vendredi 21 octobre 2016

Joachim Cadenas & Florence Clauzel invités des Jeudis des Jeunes Aficionados Nîmois

✪✪Jeudi 28 octobre 2016 à partir de 19h30 capelado à 20h✪✪
✪ " La Course Camarguaise en route pour le renouveau ? " ✪


Avec la présence de Joachim Cadenas, vainqueur du Championnat de France & des AS, de la Cocarde d'Or et de la Palme d'Or 2016, et Florence Clauzel manadière (Manade Saint-Antoine) et trésoriere de la Fédération Française de la Course Camarguaise, les Jeudis des Jeunes Aficionados Nîmois 2016/2017 démarrent sur les chapeaux de roue !

La saison écoulée semble-t-il dans la dynamique de la restructuration de la FFCC dont Florence Clauzel est trésorière, a donné d’excellents moments d’aficion et de bouvine dans les arènes de Provence et du Languedoc, la cause ? Un homme, mais pas que, une nouvelle génération à la tête des AS. Joachim Cadenas a ainsi, clairement porté sur ses épaules le renouveau en piste de la Course Camarguaise. Ce droitier fougueux, courageux et à la classe indescriptible a triomphé partout où il s’est présenté entraînant une hausse non négligeable de l'affluence dans les arènes !

Nous vous offrirons ainsi pour ce nouvel entre-temporada des soirées uniques avec des invités de marque qui défendent avec passion et talent chacuns à leur façon notre passion pour les Taureaux qu'ils soient braves, Camargue ou Landais.

✪ ENTRÉE LIBRE ✪ ♪Vino, Tapas, y Bodega toute la soirée ♬
[Crédit photo Jean Mansuy]

★ Ⓣaureaux avec diffusions de Canal Plus Toros ★

VENEZ NOMBREUX !!!

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▬▬ PARTENAIRES ▬▬

★ ✩ LE TORIL D'ARTISTES ✩ ★

★ ✩ BODEGA COL Y TOROS ✩ ★

★ ✩ ENTRE 2 TAPAS ✩ ★

★ ✩ FRANCE BLEU GARD LOZERE ✩ ★

★ COORDINATION DES CLUBS TAURINS DE NÎMES ET DU GARD ★

✩ ★ LES JEUNES AFICIONADOS NÎMOIS : Promouvoir et défendre notre culture : LA CORRIDA & LA COURSE CAMARGUAISE auprès des jeunes nîmois ! ✩ ★

vendredi 7 octobre 2016

Pourquoi l’estrambord gagnera les Arènes de Nîmes dimanche !

Pourquoi l’Estrambord gagnera les Arènes de Nîmes dimanche et qu'il faudra y être.

Octobre 2015. A peine le temps de savourer l’exceptionnel quart d’heure de Grecco aux Arènes d’Arles que la Course Camarguaise sombre dans l’angoisse et la tristesse face à la situation dans laquelle l’équipe dirigeante de la Fédération Française de la Course Camarguaise l’a laissé. Un trou financier abyssal, une structure qui n’est plus en mesure d’assumer quoi que ce soit, et l’agrément du ministère des sports quasiment perdu. L’hiver sans biou est déjà long, mais s’imaginer une saison 2016 sans eux c’est un cauchemar.

Octobre 2016. A deux jours de la 65ème Finale du Trophée Taurin, le ciel est bleu et le soleil ressort après l’orage. Un an après la tempête, la Course Camarguaise est belle et bien vivante, et avec elle une nouvelle équipe à sa tête autour de Jacques Mailhan son Président. La tâche était dure, et on attendait avec espoir ce renouveau nécessaire des institutions fédérales. On peut dire que le gros du travail est fait en coulisse, quid donc de ce qu’il s’est passé en piste en 2016?

C’est tout là l’intérêt de nous retrouver aux arènes ce dimanche pour la 65ème finale du Trophée des AS. La saison écoulée semble-t-il dans la dynamique de la restructuration de la FFCC, a donné d’excellents moments d’aficion et de bouvine dans les arènes de Provence et du Languedoc, la cause ? Un homme, mais pas que, une nouvelle génération à la tête des AS.

Joachim Cadenas tout d’abord, a clairement porté sur ses épaules le renouveau en piste de la Course Camarguaise. Ce droitier fougueux, courageux et à la classe indescriptible a triomphé partout où il s’est présenté, il n’a jamais séché face aux meilleurs cocardiers de la saison, et on ne peut que se remémorer ses prestations face à Mignon le Biou d’Or, le terrible Jupiter, ou les brillants et sérieux Pourpier et Scipion. Il réalise pour sa 1ère saison aux AS le triplé si difficile à réaliser (seuls 3 raseteurs l’avaient réalisé jusque-là : Chomel deux fois, Castro et Allouani une fois) de la Cocarde d’Or, la Palme d’Or et le Trophée des AS.

Parce que le renouveau n’arrive jamais seul, une nouvelle génération de talentueux raseteurs a pris les commandes du Trophée des AS, à la plus grande satisfaction des afeciouna et des organisateurs qui ont globalement pu enregistrer des affluences en hausse dans leurs arènes partout où l'effort minimum a été fait sur la qualité du plateau. Ainsi sur les 10 premiers de la saison dernière aux AS, 5 n’y sont plus en 2016 remplacés par l’arrivée des nouveaux AS du crochet. Ziko Katif, Maxime Favier, Jeremy Aliaga, Ilias Benafitou, Medhi Belgourari, Youssef Zekraoui ils amènent tous en piste chacun avec ses qualités un vent d’air frais et une passion qui font du bien à la Course Camarguaise. Associés à des raseteurs d’expériences comme Bastien Four encore dans le top 5 cette année, ou encore Auzolle, Poujol, Ouffe, le résultat en piste s’en fait ressentir et la mayonnaise prend bien plus souvent.

Comment parler de Course Camarguaise sans évoquer ce demi-Dieu que représente le Cocardier pour nous autres afeciouna ? Vous savez, ces Biou que l'on statufie chez nous et que l'on glorifie pour leur bravoure, leur intelligence et pour cette Camargue qu'il honorent si bien. Dans une saison marquée les rapides blessures de taureaux de premier plan (Ratis et Grecco), les interrogations étaient importantes. Mais malgré ces absences, beaucoup de cocardiers de premier plan ont tenu leur place et la dragée haute aux jeunes AS jamais avares de rasets et de rythme. Ainsi Mignon de Cuillé a une nouvelle fois élevé ses prestations avec sa science du placement et de l’anticipation qu’on lui connait et remporte un deuxième biou d’or consécutif. Jupiter de Laurent a fait preuve d’une explosivité et d’une race hors du commun à vous en donner la chair de poule, il vient en juste récompense du travail précieux pour retrouver leur sang d’origine de la famille Laurent. Scipion et Pourpier les deux pensionnaires de Saumade ont eux, sublimé leur royale en offrant des quarts d’heure intenses, mélange de sérieux et d’explosivité qui n’ont pas laissé indifférents les afeciouna. Ça tombe d’ailleurs bien, ces 4 taureaux constituent la colonne vertébrale et la 2ème partie de cette grande finale de dimanche, associés à Ulmet de Blanc auteur d’une saison sérieuse, Banaru du Rhône et Boer de l’Occitane.

Assurément donc, dimanche, tout Nîmois, Gardois, Languedocien, Provençal, Afeciouna qui se respecte devra être aux Arènes pour savourer avec plaisir, ce doux parfum de renouveau qui plane sur la Course Camarguaise.


Jupiter de Laurent lors de son explosif quart d'heure de la Féria de Nîmes 2016

CC.

mardi 20 septembre 2016

Vendanges 2016, le véritable Brindis de Nîmes se jouait aux Arènes !

Vendanges 2016, le véritable Brindis de Nîmes se jouait aux Arènes !

Cela faisait quelques années désormais que je n’écrivais plus de petites chroniques via le blog des Jeunes Aficionados Nîmois. Il est loin le temps de mes études où je profitais de mes cours pour me laisser aller à mettre par écrit mes réflexions et mes questionnements sur la tauromachie, cette passion qui coule dans mes veines depuis toujours. La vie active a pris le dessus, et avec cela un rythme qui ne me laisse plus beaucoup de temps pour prendre ma plume. Mais ce matin, je me suis levé avec l’envie d’écrire contagieuse. Mais écrire quoi ? Que pasa hombre me direz-vous ! Et bien, se pasa que, c’était la Féria des Vendanges à Nîmes ces trois derniers jours. Et quelle Féria, je me suis levé heureux et avec l’envie de le faire partager !

Vous vous rappelez sûrement du naufrage taurin de la dernière Pentecôte, et bien moi aussi, et il m’avait marqué profondément. Marqué parce que quand la tauromachie se casse la gueule, c’est notre aficion qui en prend en coup. Alors on a râlé, on a critiqué, et on même proposé de tous nous voir pour que l’aficion s’unisse et que nous réfléchissions à ce que Pentecôte 2016 ne se reproduise plus. L’été a passé, la table ronde n’est jamais arrivée, mais il semble que le positionnement des pisse-vinaigre de la tauromachie, ait quand même été pris en compte malgré les postures médiatiques. Un solo de Sébastien Castella devant les exigeants et redoutés Adolfo Martin, 3 encastes différentes, un élevage Français (première depuis 2012 !), et de l’expérience mêlée à de la jeunesse dans les toreros choisis, tout était fait pour redorer le blason des Arènes Nîmoises.

Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’au bout de ces trois jours de Féria, on a le sourire ! Simon Casas était pour ces Vendanges la personne désignée pour le désormais traditionnel « Brindis à la ville de Nîmes » à Carré d’Art les Avocats du Diable Vauvert. Mais à vrai dire, le véritable « Brindis » à la ville et à son aficion pisse-vinaigre de l’empresa a eu lieu aux Arènes. Un résultat taurin qui a fait honneur aux Arènes de Nîmes par la diversité des choix proposés en terme d’encastes, comme en terme de succès des toreros au premier rang duquel l’immense Juan Bautista. Et bien sûr à ne pas oublier le « No Hay Billettes » une fois de plus pour le Tendido Jeunes où la jeunesse locale se presse à chaque Corrida !

La novillada d’ouverture a parfaitement lancé la Féria, les toros de la famille Vangelisti ont confirmé que le travail de nos éleveurs Français méritait d’être beaucoup plus souvent mis en avant dans nos arènes (pourquoi ne pas réserver la novillada des férias à une ganadéria Française ?). Puis les jeunes novilleros Manolo Vanegas, Andy Younes & Tibo Garcia ont également été au rendez-vous chacun dans son style.

Samedi matin, malgré des toros du Puerto de San Lorenzo décevants et accidentés, Juan Bautista a offert sa première belle prestation du week-end et même si la Porte des Consuls a été bradée par la Présidence, le maestro Arlésien a confirmé qu’il n’était pas présent deux fois durant cette Féria pour rien.

Samedi après-midi dans des arènes quasi pleines et devant les caméras de télévision, Castella s’est mué en guerrier pour le défi de sa carrière, s’enfermer face à six Adolfo. Si le résultat final est mitigé du fait des gros échecs à l’épée du bittérois, la profondeur de ses séries gauchères à son second toro, et l’implication qu’il a eu à chacun de ses exigeants Adolfo Martin excellemment bien présentés, impose le respect de l’aficion et la reconnaissance du geste du maestro Français.

Dimanche matin, ce fut la consécration d’un Juan Bautista au sommet de son art. Dans une corrida intéressante et complète de Victoriano del Rio (prix du lot de la Féria des JAN mais on y reviendra) dont l’apogée est le 5ème de cette course « Soleares », nous sommes passé de la frayeur et la peur lors du terrible accrochage de Thomas Joubert à son 1er toro qui le laissera inanimé sur le sable de la piste, à la douceur et le temple de … Thomas Joubert revenu tel un phénix combattre le dernier toro de la corrida pour nous raconter sa tauromachie, faite de douceur et de cette mélancolie qui fait de lui un belluaire. Au milieu de cette belle matinée, un homme : Juan Bautista. Une rencontre avec un grand toro « Soleares » à la charge vibrante, et la profondeur du maestro d’Arles qui réalise la plus belle saison de sa carrière et qui sous le Concerto d’Aranjuez, nous livrera une partition au combien remplie d’émotion, des larmes de plaisir ont même coulé sur les joues de certains aficionados. Du bonheur brut comme seule la tauromachie peut nous offrir.

Alors que nous étions d’ores et déjà rassasiés de cette Féria, dimanche après-midi est venu comme la cerise sur le gâteau (pour ceux qui étaient aux arènes car on ne peut que déplorer une si faible entrée) avec un lot exquis de Nunez del Cuvillo. Pas de noblesse bête et niaise chez ces toros, mais une remarquable noblesse pour les trois premiers, associés à une bravoure plus exigeante pour les toreros du jour pour les trois derniers. Face à eux, Alberto Lopez Simon s’il coupe 1 oreille dans la tarde et n’a pas vraiment déçu, il n’a pas (à mon sens) assez mis de profondeur dans son toreo face à d’excellents adversaires qui ont bu ses muletazos à ne plus s’arrêter de charger, il montre ses difficultés de collocation du moment. Alejandro Talavante a proposé lui face à son excellent premier toro de la douceur et de la profondeur et montré sa bonne forme actuelle, il a été plus discret à son second. Enfin, le jeune Mexicain Luis David Adame a fait étalage de cette tauromachie Sud-Américaine qui porte tant de joie et d’alegria, avec une diversité au capote excellente, et une envie débordante. Une alternative réussie pour lui.

En conclusion, et même si certaines choses restent perfectibles (deux présidences pas au niveau, et encore des efforts à faire sur le trapio général des lots), voilà donc comment, en mettant quelques mots sur trois jours d’aficion, j’espère avoir pu vous faire partager ce positivisme taurin avec lequel l’aficion locale sort de cette Féria. C’est ça tout le mystère de la tauromachie, capable de nous faire passer l’immense déception de Pentecôte à la belle satisfaction des Vendanges, et c’est tant mieux ainsi !

CC.


lundi 22 septembre 2014

Bilan du crû 2014 des Vendanges nîmoises

BILAN VENDANGES 2014 à Nîmes

La corrida est chose sérieuse.
Au delà de la rencontre magnifiée entre l'homme et le Toro,
au delà de la beauté du cadre taurin,
au delà des plus beaux paso doble joués,
elle reste un combat entre un homme face au mythique et mystique Toro. De ce combat naît la domination, de cette domination naissent les plus belles faenas.

Quand cette dimension disparaît, c'est les valeurs de la tauromachie que l'on perd.
La dimension de combat durant cette Féria était donc absente. La faute aux Toros essentiellement.

La cuvée des vendanges 2014 était une cuvée unique, un seul cépage en fait, celui de Domecq. Cette cuvée était fade, sans gueule, sans caractère.
Alors dans ces cas là, vous pouvez avoir les meilleurs décanteurs du moment, et décanter tant que vous pouvez, si c’est mauvais, c’est mauvais.


Une plus grande diversité des cépages, adaptée à tous les types d’aficionados aurait peut être permis un meilleur résultat final. Les Fuente Ymbro ont déçu, ils n’ont tenu que le temps de la pique pour s’éteindre totalement dans la foulée.
Les toros d’El Torero bien que charpentés et très bien présentés n’avait pas de fond mis à part l’important 4ème et dernier toro d’Escribano. Les toros de Jandilla, Daniel Ruiz ou Zalduendo ont tous montré une inquiétante faiblesse, et manquant de race.
On retiendra tout de même le bon 5ème de Jandilla lors du solo de Perera, le grand exemplaire de Zalduendo sorti en 3ème position le dimanche matin complet dans tous les tercios et montrant une bravoure exemplaire en étant blessé à la patte. Ou encore le 1er Toro de Victoriano del Rio d’El Juli le samedi matin, bien que discret à la pique faisant preuve d’une belle alégria tout au long de sa course.

Côté Toreros, bien difficile donc de briller sans l’élément numéro un de la Corrida… Alors il a fallu s’en remettre à la croisée miraculeuse d’un bon Toro qu’Escribano, El Juli, Perera, ou Manzanares ont su ne pas laissé passer. Ou sur des gestes de toreo purs et sincères comme pour les passes de capote temple et magiques de Morante sur son dernier toro, et les détails de classe et le relâchement de Finito de Cordoba à son second toro.

Alors certes au bout il y a la Porte des Consuls d’El Juli et Perera, et les 2 oreilles de Manzanares et autant de moments intéressants qu’il ne faut pas oublier. Mais sur 37 Toros qui ont foulé la piste nîmoise, ne trouver à ressortir que seulement 4 d’entre eux permet de relativiser quelque peu la portée de tout cela.

Ce n’est pas une critique acerbe de la Féria des Vendanges 2014, c’est juste le constat que certaines ganadérias aujourd’hui engagées ne sont plus capables de fournir du bétail brave et de qualité et que cela s’en fait ressentir sur les gradins. Quand on privilégie la quantité de toros vendus, à la qualité de ses toros, le retour de bâton peut être dur.
A méditer, et vivement la féria 2015, avec de la découverte taurine et pour tous les goûts!

(Ici DAX avec Miralto un grand toro bravo de Pedraza de Yeltes, origine El Pilar donc Domecq...)

lundi 21 juillet 2014

Féria des Vendanges 2014, les Cartels!

Programme complet de la Féria des Vendanges nîmoise 2014 :

Mercredi 17 septembre

18 heures : Course camarguaise, comptant pour le trophée des As. Entrée générale 12€.
Molière de Cuille
Dilun de Vinuesa
Sylverado de St Gabriel
Mignon de Cuille
Garlaban de Ricard
Chamboa de Bon
Vacares de Ricard

raseteurs : Katif, Belgourari, Bruschet, Allouani, Four, Auzolle...

Jeudi 18 septembre

17 h 30 : Novillada avec les novillos de Fuente Ymbro pour Borja Jiménez, Josè Garrido et Alvaro Lorenzo

Vendredi 19 septembre

17 h 30 : Corrida avec les toros d’El Torero pour Manuel Escribano, Jiménez Fortes et Juan Leal

Samedi 20 septembre


11 h 30 : Corrida mixte avec trois toros d’Angel Sanchez y Sanchez pour Pablo Hermoso de Mendoza (à cheval). Trois toros de Victoriano Del Rio pour El Juli.

17 h 30 : Corrida avec les six toros de Jandilla pour Miguel Angel Perera

Dimanche 21 septembre

11 h 30 : Corrida avec les toros de Zalduendo pour Finito de Cordoba, Morante de la Puebla et Josè Maria Manzanares.

17 h 30 : Corrida avec les toros de Daniel Ruiz pour Juan Bautista, Alejandro Talavante (unique corrida de la saison en France) et Daniel Luque.

mardi 13 mai 2014

Les Cartels de la Féria de Potecôte 2014!


Mercredi 4 juin
Course Camarguaise à 18h
(comptant pour le Championnat de France des As)
Taureaux : Quasimodo et Méthode de Blatière, Escamillo de Raynaud, Mignon et Horatio de Cuillé, Monro de Bon, Mesrine de Vinuesa.
Razeteurs : Aliaga, Rassir, Poujol, Favier, Martin, Allouani, Katif, Faure, Bruschet, Belgourari.


Jeudi 5 juin
Corrida à 18h : Thomas Dufau, Joselito Adame, David Mora
Toros de Alcurrucen


Vendredi 6 juin
Novillada de la CAPE D'OR à 11h30 : Alvaro Lorenzo, Clemente, Juan Varea
Novillos à désigner

Corrida à 18h : El Cid, Miguel Angel Perera, Daniel Luque
Toros de Victoriano Del Rio


Samedi 7 juin

Corrida mixte à 11h30 : Lea Vicens, Juan Bautista
Toros de Zalduendo

Corrida à 18h : El Juli (photo ci-contre), Sebastien Castella,
Roman (qui prendra son alternative)
Toros de Garcigrande

Dimanche 8 juin

Corrida à 11h30 : Enrique Ponce, Finito de Cordoba,
Jose Maria Manzanares
Toros de Juan Pedro Domecq

Corrida à 18h : Juan Jose Padilla, Ivan Fandino, Juan Del Alamo (qui confirmera son alternative)
Toros de Fuente Ymbro


Lundi 9 juin

Corrida Equestre à 11h30 : Andy Cartagena, Diego Ventura,
Leonardo Hernandez
Toros de Capea

Corrida à 17h30 : El Juli, Rafaelillo, Manuel Escribano (qui confirmera son alternative)
Toros de Miura

dimanche 8 septembre 2013

Notre programme - Féria Des Vendanges 2013

COMMUNIQUE - Féria Des Vendanges 2013




Les Jeunes Aficionados Nîmois hyperactivité assurée pour la Féria! A un peu moins d’une semaine de la Féria des Vendanges, les Jeunes Aficionados Nîmois ont dévoilé leur programme officiel! En 4 jours de Féria, ce n’est pas moins de 5 manifestations qui seront organisées par le jeune et dynamique club taurin nîmois autour de sa Bodega Andalouse incontournable en Féria par son cachet et son ambiance, La Macarena (12 RUE DELON SOUBEYRAN). Les Jeunes Aficionados Nîmois forts d’une cinquantaine de membres cette année veulent démontrer « que l’Aficion à Nîmes ne peut se transmettre sans une génération de jeunes qui s’engagent corps et âmes pour défendre et diffuser les valeurs tauromachiques dans la ville. Notre programme va dans ce sens, de la diversité, de la convivialité et de la pédagogie» d’après leur président, Corentin Carpentier.

Au programme donc :

Jeudi 12 Septembre: En ouverture de la Féria et en soirée, c’est Léa Vicens en personne qui devrait venir saluer les deux clubs taurins jeunes de Nîmes réunis pour l’occasion, les Chicuelitos et les Jeunes Aficionados Nîmois.

Vendredi 13 Septembre: La Corrida du soir sera diffusée en direct à la Bodega la Macarena avec commentaires et tertulia durant la course. Il en sera suivi une soirée vernissage de la Galerie Taurine « Toril d’Artistes » et de son propriétaire Julien Servy.

Samedi 14 Septembre: Les Jeunes Aficionados Nîmois diffuseront 5 000 flyers explicatifs de la Corrida à destination des plus jeunes et du public non connaisseur. Cela se passera à l’entrée des Arènes de Nîmes et à l’occasion du Mano a Mano El Juli – Manzanares, une initiative jusqu’ici jamais réalisée aux portes de l’amphithéâtre romain ! Le soir, c’est la grande soirée PAMPLONA à la Macarena, plus de 200 bandanas offert par les clubs taurins Ricard seront distribués aux festaïres au rythme des encierros de Pampelune diffusées sur écran géant toute la nuit !

Dimanche 15 Septembre: Les Jeunes Aficionados Nîmois clôtureront comme à leur habitude la Féria par leur remise des prix de cette Féria autour des clubs de la Coordination des Clubs Taurins de Nîmes et du Gard !

mardi 20 août 2013

Hommage à Vidente, n°33, de Cuadri.

Dax, jeudi 15 août 2013, corrida de Cuadri par Benjamin Cluchier


J’ai souvent entendu dire que par le passé la corrida était différente. J’ai souvent lu qu’importait le tiers de piques, et non la lidia. J’ai souvent cru, et à tort, que le public venait avant tout vivre un combat, et qu’importent les dispositions du taureau, il n’en retiendrait que les émotions transparues.


J’ai vécu quelques faenas dans ma vie d’aficionado, et je crois que c’est la première fois qu’un tiers de piques me procure de telles sensations. Il importe guère qu’il fût imparfait. Tito Sendoval, controversé pour sa manière d’accueillir la charge du toro, a donné à son partenaire une réplique fantastique. Deux fois la monture s’écroulera sous la puissance du toro. Quel toro. Six cent vingt-deux kilos, une carrure impressionnante et des mouvements d’une rare violence. On peut lui reprocher tout ce qu’on voudra, son absence de noblesse, de bravoure, de vaillance. On peut lui reprocher l’abus de force, on peut lui en vouloir d’avoir laisser espérer la faena de la décennie. Mais qu’importe, il n’a pas failli devant le cheval.

Il est entré fièrement fouler le sable de la piste de Dax, sans consigne, et il s’est battu. Il s’est battu sans faiblir.


Mais les codes de la corrida moderne ont évolué. On ne veut plus de toros compliqués. On ne veut plus de toros intoréables. On veut des toros nobles, encastés. On leur préfère les « sosos », parce qu’ils accompagnent bêtement la muleta du Maestro et lui procure une gloire facile. On les adule, eux, ces hommes. Et qu’importe le toro qu’ils affrontent, c’est leur talent que l’on vient voir.


Je n’aime pas cette corrida nouvelle. Je n’aime pas les toros parfaits. J’aime ceux qui posent des problèmes. Ceux à qui il est impossible d’imposer une faena préconstituée. Ceux encore qui demandent une réflexion instantanée pour leur distiller quelques passes. Ceux enfin qui transmettent cette indescriptible émotion.


Ce Cuadri-là était trop anticonformiste. Mythe d’une époque révolue, il n’était pas aujourd'hui le bienvenu. Et c’est sous les sifflets ignorants qu’il s’en est allé. Voilà pourquoi je ne pouvais laisser passer sous silence cette triste comédie à laquelle le public dacquois s’est donné.

Benjamin Cluchier

jeudi 6 juin 2013

Fiesta Campera Camille Juan

La peña Camille Juan organise sa traditionnelle fiesta campera, ce dimanche 9 juin 2013.

Photo Laure Crespy

Elle se déroulera toute la journée chez Alain Bonijol (sur la route de Franquevaux) à partir de 10h30.

Programme détaillé :

A 11h, tienta d'un toro de la Pampa par le matador Camille Juan
Suivie d'un apéritif (et possibilité de se restaurer sur place).

Et l'après-midi, tienta d'une vache par le jeune élève Rafi (du Centre Français de Tauromachie) et capea pour deux autres apprentis toreros (Virgile Burgoa du Centre Français de Tauromachie et Hugo de l'Association des Practicos).

Entrée gratuite.
Ambiance sevillanas.

En soutien à Camille Juan, Les Jeunes Aficionados Nîmois vous invitent à se joindre à eux pour cette fiesta campera avant la corrida des Baltasar Iban deux semaines plus tard à Saint-Gilles avec Antonio Ferrera, Javier Castaño & Camille Juan.

Renseignements par mail à l'adresse suivante :
penacamillejuan@gmail.com

mardi 14 mai 2013

Interview: Une nouvelle carrière pour Jeremy Banti.

Une nouvelle carrière pour Jeremy Banti.

 

1er Avril - Arles - Mano a Mano Fernando Robleño - Javier Castaño



 Les Jeunes Aficionados Nîmois : Bonjour Jérémy, peux-tu tout d'abord te présenter en quelques mots et dates clés, aux jeunes aficionados & aficionados lecteurs de ce blog?
Jeremy Banti : Je suis né en Arles, j 'ai commencé à l école taurine d'Arles en 1997, j'ai débuté en novillada piquée en 2002 en Arles pour la Féria de Pâques et j'ai pris l'alternative, cinq ans plus tard en 2007. 
 

Les Jeunes Aficionados Nîmois :Comment es-tu arrivé à la tauromachie Jérémy? Comment es-tu passé de l'Aficion des gradins à celle de la piste?
Jeremy Banti : J'y suis arrivé tout simplement en jouant «aux toros» dans la cour de l'école primaire avec mes camarades de classe, en même temps je jouais au foot et ne pensais pas me mettre dans une école taurine. Ensuite, je me suis cassé la jambe et à mon retour je n'avais plus le même niveau et je n'étais donc plus avec mes copains de foot. Je suis donc allé retrouver mes copains qui étaient à l'école taurine, et après tout a suivi...


1er Avril - Arles - Mano a Mano Fernando Robleño - Javier Castaño

Les Jeunes Aficionados Nîmois : Tauromachiquement parle nous un peu du Toro, quels ont été et sont aujourd'hui tes élevages préférés? Quel type de Toro aimes-tu toréer?
Jeremy Banti : J'aime le Toro brave et noble de n'importe encaste qu'il soit! Tout simplement... Je n'ai pas de préférence d'élevage. Cependant, j'ai des élevages, dont je ne dirai pas les noms, qui ne me plaisent pas...

Les Jeunes Aficionados Nîmois : Il nous semble que cette année, tu vas donner une tout autre tournure à ta carrière, peux tu nous expliquer ce nouveau challenge dans lequel tu te lances?
Jeremy Banti : Oui en effet, je continuerai à faire les paseo et m'habiller de lumières, mais dans l'ombre des toreros à l'affiche. J'ai pris cette décision pour pouvoir continuer à vivre ma passion, et rester dans le milieu taurin.

Les Jeunes Aficionados Nîmois : As tu un message à faire passer pour finir à l'aficion jeune française? 
Jeremy Banti : Le message que j'ai : continuer à faire vivre la tauromachie et à la faire connaître à nos entourages qui ne la connaissent pas. On a besoin de nouveau aficionado pour continuer à remplir les arènes, car c'est le moteur de toute l'économie du monde taurin! 
 

Les Jeunes Aficionados Nîmois : Merci pour cet interview Jérémy, y suerte. 
Jeremy Banti : Merci pour votre intérêt, à bientôt un abrazo. Jeremy Banti. 
 

Affiche du Toril D'Artistes -Visuel Julien Servy

Dimanche 19 Mai 2013 ~ Sobresaliente: Jeremy Banti


Paroles recueillies par Les Jeunes Aficionados Nîmois

Photos Alexandre Blanco


vendredi 12 avril 2013

Interview croisée de Camille Juan - Matador de Toros français

Camille Juan - Matador de Toros français INTERVIEW CROISÉE avec les Jeunes Aficionados nîmois

Parcours :

Entrée au Centre de Tauromachie de ​​Nîmes en 1999 et Présentation en capea en juin à Mauguio.
Débuts sans picadors le 18 juillet 2001 à Santa Ana (Albacete), bilan : 1 oreille et vuelta.
Il a toréé 39 novilladas sans picador et coupé 44 oreilles au total.
Débuts avec picadors le 11 juin 2005 à Vauvert face à des novillos de la Ganaderia de Jaime Brujo, bilan : 4 oreilles.
Présentation à Madrid Las Ventas le 7/09/08 face à des novillos de José Joaquin Moreno Silva
L'Alternative le 4/07/09 à Saint-Gilles avec comme Parrain Marc Serrano et Témoin Julien Miletto face à des toros du Scamandre d'Olivier Riboulet, résultat : 1 oreille.
Féria de Saint-Gilles 2012, 2 oreilles coupées face à des Toros de Cebada Gago et sortie par la grande porte.

[Crédit Photo : Laure Crespy]

Camille bonjour, première question ... quelle est la tauromachie qui te correspond en tant qu'Aficionado?

Toutes les formes de tauromachie me plaisent, dès lors que l'on en fait la promotion. Plus précisément, la tauromachie de l'émotion, je suis touché bien évidement par la perfection de José Tomas ou par la volonté de J.J. Padilla, comme par la fraîcheur d'un jeune en capea, mais aussi la bravoure d'un toro, qui m’émeut toujours autant.


Entre la vision de tes premières corridas, et celle actuelle, est-ce que ta façon de percevoir la tauromachie a changé?

J'ai vu mes premières corridas en 1999, et l'évolution, pour ma part s'est accentuée dans les extrêmes: les toreros sont de plus en plus techniques et le public (selon les arènes) de plus en plus avertit. Le toro, lui reste le même. D'un point de vue personnel, ma vision de la tauromachie a forcement changée, avec l'évolution de ma carrière. Lorsque j'étais en novillada sans picador, spectateur de corridas, des gradins je trouvais ça "facile" du coup j’étais plutôt cartésien dans mes jugements. Et puis les étapes franchies, aujourd'hui matador de toros, tout prend de l'ampleur, et j'ai un profond respect pour tous mes compagnons... Et les efforts que cela demande sont inimaginables pour un aficionado. C'est aussi çà la "magie" de la tauromachie.


Comment vois-tu aujourd'hui évoluer la tauromachie?

Avec l’inscription de la tauromachie au patrimoine culturel français, nous avons fait un bond en avant important et installé la tauromachie de façon pérenne dans l'avenir. J’espère juste que ce n'est pas trop tard, car les antis corridas ont accéléré leur lobbying démagogique et multiplié leurs actions. Même si cela n'a pas eu d'influence "politiquement" pour le maintient de nos traditions je reste persuadé que cela en a eu auprès des néophytes. Cela a certainement enlevé de futurs aficionados des gradins.
Il y a eu une réelle prise de conscience du mundillo depuis peu : tout le monde s'y met, les empresas font des cartels attractifs avec des prix revus à la baisse, les ganaderos sortent des corridas de plus en plus sérieuses et les toreros acceptent de se confronter à des élevages plus "difficiles". La tauromachie trouvera son salut par l'intégrité de son spectacle je pense et par la popularisation de ses tarifs.


Quelle est ton opinion sur la politique à mener auprès du public jeune et non initié?

Je pense que c'est à ce niveau qu'il y'a des progrès à faire. Il faut donner envie à nos jeunes d'aller aux arènes et de devenir aficionados. Votre action des "jeunes aficionados" est un premier pas important. Il faut informer les jeunes sur la corrida, multiplier les actions pour la promotion de la tauromachie, des entrées gratuites et des actions ludiques pour leur donner envie de s’interroger. Et de trouver leurs propres réponses en se faisant une opinion personnelle.


Plus personnellement, comment se présente ta temporada 2013?

Ma temporada a commencé à Saint Gilles pour le Printemps des Jeunes Aficionados, le 9 mars dernier. Pour la suite, je suis au cartel de la Féria de Saint Gilles le 23 juin avec une corrida de Baltasar Iban et deux grands maestros à mes cotés, Antonio Ferrera, et Javier Castaño.
Une corrida très importante pour moi, après mon triomphe de l'an dernier face aux Cebada Gago, il faut que je réédite une tarde sérieuse afin de faire ma place dans ce milieu difficile. Après on verra bien, aujourd'hui je n'ai que cette corrida de "signée" et je me concentre sur celle là. Sans penser à celles que je pourrais avoir ou celles que je n'ai pas. Je prend les choses avec philosophie et je me dis que si je continue dans cette optique là et dans le "son" de l'an dernier: ça payera...


Merci pour cet interview Camille, y SUERTE MAESTRO

Merci d'avoir pensé à moi. Bonne temporada à tous.
Camille JUAN.



mardi 9 avril 2013

Les Cartels de la Féria de Nîmes 2013 - Réaction des Jeunes Aficionados nîmois

Voici donc les cartels de la 61ème Féria de Nîmes, année 2013 marquant l'anniversaire des 150 ans de la première Corrida à Nîmes (superbement illustré par l'affiche de la Féria par Sylvain Fraysse)!
Simon Casas a présenté avec sa ferveur et sa poésie taurine habituelle l'ensemble des cartels, dévoilés la veille par la presse, mais à 90% juste seulement.

LES CARTELS FINAUX DONNENT DONC :

Mercredi 15 Mai 18h00
Novillada de la Cape d’Or - Novillos d’Enrique Ponce pour :
ROMAN
DAVID MARTIN ESCUDERO
FRANCISCO LAMA DE GONGORA

Jeudi 16 Mai 18h00 - Corrida de Toros d’Escolar Gil pour :
RAFAELILLO
FERNANDO ROBLEÑO
LUIS BOLIVAR

Vendredi 17 Mai 18h00 - Corrida de Toros De Jandilla pour :
JUAN JOSE PADILLA
JUAN BAUTISTA
IVAN FANDIÑO
(qui confirme son Alternative)

Vendredi 17 Mai 22h00
Course Camarguaise – Trophée des As avec les cocardiers Dragon Ulysse et Cesarion (Blatiere) et Racanel Notaire Et Horacio (Cuillé). Raseteurs : Ayme-Oufdil-Moutet-Villard-Bruschet-Faure-Poujol-Benafitou-Lafare-Aliaga-Martin

Samedi 18 Mai 11h30 - Corrida de Toros de Juan Pedro Domecq pour :
FINITO DE CORDOBA
MORANTE DE LA PUEBLA
JOSE MARI MANZANARES

Samedi 18 Mai 18h00 - Corrida de Toros de Nuñez del Cuvillo pour :
ENRIQUE PONCE
MIGUEL ANGEL PERERA
DANIEL LUQUE

Dimanche 19 Mai 11h30 - Corrida de 3 Elevages à désigner pour un Mano a Mano d'alternative inédit :
SEBASTIEN CASTELLA
JUAN LEAL
(qui prend son Alternative)

Dimanche 19 Mai 18h00 - Corrida de Toros de Miura pour un Mano a Mano :
ANTONIO FERRERA
JAVIER CASTAÑO

Lundi 20 Mai 11h30 - Spectacle Equestre de Toros de Los Espartales :
PABLO HERMOSO DE MENDOZA
VENTURA
JOAO MOURA (fils)

Lundi 20 Mai 18h00 - Corrida de Toros de Victoriano Del Rio pour :
EL JULI
ALEJANDRO TALAVANTE
DIEGO SILVETI
(qui confirme son Alternative)

On saluera la première dans nos Arènes nîmoise de l'élevage ESCOLAR GIL qui doit confirmer les excellentes prestations de ses Toros l'an dernier, notamment ceux de Céret et Mont de Marsan.

La novillada d'Enrique Ponce (primée en 2011 par les Jeunes Aficionados)est des plus intéressante ! Les jeunes Roman et Lama de Gongora ont tout pour devenir grands, à vous de venir juger mercredi soir en ouverture pour la traditionnelle "Cape d'Or"!

Également intéressant, les confirmations d'alternative de deux matadors, de deux styles différents, un guerrier et un esthét'. Tout d'abord Ivan Fandino dont ses combats d'anthologies à Madrid l'an passé ont profondément marqué l'aficion et qu'on verra pour la première fois à Nîmes vendredi face aux Jandilla dont on espère qu'ils seront aussi piquants et intéressants qu'à Valencia en début de saion.
Et enfin Diego Silveti le lundi. Le mexicain dont la réputation en Amérique du Sud n'est plus à faire, mais qui tarde à exploser au grand jour en Europe et dont beaucoup ne tarissent pas d'éloges quand ils évoquent son toreo pur et esthétique sera donc attendu.

La corrida du Samedi matin sera sous le signe de l'art du toreo avec les maestros Finito de Cordobo, Morante de la Puebla et Manzanares, face à eux, ou plutôt avec eux, les toros les plus collaborateurs du moment, les JP Domecq. On frisera sûrement le "no hay billetes"

Dimanche matin, 3ème alternative de l'histoire en mano a mano après Cayetano en 2006, et José Vasquez en 1969! Ce sera l'arlésien Juan Leal qui sera sacré matador de Toros des mains de Sebastien Castella! Simon Casas frappe une nouvelle fois du sceau de la nouveauté la féria nîmoise.

Dimanche après midi, l'Aficionado qui se respecte ne ratera sous aucun prétexte la mano a mano de competencia entre Javier Castano et sa cuadrilla, triomphateurs de la 60ème Féria de Nîmes par les Jeunes Aficionados nîmois et Antonio Ferrera et son aguante face aux toros de Miura.


Pour le reste, on regrettera le peu de challenge que s'imposent Ponce, Juli, Perrera ou encore Talavante, sur les Corridas du samedi après-midi et du lundi soir... Nunez del Cuvillo et Victoriano del Rio du vu et revu à Nîmes pour le public nîmois ! Dommage!

Il ne reste plus qu'à espérer une présentation digne des Toros qui fouleront la piste nîmoise et adviendra ce qu'il adviendra!

Une Féria du "Changement dans la continuité" en fait !

mercredi 3 avril 2013

Musica del Arte Torero - Orchestre Chicuelo

Musica del Arte Torero par Corentin Carpentier

« Musica del Arte Torero », tel est le nom du nouvel album du célèbre et mythique Orchestre des Arènes de Nîmes et d’Arles (entre autre !)…. j’ai nommé la Peña Chicuelo.
Dans ce nouvel opus, de la nouveauté, des pasodoble prenants qui nous laissent songeurs et rêveurs …

La tauromachie est faite d’Art, de combat, et d’émotion ; dans ce nouveau Cd « Musica del Arte Torero», Chicuelo nous permet d’y retrouver tous ces ingrédients au travers des incontournables pasodoble (17 au total) qui ont marqué les plus grandes faenas, les plus difficiles combats, et porté en triomphe les plus méritants de nos légendaires toreros.

Ah qu’il est bon de fermer les yeux sur la piste Nimeño, la Concha Flamenca, l’Encantada version banda, ou encore Juan Bautista en s’imaginant les arènes ensoleillées de Nîmes ou d’Arles pleines à craquer, l’odeur des cigarillos et les « Olé » prononcés en cœur par un public conquis tant par la faena du maestro que par la douce mélodie qui descend de la tribune du chef d’Orchestre Rudy Nazy.
Bref des pasodoble divers et variés bons pour le cœur. Des mélodies pour l’Aficion que l’on écouterait en boucle sans jamais se lasser du rythme, de la douceur unique et du temple qui se dégage des faenas musicales de l’Orchestre mythique qu'est Chicuelo !

Olé les artistes !

Corentin Carpentier et les Jeunes Aficionados nîmois

jeudi 28 février 2013

Mais qui sont véritablement les barbares ? communiqué des Jeunes Aficionados nîmois

Mais qui sont véritablement les barbares ? communiqué des Jeunes Aficionados nîmois



Le mot peut paraitre dur, et lourd de sens, mais il est à la hauteur du problème face auquel les aficionados des régions taurines se retrouvent confrontés depuis un certain temps, et dans l’indifférence la plus totale.

Les Jeunes Aficionados nîmois souhaitent aujourd’hui dénoncer le chantage et les menaces honteuses des antis corrida à l’encontre des grandes surfaces, commerces, cinémas, écoles ou même hôpitaux qui osent représenter matadors, toros, ou même cocardiers et raseteurs dans leurs locaux.

Les Jeunes Aficionados nîmois souhaitent rappeler aux antis corrida, ainsi qu’aux personnes confrontés à ces méthodes malsaines, que la corrida est inscrite au patrimoine immatériel culturel de notre pays, qu’elle est protégée par la loi française, et qu’elle a été déclarée constitutionnelle il y a peu !


La Tauromachie dans les régions où elle est autorisée, contribue à être un pan important de la culture locale, de son patrimoine, ainsi que de son histoire ! Il ne peut être toléré, de laisser des barbares (définition barbare : vulgaire, inculte, grossier. Synonyme : primitif), de plus totalement étrangers à nos régions, porter atteinte à notre patrimoine local, par ses affiches, peintures, ou encore fresques au nom d’une intolérance chronique symbole du modèle de pensée unique anglo-saxon qui tend à vouloir s’imposer dans nos sociétés.


Voici la liste des entreprises, ou structures ayant céder aux menaces par mailing et phoning des antis corridas :

- Kinépolis Nîmes : affiche permanente 4x3 de la Féria du Toro de Beaucaire

- Hôpital public de Bagnols-sur-Cèze : tableau de corrida dans la salle d'attente des urgences
- Géant Arles: tableaux de corrida sur les murs de la cafétéria.

Et le dernier en date il y a 10 jours !
- Carrefour Beaucaire : deux représentations d'un taureau et d'un torero, grandeur nature.

Céder ainsi face aux menaces d’antis corrida dont les trois quarts n'habitent pas le département ni même la région est déplorable. Les Jeunes Aficionados nîmois regrettent les décisions de ces entreprises ou acteurs régionaux de retirer les symboles des traditions de notre département face à la menace de fanatiques, et appellent au respect des traditions et de la culture locale ! Ils seront désormais extrêmement vigilants quand à la protection des symboles de la tauromachie dans notre département, les traditions taurines sont légales dans le Sud de la France, qu’on se le dise, et qu’on ne l’oublie pas !

jeudi 14 février 2013

Prochain Jeudi des Jeunes Aficionados Nîmois



Dans le cadre de nos jeudis hivernaux le club taurin des Jeunes Aficionados Nîmois accueille, le jeudi 28 février dès 20h à la Bodega Macarena, 12 rue Delon-Soubeyran à Nîmes, messieurs Philippe Cuillé, empresa des arènes d'Alès, et Robert Pilès, actuel empresa des arènes de Saint-Vincent-de-Tyrosse. Ils viendront nous faire part de leur expérience, le tout dans une ambiance chaleureuse et conviviale, agrémentée de tapas y vino.






lundi 21 janvier 2013

Le changement c’est maintenant ?

Le changement c’est maintenant ?   

Par Corentin CARPENTIER
 
El Juli face à un toro de Victorino Martin, à Madrid en 2006

En ce début d’année 2013, et à mesure que les semaines qui nous séparent du début de la temporada avancent, il semble souffler comme un vent du changement au pays des taurins !
Enfin, en 2013, les figuras semblent vouloir se croiser et mettre un peu plus la jambe ! Sentant sûrement monter la grogne, et le manque d’enthousiasme à leur égard de l’aficion, les principaux matadors d’Arènes de 1ère Catégorie ont ainsi annoncés par voix de presse plusieurs gestes !

On dénombre parmi ces gestes, le grand geste d’Alejandro Talavante qui s’enfermera seul à Madrid face à six Victorino, l’encerrona de Juan Bautista à Istres devant une belle variété d’encastes (Victorino – La Quinta – Miura – Jalabert – Torrestrella – Puerto de San Lorenzo), Fandino face aux Escolar à Madrid, et Sébastien Castella face à deux Victorino à Istres encore !

Et puis, il ne fallait pas oublier le geste que nombre d’entre nous attendions depuis quelques années ! Le geste du « numero uno » des matadors de toros depuis près de 10 ans désormais, je veux dire par là, Julian Lopez El Juli.

Lui qui comprend les toros mieux que quiconque, s’était enfermé depuis quelques années dans la « facilité » des élevages de toros bonbons, se heurtant donc de plus en plus à l’indifférence et à l’ennui d’une partie de l’aficion à son égard par le peu d’émotions qui ressortaient de ses combats (malgré la technique toujours impeccable)… 2013 est donc peut être le début de la remise en question pour Julian, et nous ne pouvons qu’applaudir des deux mains ce geste d’affronter deux Miuras à Séville en avril… Il faut désormais espérer que ce geste, en appellera d’autres !

Et puis sinon, il y a le solo de Manzanares à Séville, on aurait pu s’attendre à mieux dans la variété d’encastes, car seul un Victorino est annoncé côté « difficulté » du jour … Donc on attendra un peu mieux de la part de José Maria en 2013 !!!

2013 semble donc être l’année du changement … positif, pour les figuras, comme pour les encastes de toros bravo !
Suerte !

jeudi 22 novembre 2012

Fin des "Feïta Vota", la technocratie RAS LE BOL

Fin des "Feïta Vota", la technocratie RAS LE BOL


La technocratie à la française a encore frappée hier soir avec l'annonce pour le moins scandaleuse du préfet du "Gard" Monsieur Bouzigues de vouloir limiter le nombre de fêtes votives.
Cela ne doit pas pour autant nous étonner, nous amateurs de traditions taurines de notre région car ce n'est pas la première violente charge contre nos traditions de ce préfet totalement étranger à notre région.

Cette décision, prise une nouvelle fois sans aucune concertation et dans la méconnaissance la plus totale de nos traditions et de nos coutumes, ne doit pas nous laisser passif et doit nous inciter à réagir.

Il n'est pas ici question de contester les débordements qui peuvent avoir lieu dans ce genre des festivités, mais il est question de rappeler l'origine des fêtes votives, "Feïta Vota" dans notre région.


D'où viennent les fêtes votives?

Etymologiquement la « fête votive » vient du mot lo vot en ancien provençal : « promesse faite au ciel par laquelle on s’engage à quelque œuvre non obligée ».
En français l’expression fête votive est attestée depuis 1876, propre à certaines régions, avec le sens de « fête patronale ». Succédant aux fêtes païennes, la fête votive était une manifestation célébrée par tous en l’honneur d’un saint patron du village au jour prévu dans le calendrier à travers différents événements et défilés dans les rues. De nos jours ces festivités ont été décalées aux beaux jours.

Les traditions camarguaises se sont mêlées à ces fêtes pour en devenir parmi les principales animations avec les courses camarguaises, encierros, abrivados, bandidos mais aussi des concerts, bals, spectacles, concours de boules, attractions qui participent à la convivialité de ces nombreuses fêtes aujourd’hui.


Vous l'aurez donc compris, toucher aux fêtes votives, c'est toucher à un patrimoine, à une Histoire, à des traditions, à un état d'esprit dont nous, peuple du Gard sommes fiers d'en être des héritiers.
Un Etat d'esprit qui s'appelle ... CONVIVIALITE!

Le peuple du Gard ne se laissera pas faire et compte bien résister à la technocratie à la française! En attendant, que Monsieur Bouzigues vienne faire un tour dans nos fêtes de villages, à nos abrivados longues, à nos déjeuners aux près, à nos courses camarguaises, à nos bals, à nos concours de boules.... et il pourra ainsi prendre pleine mesure de ce que ces fêtes représentent pour notre population!

mardi 18 septembre 2012

LES PRIX DE LA FERIA DES VENDANGES 2012

Dimanche soir, à l'issue de la dernière corrida de la Féria des Vendanges, les Jeunes Aficionados nîmois ont remis leurs habituels prix de la Féria à la Bodega la Macarena devant un public aficionado venu nombreux!
Le Président Corentin Carpentier a en introduction, réalisé un rapide point sur l'ensemble de cette édition des Vendanges 2012.

Au rang des satisfactions, la prestation exceptionnelle de Jose Tomas du dimanche matin, une Corrida pour la légende ! Et une date, le 16 SEPTEMBRE 2012, qui restera gravée dans la pierre des Arènes de Nîmes! La magie a opérée entre el maestro de Galapagar et l'amphithéâtre nîmois!
La novillada encastée de la Ganadéria Fuente Ymbro fut aussi une grande satisfaction, même si le vent, et des novilleros encore verts ont gâché toute chance de grand succès!
Javier Castano par la mise en valeur constante des trois tercio de la Corrida et de sa cuadrilla, mais surtout David Adalid aux banderilles par deux paires al quiebro vibrantes ont marqué de leur empreinte la Corrida du Vendredi soir!

Au rang des déceptions, la tenue générale des Toros des Corridas du Vendredi soir, Samedi soir, et Dimanche soir. Une véritable réflexion autour des qualités de ces élevages trop souvent vu à Nîmes, pour trop peu de succès et véritablement à entamer, ne serait ce qu'en renouvelant les ganadérias présentes lors des Férias à Nîmes, et qui se comptent sur les doigts de la main ces dernières années.
Autre point noir de la Féria, la niveau jamais atteint jusqu'à maintenant des Présidences nîmoises! Un indulto sur un toro manso qui avait sauté de le callejon (marque de mansedumbre) dimanche matin, une oreille sur un toro qui est tombé avant le coup d'épée, et un Président qui regardait partout sauf en piste dimanche après midi, oubliant un changement de tertio, accordant une oreille minoritaire sur une mise à mort scandaleuse, et oubliant de saluer Morenito de Nîmes à la fin de la Corrida!

Après ce rapide résumé de la Féria, voici les PRIX DÉCERNÉS PAR LES JEUNES AFICIONADOS NÎMOIS :

Prix du Triomphateur de la Féria : JOSE TOMAS
Prix du Meilleur Toro : DESIERTO
Prix du Meilleur Lot de Toros : DESIERTO

Mentions spéciales pour : La Novillada de FUENTE YMBRO & DAVID ADALID de la cuadrilla de JAVIER CASTANO pour ses poses de banderilles vendredi soir !

dimanche 2 septembre 2012

Vendanges 2012, Les Yeux du monde taurin braqués vers Nîmes

Les Yeux du monde taurin braqués vers Nîmes ! par Corentin Carpentier

Les 13, 14, 15 et 16 Septembre à Nîmes c’est les Vendanges et sa traditionnelle Féria ! Vous me direz et alors ? La Terre ne va sûrement pas s’arrêter de tourner ! Je vous répondrais évidemment que Oui, mais qu’une chose est sûre, les yeux de nombreux terriens seront rivés vers la Rome Française qu’est Nîmes ! Pourquoi cela ? Car la Féria des Vendanges à Nîmes a pris une tournure historique lors de l’annonce des Cartels qui composeront cette édition 2012 ! Un grand crû je vous dis !
Vous allez pouvoir marier à chaque corrida un grand crû !!!

Jeudi soir, nos Arènes s’ouvriront pour une novillada de luxe ! Les trois novilleros du moment présents pour le même cartel ! Fernando Adrian dont la saison 2013 devrait accueillir son alternative, est arrivé à maturité, le jeune Valencian Roman révélation de la temporada espagnole, et le jeune Arlésien Juan Leal, numéro 1 de l’escalafon des novilleros ! Face eux, des novillos de Fuente Ymbro, dont le piquant ne devrait pas décevoir les aficionados ! A accompagner d’un vin jeune offrant une intensité de fruit et un éclat qui ne se retrouvent dès fois plus après.

Le Vendredi soir accueillera la dernière à Nîmes du matador landais Julien Lescarret dans un Mano a Mano inédit face à Javier Castano triomphateur de la Féria de Pentecôte 2012 lors du désormais historique seul contre 6 Miuras ! Face à eux, les souvent exigeants toros de la ganadéria française de Margé. Un bon rouge bien charpenté fera l’affaire car competencia il y aura! En plus, pour la dernière du français dans l’amphithéâtre romain, il parait que la couleur c’est le Fuchsia ! Alors tous à vos tee-shirt !!

Le Samedi après midi, un mano a mano décoiffant entre Morante de la Puebla artiste baroque capable d’inspirations qui feraient sombrer Bacchus dans l’ivresse la plus totale, et José Mari Manzanares, matador fin et élégant dont les mises à mort à recibir* (*en recevant la charge du toro) sont enviées par la plupart ! Seule interrogation de ce mano a mano, les toros de Victoriano del Rio, pas vraiment un élevage régulier ces dernières années… A déguster avec un rouge léger et fruité.

Le Dimanche matin, il est réellement possible que la planète s’arrête de tourner à l’occasion de l’évènement majeur de la temporada 2012 !! José Tomas, considéré comme un Demi Dieu par une grosse frange de l’Aficion affrontera seul 6 toros de ganadérias différentes (Cortes - Victoriano del Rio - El Pilar - Garcigrande - Jandilla et Parladé tous d'Encaste Domecq) Les billets sont tous vendus depuis maintenant 1 semaine, et le nombre d’abonnements hallucinant pour cette Féria (on parle de 8 000 !) est directement lié à cet évènement majeur ! On pourra néanmoins craindre de l'unique présence de l'encaste MacDomecq, qui se révèle souvent estoufadou ces dernières années! Alors les toros le veulent, à déguster avec un grand Bordeaux !

Dimanche après-midi pour clôturer, place au moderne, à la tauromachie de domination et au toreo ! Mano a Mano encore avec d’un côté le numéro 1 depuis près de 10 ans, Julian Lopez « El Juli » dont on dit qu’il est né torero, et de l’autre le numéro 1 français depuis près de 5 ans désormais et sa formidable saison 2007 qui l’a révélée aux yeux du monde taurin, Sebastien Castella. Avec eux les toros de Daniel Ruiz (collaborateurs par excellence des figuras del toreo). Après-midi où un petit verre de Rioja devrait faire l’affaire pour bien finir ces Vendanges 2012 !

Bref vous l’aurez donc compris ! Les Vendanges 2012 à Nîmes s’apprécieront avec de bons vins car le crû s’annonce excellent ! Attention tout de même à consommer le tout avec modération ! Car il ne faut pas oublier que si l’élément numéro 1, le Toro n’est pas présent, la gueule de bois vous attend au tournant !


dimanche 17 juin 2012

Résumé de la 60ème Féria de Pentecôte par Arnaud Bord

Quelques semaines après la clôture de cette 60 ème Féria de Pentecôte, l’heure du bilan est venue.

Pour commencer, parlons de l’affluence : à l’heure où certains médias effectuent des conclusions sur un évident déclin de la corrida, Nîmes accuse une baisse nettement inférieure à ses concurrentes avec un plein pour la corrida équestre et plusieurs très bonnes affluences comme le vendredi soir, le samedi soir ou encore le lundi soir. L’explication principale étant les difficultés économiques actuelles et pour deux courses l’attractivité moins évidente des cartels, plus orientés vers des publics avertis.

Maintenant côté artistique, le point culminant est sans aucun doute le seul contre six de Javier Castano face à des toros de Miura de présentation discutable certes mais des Miura tout de même remplis par ailleurs de plus en plus de noblesse, chose qui convient peu aux plus puristes..

Ce soir là Javier Castano, peu connu du grand public, a été plus qu’à la hauteur de l’évènement.

Dès son premier toro, le maestro s’est attaché avec grand professionnalisme, à effectuer une lidia quasi parfaite, où chaque tercio tenait son importance, où chaque acteur avait sa mise en avant et ou le coup d’épée fut de ceux que l’on n’oublie pas, un recibir d’environ 7 mètres quasi foudroyant.

Le tempo de la tarde était donné, et cela ne faisait que commencer, car tout au long de ses six toros Javier Castano a montré au public Nîmois présent l’ensemble du répertoire qu’un matador peut distiller dans ce genre de corrida. Il est à noter les mises en suerte durant les tiers de pique, de grande qualité, notamment sur le troisième exemplaire de l’après-midi où le maestro n’hésita pas à placer le cornu à trois reprises au toril pour le faire venir sous la présidence, toro qui par ailleurs aurait peut-être mérité meilleur sort à la fin de la faena …

Par ailleurs cette tarde a été marquée par la qualité des subalternes de Javier Castano tous à l’unisson de ce moment historique avec des paires de banderilles comme on aimerait en voir souvent dans l’amphithéâtre.

Seul bémol de la soirée, une présidence parfois dépassée par les évènements, heureusement très bien suppléée par un maestro déterminé à marquer de son empreinte son passage Nîmois.

Dans les autres moments où l’émotion fut au rendez-vous cette semaine de pentecôte c’est bien sur le retour sur le sable Nîmois du Cyclon de Jerez depuis sa terrible cornada. L’ovation qui lui fut réservée était à la hauteur du courage et de la volonté qu’il déploie tout les jours pour continuer de vivre sa vie de torero , ovation par ailleurs partagée par ses compagnons de cartel, notamment Juan Bautista auteur ce matin là d’une prestation très intéressante, sérieuse, appliquée, dans un créneau ou désormais peu officient.

Le vendredi soir était aussi un bon moment de ce cycle. Le public Nîmois a redécouvert la competencia entre deux stars de la tauromachie, El Juli et Sebastien Castella, avec comme témoin un certain Jimenez Fortes qui, en essayant de se mettre à hauteur des maestros se rendit vite compte que le chemin était encore long à parcourir pour arriver à leurs niveau et sans une protection peut-être divine aurait pu quitter la capitale gardoise avec de graves blessures. Heureusement il n’en fut rien et seuls les triomphes des deux premiers marquaient cet tarde.

Enfin dans les moments agréables de cette feria, il y a bien évidemment le lundi matin, où le public, venu nombreux ( no hay billetes ) , a pu assister à un grand moment de rejon où le résultat comptable, certainement très généreux , n’est qu’anecdotique par rapport au plaisir pris par les aficionados présents. L’après midi, Enrique Ponce a encore une fois conquis le peuple Nîmois au terme d’une deuxième faena à la hauteur de ce que l’on espère du diestro Valencian .

En ce qui concerne les moments plus anecdotiques il y a la corrida du mercredi soir où comme souvent lors des courses d’ouverture à Nîmes, il ne s’est pas passé grand-chose, et une corrida du Jeudi ou la seule satisfaction venait de Juan Pablo Sanchez, certainement à revoir mais malheureusement accompagné ce jour-là par des compagnons de cartel dont la présence à Nîmes était étonnante…

Dernier point de ce bilan, c’est la novillada, dominée de la tête et des épaules par un Juan Leal déterminé à remporter cette Cape d’or et qui le fit avec brio, classe et beaucoup de maturité . Certains diront qu’il connaissait bien le bétail car évoluant avec toute l’année, certes, mais cela ne fait pas tout …

Tout ceci emmène à parler de trois points majeurs: le niveau des cartels proposés par l’empresa, la présence des français, et enfin l’attitude de l’empresa qui fit couler beaucoup d’encre.

Concernant les cartels de cette féria du 60ème anniversaire, beaucoup d’aficionados, lors de leur annonce, semblaient septiques ;

Au final, seuls les deux premières courses ont été vraiment décevantes, dont celle du jeudi qui rendait déjà dubitatif sur le papier et qui malheureusement a été à la hauteur des inquiétudes des aficionados.
Il y eut ensuite des choses à voir dans toute les autres avec un grand coup de « poker » réussi avec l’encerrona de Javier Castano dont certainement on reparlera dans plusieurs années.

L’empresa avait prévenu, il fallait juger sa programmation sur l’ensemble des deux feria de cette année 2012.
Alors on sait déjà que l’ensemble des stars de la tauromachie seront présentes sur les deux cycles, contrairement aux autres plazas de première catégorie françaises, avec, en ligne de mire, le seul contre six de José Tomas, très discret en cette saison 2012…Donc qu’attendre de plus ? Que demander de plus ?

Certains auraient aimé un cartel 100 % français, effectivement pourquoi pas…
En parlant des français, une grande satisfaction en ce qui me concerne, pas moins de 5 français présents lors de ce cycle de Pentecôte, dont un , Juan Bautista répété en raison de la blessure d’Ivan Fandino.

Tiens donc un français qui remplace un maestro blessé, n’était-ce pas ce qui était reproché à l’ Alésienne, qui par ailleurs devait gérer pluie, antis, et qui, sur deux courses avait programmé Tomasito sur l’une d’elles et le concours Toros de France sur l’autre ?

Nul ne prétend être parfait, c’est sûr mais à mon goût cette présence a été peu relevée par les observateurs et autres médias, ou en tout cas pas mise en valeur.
J’en profite pour faire une parenthèse pour mettre en avant l’AMTF , surement avenir de notre tauromachie nationale, dont les débuts sont timides mais qui dans le futur, avec l’aide de chacun , pourra faire valoir le talent de nos maestros nationaux.
Enfin comment conclure sans évoquer rapidement, car cela ne mérite pas plus à mes yeux, la faute, l’erreur, l’indigne réaction de Simon Casas lundi après-midi. Alors oui ce qui s’est passé est tout à fait regrettable mais le battage qui a suivi cet incident l’est tout autant.
Il est dommage de donner de la matière à ceux qui de jours en jours s’évertuent à prouver que la corrida n’a plus lieu d’être, que les spectateurs sont de sombres barbares assoiffés de sang, j’en passe et des meilleures et ce sur l’une des plus grandes chaine nationale publique ? Le débat ne se situe t’il pas ici ? Peu de commentaires à ce sujet …

Oui il n’avait pas à faire ça, mais n’y a-t-il pas plus grave ? N’y a-t-il pas d’autres débats, comme le précédent par exemple plus important ? Et puis d’autres personnalités ont eu des écarts de langage non ? Comme l’ancien président de la République, a ton remis en question ses qualités et son travail accompli à ce moment là ? Je ne crois pas.

Simon Casas à l’image de chacun de nous, n’est qu’un homme, que l’on aime ou pas, mais qui au fil des années à fait vivre de grands moments à l’aficion Nîmoise.
Son grain de folie, très flamenco , et fondamentalement artistique, a permis des paris que peu de personnes auraient tenté , et dont l’aficion garde des souvenirs encore intact .

Alors ne faut-il pas stopper cette polémique qui n’emmène que peu de choses à l’aficion hormis des divisions entre aficionados et professionnels et qui donne lieu à des échanges sans fin et souvent sans grand intérêt ? Il est primordial que l’aficion soit le contre poids des organisateurs pour que les corridas grandissent mais est ce que cela doit sortir des arènes ? Doit-on alimenter les journaux locaux friands de ce type d’incident ravivant les clics des antis ?

Désormais tournons nous vers l’avenir, vers la feria des vendanges qui s’annonce historique, n’ayons pas peur d’employer le mot ; après reste à souhaiter que ce qui sera couché sur le papier aura un rendu artistique de même hauteur.

Rassemblons nous pour que grandisse la fiesta brava, continuons à éduquer les jeunes et autres néophytes pour que nos traditions se perpétuent, et tachons au quotidien de mettre en avant les professionnels français à travers Toros de France pour les ganaderos, l’AMTF pour les toreros et autres concours de picadors …


Arnaud BORD