorie jeunes raseteurs (moins de 25 ans) :
Lucas Faure;

-Meilleure manade de la saison : Manade Raynaud;

-Meilleur organisateur de la saison : Club Taurin la Bouvina de Marguerittes;

D’autre part, le jury a tenu à décerner un Prix Spécial à Khaled Bari pour sa remarquable carrière.


Pour Hadrien Poujol meilleur raseteur confirmé, «ma philosophie a toujours été de faire plaisir au public, je suis un homme de public bien plus que de trophées, et cette récompense me fait chaud au cœur, bravo à cette nouvelle association ».

Pour Frederic Raynaud, meilleur quart d’heure de taureau d’avenir, et manade la plus régulière de la saison 2011, « ce prix est une belle chose pour la Course Camarguaise, car la base de la tauromachie, ce sont les aficionados, merci à vous
pour ce grand prix qui a de beaux jours devant lui
».

Après la remise des prix, Frédéric et Jean Raynaud ont remercié à leur façon les Afeciounas pour leurs récompenses (2 prix pour la Manade Raynaud) en leur faisant la surprise de les amener voir les Cocardiers, et notamment Ratis et Escamillo, très appréciés des Afeciounas.

A noter que lors de la première année, le jury était composé de 30 personnes, et qu’en 2012, le nombre d’Afeciouna dans le jury sera doublé atteignant quasiment 60 personnes.

lundi 13 février 2012

Attention! Danger!!

Attention! Danger!! Liberté pour nos traditions. par Corentin Carpentier

[Les Jeunes de Saint Gilles en défenseurs de nos traditions]



Je me suis rendu à l'audience de la Cour d'Appel de Nîmes la semaine dernière suite à la condamnation en nom propre à 3 mois de prison avec sursis et d’importants dommages et intérêts, d'Enry BERNARD et Jean SPALMA; Elus sur la commune de Le Grau du Roi suite à un accident survenu pendant la fête locale en septembre 2006.

La problématique qui se pose dans ce procès, et qui cristallise les tensions ces dernières années dans les villages du Gard et de l’Hérault organisant des spectacles taurins de rues, c’est la Sécurité des parcours. Que ce soit abrivado, bandido, encierro, ce mot est aujourd’hui sur toutes les lèvres !

Sécurité pourquoi ? Y avait-il une recrudescence des accidents durant nos manifestations taurines ou est-ce seulement un mot à la mode dans la pensée unique anglo-saxonne qui brouille tellement l’image de nos traditions?

- Alors certes, les chiffres ont montrés une augmentation croissante du nombre d’accidents depuis quelques années, mais ils montrent aussi que le nombre de manifestations ayant connu une forte multiplication, à proportions égales donc, il n’y a pas plus d’accidents qu’avant.
- Sur le mode de pensée anglo saxon, la tendance aujourd’hui est à une standardisation totale de nos modes de vies. Bye bye les cultures locales, c’est une culture mondiale que l’on doit promotionner… Alors pour alourdir petit à petit, le mode d’organisation de nos spectacles taurins, nous voyons pousser depuis quelques années, de multiples réglementations nouvelles qui tendent à imposer toujours plus de sécurité dans nos manifestations taurines.

Mais justement, ce trop plein de normes sécuritaires durant nos festivités est un danger majeur pour les spectateurs et amateurs de bouvine! En effet, à trop se sentir en sécurité, les spectateurs oublient que ce sont des Taureaux sauvages qui courent dans nos rues et les accidents arrivent donc plus vite!

Les traditions taurines dans nos régions du Sud de la France sont des traditions qui ont pour acteurs majeurs ; des animaux sauvages et dangereux, vouloir effacer ce risque de nos manifestations c’est entrainer irrémédiablement la fin de celles-ci
.

Il nous faut donc aujourd’hui réussir à être soudés, attentifs, toujours aussi passionnés, mais surtout, il nous faut se prévenir de la technocratie de la Justice qui a une méconnaissance totale de notre terroir, de nos coutumes, et de nos traditions taurines comme en témoigne les Juges de la Cour d'Appel la semaine dernière !

Rendez-vous le 30 Mars prochain à Nîmes au Palais de Justice, pour l’annonce du délibéré et pour soutenir Jean Spalma et Enry Bernard !

mardi 7 février 2012

Culture de Sentimiento

Culture de Sentimiento par Corentin Carpentier

[La création d'Annick Longuet www.torildartistes.com]



La tauromachie, c’est l’éveil des sens, et c’est un tout qui crée le sentiment.
Sentiment si fort que tout ce que l’on voit peut-être touché par la grâce, par le «duende», et peut stopper net le temps. Tout, dans la tauromachie est touché par le sentiment.

La vision des Arènes, qui déboulent, au coin du boulevard, imposantes et majestueuses, Es Sentimiento.
Les premières odeurs de cigarillos, aux grilles des arènes a la cinco de la tarde, Es Sentimiento.

Les discussions enflammées, mais toujours sincères et passionnées avec son voisin d’un jour, Es Sentimiento.

Le son des premiers paso doble, joués par l’Orchestre des Arènes ; le grand frisson des premières notes de clarines démarrant le paseo, Es Sentimiento.

Une superbe naturelle coulée, temple, et harmonieuse, Es Sentimiento.

Un Toro de respect, surgissant du Toril avec noblesse, et fierté, Es Sentimiento.

La Tauromachie est un art, une culture de sentiment ; loin de toute cette routine, et société monocorde qui ne correspond pas à notre mode de vie, peuple latin que nous sommes.

L’aficionado est fier de pouvoir frissonner quand un Toro crée la panique dans le ruedo en mettant la vie du Matador en danger. Il est aussi fier de pouvoir frissonner de plaisir quand le Matador prend la pleine mesure du Toro et lui impose une faena aussi millimétrée que pleine de temple et d’un mélange d’art qui nous est souvent si difficile à expliquer

La Tauromachie, c’est un mélange d’Art tellement classique, mais à la fois tellement moderne… Mélange de mythologie grecque & d’art baroque, de combat, de vie & de mort, de lumière, tout ceci enroulé dans la beauté d’une œuvre aussi éphémère qu’insaisissable.

Peut être que les Aficionados que nous sommes sont aussi fiers de mettre des mots sur cela parce que ce sentiment, c’est ce qui fait de nous, peuple latin, des Hommes, et une civilisation à part, pleine de sens, attachée à ses racines et prête à défendre coute que coute, sa culture et son histoire taurine.


[Creation de Pierre Anisset www.torildartistes.com]

Corentin Carpentier

jeudi 2 février 2012

Match de Foot ... Avec mise à mort...!

Match de Foot... avec mise à mort... Par Alexis Paris



Après les dernières déclarations de Hubert Montagner, « personnalité » à la mode du côté de nos amis antis (pour info, il avait déclaré que la corrida pouvait être traumatisante pour les mineurs, prescrivant ainsi l’interdiction d’accéder aux arènes pour les plus jeunes des aficionados, pour le bien de l’humanité bien évidement), que vois-je ce matin en prenant mon petit déjeuner devant la télé ?

Des images d’une violence extrême, ayant pour scène le stade de Port Saïd, dans le nord de l'Égypte, faisant, à l’heure où j’écris cet article, « au moins » 74 morts et 130 blessés.



Des images d’une violence telle, qu’elles font le tour des télés du monde, après avoir été diffusées en direct par la télévision égyptienne, qui n’a pas daignée interrompre la retransmission, alors même que la partie était terminée.



Même si le contexte politique difficile du pays laisse à penser que ce ne sont pas de simples supporters qui sont à l’origine de ces violences, je me suis « amusé » à penser en me mettant dans la peau d’un bien pensant anti-corrida…



Dans un pays comme le nôtre qui compte plus de deux millions de licenciés à la Fédération Française de Football, comment réagir après avoir vu ces images ? Désinscrire sur le champs nos enfants de leur club? Ne plus les amener au Stade des Costières? Retirer du mur de la chambre du fiston tous les posters de ses idoles ? Bien évidement, cela nous paraît totalement disproportionné comme réaction, mais nous avons pu voir ces derniers mois que les comportements et les déclarations de certains groupuscules animalistes n’ont pas volé bien plus haut que ceux énoncés ici...


Utiliser le ballon rond pour démontrer une nouvelle fois l’incrédibilité des pourfendeurs de nos traditions me touche assez, étant amateur de ce sport, et ne pensant pas que le football soit plus préjudiciable que la corrida pour l’éducation et l’équilibre de nos enfants, quoi que dès fois…

Mais à l’heure où le peuple aficionado est attaqué de toute part, il m’est paru normal de parler de cet évènement, qui j’en suis sûr, ne sera abordé que par très peu de parents soucieux de la bonne santé psychologique de leurs enfants.



A bon entendeur…



A. PARIS

Nîmes, Ville Taurine

Nîmes, Ville Taurine, par Corentin Carpentier





Depuis fin 2010 et cette fameuse initiative de la municipalité nîmoise ; Nîmes a reçu l'appellation ville Taurine dans le but bien sûr, et au-delà de l’aspect symbolique, de préserver et défendre les traditions et la culture, se déroulant autour du Taureau, DES Taureaux dans notre ville.
Alors la question que je me suis posé aujourd’hui, Nîmes est-elle vraiment une ville Taurine ?
Bien évidemment oui et je vais tâcher de vous expliquer le fond de ma pensée…
Il n’y a qu’à citer nos deux Férias, de Pentecôte et des Vendanges, évènements majeurs attendus de tous les nîmois pour se rendre compte de cette passion du Taureau, DES Taureaux qui rythme la ville durant ces Férias. Mais en dehors ses férias, Nîmes vit et respire la tauromachie 365 Jours par an grâce à ses clubs taurins. En effet, tout au long de l’année, conférence, soirées à thèmes autour de tapas de bons vins, tientas en privée, fiesta camperas, et voyages au campo, rythme la vie des Aficionados nîmois.

Ainsi passé le mois de Septembre, jusqu’en Avril et la reprise de la temporada , Nîmes bouge autour de ses clubs taurins. La Coordination des Clubs Taurins de Nîmes et du Gard est ainsi l’exemple le plus significatif de ce dynamisme avec 28 Clubs Taurins en son sein, et presque autant d’évènements taurins qui en résultent chaque mois.

Le Cercle Taurin nîmois, les Amis de Pablo Romero, les Jeunes Aficionados nîmois pour ne citer en sont les principaux artisans avec une manifestation chaque mois durant l’hiver, et qui ont eu d’ailleurs la très bonne idée de ne jamais se dérouler le même jour !
Avec l’invitation de personnalités premier rang (taurinos, artistes dont les œuvres sont liées à la tauromachie, groupes de Flamenco ou Gypsy’s), toute la panoplie culturelle de l’Aficion a los toros est présente à Nîmes durant la trêve hivernale dans une ambiance conviviale, aficionada, et nîmoise !
Un bon moyen d’améliorer sa culture taurine, et d’apprendre à mettre des mots sur notre passion.
Je ne pourrais citer comme exemple, le Club Taurin des Jeunes Aficionados nîmois, plus jeune club taurin à Nîmes, il a pour but, une fois par mois, de mettre à porter de tous, la tauromachie auprès de ceux qui aimeraient en connaître plus sur ce qu’il se passe dans l’arène, qu’ils soient jeunes, ou plus âgés. Pédagogie donc !

A Nîmes, la transmission se fait dans l’explication du non-sens de la dichotomie toriste / toreriste. Car en effet, relever de l’une ou l’autre catégorie est peut-être affaire de goût, de penchant, de sensibilité, voire de culture, mais sans doute pas de compétence. Sans compter que beaucoup d’aficionados, parmi lesquels de nombreux nîmois, refusent de trancher ce débat stérile et vont sereinement goûter les plaisirs de corridas, tantôt toristes, tantôt toreristes.

Plus de 100 ans d’histoire et de tradition taurine, un patrimoine culturel important, un tissu associatif très dense : il y a à Nîmes une trentaine de clubs taurins actifs, un musée des cultures taurines, une école tauromachique réputée, et de nombreux prácticos.
Tous ces exemples sont donc autant de choses qui prouvent que Nîmes est taurine, et majoritairement grâce à ses clubs taurins, à cette Aficion qui respire la passion, à cette Aficion qui, tant qu’elle vivra, permettra à la Culture du Taureau de prospérer.
Il se dit même que les Clubs Taurins à Nîmes, ont une telle influence, que, même si ils ne peuvent pas faire gagner les élections à un candidat, ils peuvent les lui faire perdre…

mercredi 25 janvier 2012

Menteur Menteur!

Hubert Montagner, ou juger sans y aller, par Corentin Carpentier




Voici qu’un nouveau gourou, tout droit sorti du chapeau anti-corrida vient de se positionner sur « la violence psychologique » à l’encontre des enfants qu’entraine la vision d’une Corrida.

Monsieur Montagner se permet de sortir des arguments d’un vide absolu ce qui est assez étonnant pour un philosophe de son niveau.
A la question comment avez-vous appuyé vos recherches, c’est auprès des animaux de compagnie, ou animaux dociles que Monsieur Montagner l’a fait, et sans jamais trouver cela plus intéressant de s’immerger lui-même dans l’environnement d’une Corrida afin d’être en mesure de capter cette « violence » dont serait victimes les enfants.

Faut-il rappeler à Monsieur Montagner que la Corrida peut tout autant choquer un adulte de 40, un jeune de 25 ans, ou un enfant de 12 ? La Corrida est une affaire de sensibilité, est un art qui peut être compris ou non, un combat entre la vie et la mort, une histoire de respect tout simplement.
Le philosophe Marcel Rufo exprime très bien d’ailleurs, la position des antis corrida aujourd’hui :
« Un monde aseptisée » où tout ce que ne plaît pas est soigneusement mis de côté.

Monsieur Montagner semble beaucoup plus s’intéresser au sort des animaux qu’au sort même des enfants ! A la question de savoir s’il n’y a pas d’autres spectacles à prohiber pour les enfants, il ne trouve qu’à répondre les combats de coqs !
Mais dans quel monde vit cet homme ? Ne vit-il pas dans ce monde où certains médias diffusent des séries d’affaires criminelles à 17h au retour de l’école, où la télé réalité à 18h diffuse les moments d’ébats, d’engueulades et des fois de violences entre candidats ?
Ne vit-il pas dans un monde où ; sur leur playstation, les enfants se battent sur des jeux de guerre, de Mafia, de tueurs à gage ?

Un peu de lucidité ne ferait pas de mal à Monsieur Montagner, et comme l’UNICEF France le lui a bien répondu, IL Y A D’AUTRES CHOSES PLUS IMPORTANTES à combattre aujourd’hui qu’une culture locale!!

Je suis allé aux arènes étant jeune, je vais aux arènes, je continuerai à me rendre aux arènes, c'est ma passion et en aucun cas un traumatisme.

Nous avons mis en place une PÉTITION POUR RÉTABLIR LA VÉRITÉ!! http://www.petitionpublique.fr/?pi=P2012N19707


Les Jeunes Aficionados nîmois

mardi 24 janvier 2012

3ème Jeudi des Jeunes Aficionados nîmois et Assemblée Générale

✪✪✪✪ JEUDI 26 JANVIER ✪✪✪✪


♬ ♪ à la Bodega la Macarena (Rue Delon-Soubeyran) à 19h ♬ ♪
▬▬▬▬▬▬▬▬★ Assemblée Générale★▬▬▬▬▬▬▬▬
★Bilan de la Temporada écoulée★
★Perspectives d'avenir★
★Présentation du nouveau bureau★
▬▬▬▬★ 3ème Jeudi des Jeunes Aficionados nîmois★▬▬▬▬
★La Course Camarguaise ★
★Avec les manadiers Pierre Cuillé & Frederic Raynaud qui parleront de leur métier, de la sélection des Cocardiers, & de la Course Camarguaise et son évolution ★
★ⓉOROS avec diffusions de films taurins★
♬ ♪♬ ♪ Vino, Tapas, y Bodega toute la soirée ♬ ♪♬ ♪

samedi 14 janvier 2012

Aficion hivernale

Sueno al campo...
Sòmi en païs...
Par Corentin Carpentier


Deux langages, l'espagnol et l'occitan, mais une définition commune de ce qu'est le campo ou le païs d'un élevage de taureaux : le Rêve.

Parce que nous sommes des amoureux des taureaux, et que passer l'hiver sans eux c'est tout simplement inconcevable, nous avons tous nos petits coins de paradis où aller admirer ces bêtes, ces demi-Dieux, que sont les taureaux pour nous Aficionados & Afeciouna.

Que ce soit dans la plaine de la Crau, que ce soit dans les Alpilles, ou encore que ce soit dans cette nature sauvage qu'est la Camargue, notre hiver est rythmé par le campo, par le pays et c'est très bien ainsi...

Qui d'entre nous ne trouve pas en ces coins de paradis, le lieu idéal où se ressourcer. L'endroit ou faire le plein de nature, de beauté, de paysages et de taureaux pour continuer sereinement l'hiver, en dehors des ruedos...

Il existe deux périodes pour nous Aficionados & Afeciouna, celle dans les ruedos, et celle chez les taureaux... Et celles-ci nous procure tout autant de bonheur et d'émotion car finalement, tout cela reste un tout :
L'AMOUR DU TAUREAU, la Passion d'une vie...

Voici un florilège de photos au campo!


Photos de Laure Crespy :






Corentin Carpentier :







lundi 9 janvier 2012

Le Best Of des 100 "Si Toi Aussi" de la Corrida (Partie 2)

SI TOI AUSSI :




- tu essayes de deviner le nom de la couleur du costume du Maestro donné par Midi Libre le lendemain...
- tu dis un mot sur deux en espagnol pendant la feria.
- tu aimes lire "Mort dans l'après-midi" en revoyant dans ton imagination toutes tes plus belles corridas
- à Pentecôte (Nîmes ou Vic) à partir du jeudi soir ça commence à être dur car tu sais qu'il faut encore tenir jusqu'à lundi soir...
- tu aimes Jean-Pierre et ses "lancés de chouchous »
- tu entends crier dans le fond des arènes "chapoooooo"
- tu as crié une énorme connerie pendant que les arènes étaient plongées dans le silence
- tu ne rates jamais les messes sevillanes à Pablo Romero
- tu cris "PANTHERE" à chaque sorties du Toril à BEZIERS.....
- tu cries indultooooooooo à la fin de la faena quand tu te fais chier.
- tu gardes tous les programmes et tous les sorteos
- tu bloques ton agenda dès janvier pour tous les week end de feria
- tu attends la sortie de la dernière quadrille pour quitter les arènes
- tu cours près du van du triomphateur pour avoir des photos
- tu regardes que la porte de la chapelle soit bien ouverte lors du paseo à Bayonne
- tu respectes les codes couleurs de Bayonne, Dax, Mont-de-Marsan
- tu es abonné à Applausos, 6Toros6, Toros...
- tu passes au moins une heure par jour devant les sites internet taurins
- tu connais tous les sites de revente de billets espagnols
- tu as un autocollant de toro à l'arrière de ta voiture
- tu conserves les billets de corrida
- tu salues au moins cent personnes à chaque corrida sans connaître leur nom
- tu en as marre de la FNAC qui ne propose que trois livres de tauromachie, cachés dans un coin
- tu aimerais que les arènes françaises proposent des gin tonic dosés à l'espagnole
- tu voudrais que tous les bars d'arènes proposent au moins des bocadillos, des patatas fritas, des morceaux de tortilla et un échantillon de puros
- tu te marres en voyant Conde esquisser de légers sautillements frénétiques à dix kilomètres du bicho et finir par un desplante
- tu en as marre de voir la soi-disant vedette française servir (mal) la même faena stéréotypé à tous ses toros
- tu as converti au moins dix amis devenus frénétiques
- ton seul sentiment anti-taurin te vient en regardant Ferdinand le toro
- tu t'envoies minimum un paquet et demi de cigarettes les jours de course, que tu attends de voir en piste des toros sérieux, puissants et combatifs, avec des matadors honnêtes et courageux pour les affronter.
- même s'il y avait à côté de toi la fille la plus canon de la terre, tu n'en aurais que faire car tes yeux sont rivés sur le cercle de sable où se déroule le combat. Car la corrida est un combat, et tu t'en tapes un peu de toutes les farandoles artistiques qu'il pourrait y avoir ailleurs entre des toreros danseurs et des toros sur mesure, simplement collaborateurs et sans intérêt.
- tu es fier de dire "je suis aficionado a los toros" avant tout, mais que tu te sens un peu seul sur les gradins ces derniers temps... Comme une impression de décadence et de perte de valeurs. Malgré tout, tu ne perds pas espoir.
- tu aimes le campo
- tu es fière d’avoir ton enfant aficionado dès son plus jeune âge
- tu connais toujours une voisine qui a vu toréer Ordoñez et qui te raconte la vie de ses petits-enfants
- tu espères prendre tes enfants aux arènes sur tes genoux, et leur murmurer l'histoire éternelle de l'homme et du taureau
- tu vois une centaine de corridas par an depuis la barrera parce que tu lis chaque numéro de Semana Grande
- tu es fier ou fière de voir qu’en France il y a la relève sur les gradins et qu’on peut être fiers de nos jeunes aficionados
- tu râles souvent mais tu reviens toujours
- tu as remarqué que chaque rencontre les jours de feria est incroyablement intense et précieuse
- ton porte clef est un toro Osborne
- tu as plus de cent disques de paso
- tu torées avec ton essuie de cuisine
- tu es admiratif devant la cuadrilla de Manzanares
- tu es resté muet lors de ton premier passage dans le callejon, en voyant le toro plus haut que toi, à 1,5 mètre de toi
- tu accompagnes ta grand-mère ou ton grand-père aux arènes car sinon elle/il n'irait pas et que bon c'est elle/il qui t'as fait découvrir les corridas et que tu lui dois cette aficion
- tu aimes vérifier que le paseo commence bien à l'heure pile
- tu revois les mêmes personnes tous les ans dans les arènes et c'est d'ailleurs le seul endroit où tu les vois
- tu apprécies une belle mise en suerte
- tu retiens ta respiration quand une naturelle courbe le temps et l'allonge
- tu payes avec un billet le mec qui vend les 3 PAAAAAAQUETS 2 EUROOOOOOOS...




SI TOI AUSSI... TU ES AFICIONADO SIMPLEMENT, ET RIEN NI PERSONNE NE POURRA JAMAIS TE L'ENLEVER!
AFICIONADO JE SUIS, AFICIONADO JE RESTE!

vendredi 6 janvier 2012

Le Best Of des 100 " Si toi Aussi" de la Corrida (Partie 1)

Si toi aussi :


- tu ne peux pas dormir la veille d'une grande Corrida
- tu t'endors en rêvant d'être un jour torero...
- tu es prêt à faire des kilomètres pour voir une corrida !
- tu vas aux corridas avec un regard d'enfants devant un monde magique plein de couleurs et de mouvements
- tu aimes l'odeur des cigarillos dans les Arènes
- tu aimes faire coucou aux Antis qui s'ennuient au soleil
- quand le mouchoir de paseo sort, tu regardes si l'Orchestre a bien suivi
- tu as horreur de rater le paseo
- tu adores arriver avec une heure d'avance aux arènes juste pour le plaisir de voir la course se préparer
- tu as horreur des gens en retard qui arrivent pendant le Paséo et t'empêchent le voir!!
- tu aimes allumer un puro cubain au paséo
- tu tentes de déclencher une ola les jours de "no Hay billettes", mais que tu n'y arrive jamais
- tu aimes "Els Segadors" joué par la Cobla Millenaria juste avant le paseo aux arènes de Céret.
- tu aimes le paso doble "Aragona" lors de chaque paseo vicois !
- tu es impatient que 18h arrive pour entendre Pan y Toros!!!
- tu connais par cœur l'intégrale des Chicuelos à la note et à la percussion près
- tu as horreur que le même paso-doble soit joué 3 fois dans la même course...
- tu as envie de dire "achètes toi un walkman!!" aux emmerdeurs qui n'arrêtent pas de gueuler "musica!!"
- il t'arrive d'avoir non loin de toi sur les gradins une femme qui s'exclame "Ôôôô qu'il est beau le toréador"
- tu oublies toujours ton chapeau aux arènes et tu en rachète un à 5€ à chaque fois
- tu prends tes jumelles dans les Arènes pour regarder qui est présent en première et raconter les derniers potins nîmois
- quand tu as envie de partir parce qu'il ne se passe rien, tu ne le fais pas parce tu sais que tu pourrais rater la faena ou le toro de ta vie
- tu cherches des peoples dans le public lorsque la corrida est ennuyeuse...
- tu aimes ce moment où il n'y a personne sur le sable, que la porte du toril soit ouverte et que la foule retienne son souffle en attendant la sortie du toro...
- tu aimes quand le taureau fait ses premiers pas sur le sable des Arènes
- tu aimes les Banderilles en musique
- tu frissonnes quand tu vois un Miura charger la pique 3 fois sur la largeur des arènes de Nîmes!!
- tu aimes ce OLÉ rugissant de Las Ventas quand Morante torée à la véronique ou quand Juan Mora envoie un trincherazo d'antan
- tu trouves toujours aussi magique de voir le Juli inventer une faena à un toro sur lequel personne aurait mis une pièce de 5centimes
- tu aimes les silences et les oles des arènes de Séville
- tu préfères voir cinq SERIES de VRAIES passes lors d'une faena plutôt que des muletasos qui partent dans tous les sens pour faire applaudir les touristes
- quand une partie du public siffle une bonne pique toi tu te lèves et tu applaudis!!
- quand une belle faena se dessine, tu souris...
- tu soupires dès qu'un pecno siffle un avis.
- tu aimes crier à Nîmes (et même des fois ailleurs) CASAS des TOROS!
- tu aimes expliquer à un novice la beauté de la Tauromachie
- tu aimes écouter les histoires des anciens assis à côté de toi dans les gradins
- si toi aussi avant la mise à mort tu espères un Recibir...
- tu aimes demander le mouchoir bleu avec des "vueltaaaa" lorsqu'un grand toro vient de combattre.
- quand le Président refuse de céder à la pression du public pour une oreille (ou une queue) tu te lèves et tu cries PRÉSIDENT PRÉSIDENT
- tu applaudis le président BURGOA lorsqu'il refuse la seconde oreille au Juli.
- tu sais qu'à Nîmes il peut y avoir 8 oreilles coupées dans une corrida où toi tu n'as pas vu grand-chose...
- tu ne veux plus voir de Figuras mais des Matadores de Toros
- il te tarde de revoir Juan José Padilla devant des Toros ! :-)
- après la Corrida y'a Tertulia
- tu sors des Arènes en donnant des passes au vent pour expliquer à tes amis la Corrida
- après la Tertulia c'est Bodega
- à 2h du mat tu fais des desplantes au comptoir de la bodega...OLE
- tu penses toujours à 5h du matin, bien alcoolisé que tu n'arriveras jamais à te lever pour la Corrida du matin, mais que tu y arrives quand même
- tu attends tout l'hiver que la temporada reprenne!

mercredi 4 janvier 2012

La Bulle... Souvenirs froissés

LA BULLE par Florent Moreau




Gelés nous étions. La feria elle, portait le nom de Primavera. Mais en plein Hiver, il n'y avait aucun air du Printemps annoncé. A Nîmes, il fut un temps entre 1989 et 2005, où lorsqu'arrivaient les périodes glaciales de l'année, l'arène devenait provisoirement recouverte par une Bulle gigantesque. Là-dessous s'y donnaient des courses de taureaux.
Chaque début d'année, une feria de novilladas avait lieu. Par ailleurs, de très nombreux matadors qui officient toujours à l'heure actuelle, et qui prirent l'alternative entre la fin des années 90 et le début du nouveau millénaire, sont forcément passés sous la Bulle en tant que novilleros.

Parmi plusieurs novilladas, je me souviens particulièrement d'une. C'était une nocturne en Hiver, et le bétail provenait de chez Hubert Yonnet. Dans la nuit gardoise, il faisait froid, les projecteurs éclairaient la piste mais ne transmettaient aucun ressentiment estival, loin de là. Les Yonnet étaient sérieux, âpres et rugueux. En face, Diego Urdiales fut sifflé si ma mémoire est bonne. L'accompagnaient Manuel Bejarano ainsi que Morenito d'Arles, devenu depuis banderillero. Si l'on se penche sur le tableau de chasse de ce dernier lors de sa carrière de novillero, on remarque qu'il "s'y est filé" comme on dit dans le jargon. C'était au mois de Février, l'Hiver, le froid et parfois la neige, mais il y avait des novilladas dans ces arènes temporairement couvertes.

Si l'on regarde l'historique de toutes ces ferias de Primavera, on constate qu'il y avait un peu de tout. Du "prêt-à-toréer" pour jeunes starlettes avec ou sans lendemain, il y en avait, c'est une certitude. Mais défilaient également des lots de novillos sérieux, comme ce fut le cas des Yonnet de 98. Le signe distinctif de la Primavera, c'est qu'il s'agissait d'une feria exclusivement composée de novilladas.

Puis vînt un schéma en quatre étapes.
Une année, des corridas (mixtes) furent introduites dans cette feria pour permettre à Manzanares junior de s'y produire. Les novilladas formelles avec deux compagnons de cartel de la même catégorie, ce n'était pas pour lui !
Une autre année, cette feria fut entièrement composée de corridas.
Et puis un jour, certains jugèrent la mise en place de cette Bulle trop coûteuse. Pour la dernière feria dans ces circonstances, il y avait une majorité de corridas. Mais comme un symbole, la dernière course qui y eut lieu était une novillada.
Et dans l'imaginaire, la Bulle s'envola.


Florent Moreau
http://al-toro-rey.blogspot.com