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lundi 16 avril 2012

Petit toro nous te pardonnons la vie, mais on ne sait pas ce que tu vaux... RETABLISSONS LA VERITE!

Petit toro nous te pardonnons la vie, mais on ne sait pas ce que tu vaux... RÉTABLISSONS LA VÉRITÉ! par Corentin Carpentier



Au risque de me faire traiter d'Ayatollah par ceux qui ont la critique facile, tant pis, je préfère être considéré par certains comme un intégriste et rester intègre et droit dans mes bottes.

A Nîmes dimanche, une marche de plus a été gravie dans la dévaluation de la Fiesta Brava et de son intégrité! Pourquoi? Parce qu'on a indulté?
Je répondrais NON et OUI!

Non tout d'abord parce que l'indulto en soit, n'est pas un gros mot, mais un moment de grand ferveur, de communion, de beauté, de joie, qui est exceptionnel mais que tout aficionado rêve de pouvoir vivre!
Tout aficionado rêve de voir sortir du toril ce fauve tant admiré, mais également tellement craint. Un toro qui inspire la peur à toute une cuadrilla. Un toro qui se rend maitre du ruedo. Un toro qui se met au centre de l'arène en toisant l'arène en attendant d'en voir un venir le défier sur son "terrain". Un toro qui à la pique, va à la cavallerie trois, quatre, cinq fois avec toujours autant de violence et de méchanceté. Un toro qui combat avec caste lors de la faena...
Mais rien de tout cela n'a eu lieu à Nîmes à l'occasion de la Primavera des Aficionados ce dimanche... Pourquoi?? Parce que c'était lors d'une novillada non piquée pardi!!!
PETIT RAPPEL DU REGLEMENT mes amis lecteurs, aficionados avertis ou simple curieux :
Article 84 du Réglement Taurin Municipal français ( http://www.uvtf.com/reglement-taurin/reg… ) :

Lorsqu'un animal aura mérité d'être gracié en raison de son excellente présentation et son excellent comportement dans toutes les phases du combat sans exception, notamment en prenant les piques avec style et bravoure, le Président pourra dans les circonstances qui suivent, accorder cette grâce afin que l'animal puisse être utilisé comme « semental », après les soins nécessités par son état physique et ses blessures, et participer ainsi à la préservation et l'amélioration de la race et de la caste de l'espèce.
La grâce devra être demandée majoritairement par le public ainsi que par le matador concerné qui en manifestera expressément le désir. Il sera de plus indispensable que le ganadero ou le mayoral de l'élevage concerné fasse connaître son accord pour l'intermédiaire d'un alguazil.

Article 73 – 11ème alinea

Aucun toro ne pourra obtenir la « vuelta al ruedo » (tour de piste post mortem) ou « l'indulto » (grâce du président) s'il n'a pas fait preuve d'une bravoure suffisante à la pique.


Alors comment un Ganadero peut demander un indulto sur une NON piquée et le Président du jour l'accepte?!
Un indulto ça a de la valeur, un côté exceptionnel qui vient récompenser le dur travail d'un ganadero! Une récompense quand le TORO ou NOVILLO a été brave au cheval, et s'est battu avec caste durant la faena!
Quelles valeurs sont transmises au public jeune présent lors de cette novillada non piquée?
Cet indulto montre bien le chemin sur lequel la tauromachie se dirige ! Vers la récompense de la seule noblesse, des toros qui collaborent avec l'homme et plus des toros qui sont braves et se battent avec caste, et qui eux, seront réduits à mourir en braves dans l'arènes, entrainant derrière eux la fin du toro de combat au profit d'un spectacle aseptisé, à l'image de notre société me direz vous!

Aficionados d'expérience! Jeunes Aficionados! Nous nous devons de ne pas accepter ces dérives !
Nîmes devrait être la vitrine des valeurs éternelles de la Tauromachie, de ces valeurs qui ont permis à la Fiesta Brava de traverser les siècles, les époques et les générations! Mais au lieu de ça, elle se porte caution de ces dérives scandaleuses qui nous mènent DROIT DANS LE MUR...

Pour que nous puissions nous aussi voir nos enfants grandir, et aller aux arènes assister aux corridas, il est temps de se réveiller, il est temps de ne plus être la majorité silencieuse!!! INDIGNEZ VOUS! NE CAUTIONNEZ PLUS CE GENRE DE SPECTACLES!

lundi 27 février 2012

À quand un politique de prix adaptée aux jeunes dans les Arènes de Nîmes?




À quand un politique de prix adaptée aux jeunes dans les Arènes de Nîmes?


Les Arènes de Las Ventas viennent de présenter leur ABONO spécial « jovenes » (jeunes), et attention accrochez vous bien !

600 Nouveaux abonos pour les jeunes (14-25 ans)
101€ la temporada soit 63 courses ... 1,60€ la journée !!!


Pour le même prix à à Vic Fezensac, Bayonne, Dax, Mont De Marsan, Béziers, Arles et Nîmes entre 5 et 6 courses grand maximum !

Le Président des Jeunes Aficionados nîmois Corentin Carpentier espère donc que cette initiative madrilène, dans laquelle Simon Casas, en tant que directeur artistique des Arènes de Las Ventas n’est pas étranger, puisse être suivie d’effets notamment en France, et donc qu’un abonnement jeune soit mis en place lors de la prochaine Féria de pentecôte à Nîmes par exemple.

« Il y a des tribunes vides lors de chaque corrida depuis quelques temps, les rendre accessibles aux jeunes et aux étudiants serait un super moyen de permettre aux jeunes non initiés de mieux connaître la tauromachie qui fait partie du patrimoine culturel de notre ville. Le salut de la tauromachie à Nîmes et en France viendra de la nouvelle génération d’aficionados et non pas par le public occasionnel qui n’est que de passage ne l'oublions pas! Une politique de prix avantageuse permettrait de rajeunir nos Arènes et d'assurer l'avenir de la fiesta brava par l'émergence d'une nouvelle génération d'aficionados, fidèles et passionnés!"


Les Jeunes Aficionados nîmois

lundi 5 décembre 2011

Que devient la Fiesta Brava

Que devient la Fiesta Brava… par Corentin Carpentier



Si je devais donner une définition de ce qu’est la Corrida, je dirais sans hésiter, c’est la « Fiesta Brava » ! Pourquoi ?
Fiesta pour la fête et l’engouement populaire que la Corrida apporte en Espagne et dans nos villes taurines françaises.
Et Brava car on parle de la fête du « Toro Bravo » cette bête sauvage, quasi mythique pour le peuple du toro que nous sommes. Le taureau bravo (le public non averti des grandes arènes a tendance à l’oublier) est le protagoniste le plus important de la corrida, celui qui est à l’origine des passions les plus intenses et des sentiments les plus forts. Quand un aficionado parle du Toro Bravo, c’est admiration et peur qui se côtoient dans ses yeux. Face à cet animal puissant, cette montagne de muscles saillants armée d’une paire de cornes impressionnantes et toujours prêtes à frapper celui qui ose se présenter face à lui.

Alors, quid aujourd’hui de la fiesta brava ?
Depuis quelques années maintenant, la nouvelle génération de figuras, a progressivement imposé son modèle de toro idéal. Une bête peu armée, sans fond de caste, en fait une sélection permettant de mettre en valeur, le seul tertio de muleta (on ne peut plus à mon sens, appeler cela un tertio de mort puisque, le troisième tertio ne consiste quasiment plus aujourd’hui,[sauf dans quelques arènes irréductibles] à préparer la mort du toro mais à permettre le plus grand nombre de muletazos et l’expression artistique du matador).

Quid aussi de la profession de Matador de Toros ? Tueur de Toros ? On voit bien ces derniers temps qu’avec la présence de nombre de figuras à Quito, cela prouve la tendance d’aseptisation de la Corrida : sans émotions, juste une expression artistique où le toro n’est que le faire valoir d’un homme. L’artistique oui, mais avec une course de toros digne de ce nom TORO BRAVO, c’est mieux.

Arles, en présentant les élevages présents cette année pour la Féria de Pacques, est à saluer, car le Toro est remis au centre de l’arène, et n’est pas (plus ?) réduit à sa simple expression d’accessoire du triomphe du matador. Conde de Mayalde, Miura, Fuente Ymbro, à cela nous pouvons rajouter la ganaderia Laget Jalabert vainqueur du concours toros de France.

Espérons qu’à Nîmes, là aussi le Toro, soit de retour, mais pour cela, le dialogue avec les clubs taurins et aficionados nîmois doit être remis au goût du jour.

Les Jeunes Aficionados nîmois

Exemple d'une Corrida sérieuse et de triomphe, la grande Encierro des Fuente Ymbro à Nîmes lors des Vendanges 2011.

(Phoro de Dominique Maillot: https://picasaweb.google.com/117915965161297317279)

(Photo de Dominique Maillot: https://picasaweb.google.com/117915965161297317279)

mardi 29 novembre 2011

Simon Casas sur le point de décrocher son Graal

Ce n’est plus qu’une histoire de semaines avant qu’une folle rumeur ne devienne réalité et soit officialisée...

Simon Casas par le biais d’un accord historique entre les Choperitas (Taurodelta), actuels gérants et principaux rivaux lors des précédents appels d’offres, et Antonio Matilla, est quasiment assuré de se voir nommé directeur artistique des arènes de Madrid.
La première Arène d’Espagne, miroir de la tauromachie, servant de principale référence aux autres plazas de France et d’Espagne, va donc passer partiellement dans les mains d’un français. Simon Casas, gérant depuis plus de 20 ans désormais des arènes de Nîmes, en passant par la gestion d’autres arènes d’importance comme Valencia, Zaragoza, ou encore Mont-de-Marsan, avec plus ou moins de succès.

Cette information a logiquement secoué le mundillo nîmois, car depuis quelques années, la fin de la commission taurine extramunicipale et la sortie de Nîmes de l’UVTF ; la visibilité, la transparence et l’intégrité des spectacles taurins à Nîmes avaient tendance à disparaitre malgré de nombreuses années où Simon Casas aura été un formidable ambassadeur de notre Féria.
Il y a donc deux questions qui se posent désormais,

- Simon Casas va-t-il délaisser les arènes de Nîmes afin de se concentrer sur Madrid ?
Ou
- Le fait que Simon Casas se voit porter à la tête des arènes de Las Ventas, va-t-il permettre une hausse des moyens disponibles dans nos arènes de Nîmes ?

Première réponse : Si Simon Casas compte délaisser encore un peu plus les arènes de Nîmes et leur sérieux, alors, nous demandons le rétablissement de la Commission taurine extra municipale et le retour de Nîmes dans l’UVTF, afin que les aficionados que nous sommes puissent continuer de travailler dans l’intérêt de notre ville, et la réputation de notre Féria sans se soustraire à l’empresa pour autant qui garde tout sa légitimité.

Tout cela afin de (RE) présenter des spectacles taurins respectant l’équilibre entre corridas dites toristas, toreristas, et courses camarguaises, sans défauts de présentation que l’on s’attend à voir dans des arènes de 1ère catégorie comme celles de Nîmes.
Deuxième réponse : Il faut espérer que d’être désormais à Madrid, cela va permettre à Simon Casas de présenter à Nîmes, des toros du sérieux de ceux présents à Madrid afin de garder une certaine lisibilité dans son action, et montrer ainsi que l’empresa ne délaisse pas une arène pour une autre, surtout quand en 2012, à Nîmes, nous fêterons les 60 Ans de la Féria.

A l’orée d’une année 2012, qui verra donc, notre ville fêter les 60 ans de sa Féria, dont il faut rappeler que les clubs taurins en sont à l’origine. Nous demandons donc à ce que le dialogue soit rétabli, entre la municipalité, l’empresa, et les clubs taurins nîmois. L’avenir de la fiesta brava passe par le respect de la diversité de l’Aficion, qui a, depuis tout temps, fait la richesse de la tauromachie.
Comme le dit très justement Simon Casas, "On ne peut pas (plus) faire passer les intérêts particuliers au dessus des généraux"

Les Jeunes Aficionados nîmois

lundi 21 novembre 2011

Aficion militante

L’Aficion militante par Corentin Carpentier

Je suis aujourd’hui assez embêté, et je me retrouve en quelque sorte, le cul entre deux chaises si je puis dire.
Suite aux évènements de Vergèze, colère, inquiétude, dépit, et questionnement sur l’avenir de la fiesta brava ont été autant de phases dans lesquelles je me suis retrouvé.
Je suis jeune, mais je ne me berce pas d’illusions inutiles, j’ai mon franc parlé, et ce que je pense je le dis.
L’annulation de la fiesta campera de Vergèze le dimanche 20 novembre 2011 suite à la cyber attaque des Zantis est extrêmement embêtante et il y a plusieurs constats à faire.

Le premier, c’est que les Zantis sont de plus en plus présents sur les réseaux sociaux, et sur internet, ce qui leur permet de lancer ultra facilement, et plus ou moins discrètement des cybers actions. Ils ont lancé en secret l’opération commando de Rodilhan, le happening de la statue de Nimeno, et enfin désormais Vergèze où ils sont arrivés à leurs fins puisque la fiesta campera a été purement et simplement annulée.

Le deuxième, c’est la réaction de la Mairie de Vergèze. Elle a en effet cédé face à la pression et au harcèlement d’un groupuscule animaliste qui diffusait à tout rompre, numéros et mails de la Mairie, afin de les faire craquer psychologiquement. L’opération a réussi,et ne nous berçons pas d’illusions, la porte est désormais ouverte, ils ont fait annuler une fiesta campera, la prochaine étape, c’est une montée en puissance pour tenter d'emporter la Féria et au passage la mise en difficulté de tous les autres villages organisant ce genre de spectacle...

Le point positif, c’est pour moi la leçon retenue du rassemblement de la statue de Nimeno. Le mot d’ordre était « résistons », et nous l'avons fait!u Le 31 décembre, 300 Personnes présentes pour la Fiesta Campera de l'Aficion en réponse aux antis et à leurs manœuvres anti démocratiques.

Alors aujourd'hui nous ne pouvons plus ignorer ces manœuvres scandaleuses qui risquent de nous mener jusqu’à ne plus pouvoir organiser de manifestations taurines ailleurs que dans des domaines privés, ganadérias, ou autre !!
Oui la crainte du maire de Vergèze d’assister à de nouveaux débordements après Rodilhan était légitime c'est sûr. Mais aujourd’hui dans une société ultra uniformisée comme la nôtre, si nous évitions tout ce qui comporte des risques, et qui se démarque de la pensée unique et bien ce n’est pas bien compliqué, toute diversité sera bientôt définitivement éliminée…

Pour cela les mairies doivent prendre leurs responsabilités afin d'assurer la continuité de nos spectacles taurins tout cela dans la sérénité, arrêtés municipaux imposant un périmètre de sécurité aux alentours des Arènes afin d'empêcher les antis corrida d'approcher.
Il faut que la préfecture elle aussi prenne ses responsabilités, qu'elle ne se contente pas d'une petite déclaration à l'occasion, et qu'elle fasse respecter les lois qui sont les nôtres et qui autorisent dans le Sud de la France la Corrida. Les CRS doivent être une nécessité dans certains cas.
Enfin, NOUS, Aficionados, nous nous devons d'être présents dans nos petites arènes, celles où l'Aficion se forme, celles où naissent les plus grandes passions, car sans ces arènes là, c'est tout un système que nous déséquilibrons.

Résistons si nous voulons survivre face à ce terrorisme intellectuel.

lundi 14 novembre 2011

L'Aficion jeune

L’Aficion Jeune par Corentin Carpentier

Les Jeunes Aficionados nîmois saluent le Prix remis à l’Aficion jeune cette année par le collectif Corrida France à divers jeunes qui ont œuvré cette année dans la défense de la tauromachie.
Aujourd'hui plus que jamais la corrida est au cœur de l'actualité. Les antis par leurs provocations, leur terrorisme intellectuel, notamment à Rodilhan, ont réussi à faire craquer certains aficionados qui ont malheureusement répondu violemment et déclenchés une gigantesque polémique.

Par l'interdiction de la corrida en Catalogne en 2010 et confirmée en 2011, ce fût un mini séisme qui secoua le monde taurin et qui a eu la conséquence de réveiller les mouvements anti-corrida jusque là en grande difficulté et en grave perte de vitesse. Depuis, le domicile de Monsieur Viard a été incendié par un groupuscule anti taurin, la première corrida formelle de Mimizan a été perturbée par le mouvement animaliste, la statue de Nimeno a été profanée lors de la Féria des Vendanges à Nîmes, et les antis se sont enchainés dernièrement à Rodilhan.

Alors aujourd'hui la situation de la corrida est-elle en train d'évoluer?
Deux réponses à cela ... NON & OUI…

NON tout d'abord car malgré ce qu'essaient de faire croire les anti-corrida, le vote du parlement catalan n'est autre qu'un vote de défiance des indépendantistes catalans vis à vis du pouvoir madrilène. Ce choix politique ne dupe donc personne quand à une éventuelle remise en cause de la corrida, de plus la probable inconstitutionnalité de cette loi risque de rapidement changer la donne, de même que la victoire de la droite espagnole lors des prochaines élections.

On peut donc encore une fois s'offusquer de ces nouvelles attaques des anti-taurins à l'encontre de la tauromachie. Art faisant pourtant partie intégrante de la culture du sud de la France, de ses traditions par ses inimitables férias, et de son patrimoine par ses innombrables arènes.
Un véritable problème de respect se pose.
Comment peut-on sur la simple raison de ne pas aimer la corrida, se permettre d'essayer d'y mettre fin sans même tenir compte du fort attachement de milliers d'aficionados à cette tradition et des évènements qu'elle entraîne et qui rythment la vie de ces personnes!
Ne pas aimer la corrida est quelque chose de compréhensible et tout à fait normal car une affaire de sensibilité de chacun(e)!

Pour Victor Hugo, la corrida se résume à cela :
" Torturer un taureau, c'est beaucoup plus que torturer un animal, c'est torturer une conscience",

Pour Juan-Belmonte, 1ère figura de la tauromachie moderne sa vision de la corrida c'est :
"j'ai conçu le toreo comme l'antithèse de la lutte, de la brusquerie, de la violence, de la rapidité. J'ai éprouvé le toreo comme cadence, rythme, suavité et lenteur".

On voit ici tout la différence de sensibilité que l'on peut retrouver quand on évoque la corrida!

De tout temps la corrida a fasciné les esprits de manière positive ou négative, notamment chez les artistes, écrivains, philosophe (Federico Garcia Lorca, Montherlant, Picasso, Hemingway ou encore Francis Wolff) mais elle n'a jamais été ignorée, ce qui prouve donc son fort enracinement dans les mœurs du sud de la France. Tout cela lui a permis de résister au fil des années et maintenant des siècles.

Alors tout ceci m'amène à expliciter mon affirmation "OUI la situation de la corrida est en évolution".
Mais à mon sens en évolution positive!
Par positif je veux parler de la réaction identitaire des amoureux de la corrida le 21 Octobre dernier à Nîmes. En effet la mobilisation de près de 3 000 aficionados a été un geste fort à l'encontre des anti-taurins et tout cela dans le respect et dans la dignité, caractéristique même du peuple aficionado.

La légitimisation de la corrida passe par des arènes pleines lors de nos férias françaises, et une grosse capacité de mobilisation hors féria!
Ainsi l’intégrité de la Corrida, sa diversité, doit être respectée dans nos arènes françaises et plus particulièrement dans les arènes de 1ère catégorie, d’où seules ressortent Vic et Bayonne qui restent dignes de leur rang.
Pour cela, l’Aficion jeune doit réellement devenir le garde fou de cette culture du toro qui est la nôtre. Beaucoup de clubs taurins l’ont compris et aident à l’émergence de cette nouvelle génération d’aficionado, mais les municipalités et empresas, elles, ne l’ont pas encore tout à fait pris en compte…


mercredi 9 novembre 2011

Lea Vicens, Reg'Arts


La vie est faite de belles rencontres hasardeuses.
Celle avec Léa était programmée sans l’être réellement. Je l’ai croisée au moment de boire un petit noir sur la terrasse d’un café de Nîmes. « Je viens de finir ma première saison tauromachique, je suis contente », me glisse-t-elle. Léa monte à cheval et tue des taureaux. Premier bilan espagnol : 17 corridas, 30 oreilles et deux queues coupées. La petite sœur d’Antoine, l’ami de mon frère, est disponible pour échanger.

Reg’arts sur une graine de star à cheval.
Depuis 5 ans, Léa vit en Andalousie à Cazallà de la Sierra, non loin de Séville. « Du lever du soleil au coucher, je m’occupe des chevaux et de leur dressage », me dit-elle à propos de son emploi du temps. Léa est salariée chez un des plus grands éleveurs de chevaux d’Espagne, les Perralta. Le matin, elle s’occupe de leurs chevaux et l’après-midi des siens. Léa possède 12 chevaux qu’elle dresse elle-même.
Elle a pour voisins : Morante de la Puebla ou Diego Ventura. Des figuras de la tauromachie moderne.

« Personne ne croyait en moi »
« Au début les espagnols ne croyaient pas en moi. Ils ne me prenaient pas trop au sérieux », explique Léa. Pourtant à force de travail et d’abnégation, elle a su s’imposer dans un pays étranger et un milieu très masculin. Elle démontre également à ses parents que sa passion n’est pas un caprice d’enfant. « Je me suis faite toute seule ». D’ailleurs, cette passion du cheval est née très tôt chez Léa.
« A 4 ans je montais un poney qui s’appelait Ourasi », indique la fille de Jacques, qui fût longtemps responsable de la promenade de poneys des jardins de la Fontaine.

Elle côtoie les chevaux de la maison familiale. Hervé Galtier, son prof de sport au collège de la Révolution, lui met le pied à l’étrier et la fait entrer dans le monde taurin. Elle découvre ainsi la cavalerie Bonijol qui lui permettra d’être Alguazil (représentant du président de la corrida en piste) dans les arènes de Nîmes.

La lycéenne du lycée Daudet poursuit des études de biologie à la fac mais très vite elle se dirige vers l’Andalousie pour proposer à un éleveur de chevaux de travailler pour eux au plus bas de l’échelle.

Les arènes de Nîmes, un rêve devenu accessible. Alors que notre entretien se déroule à quelques pas seulement des arènes de Nîmes, je ne doute pas du rêve de Léa de venir avec ses chevaux fouler le sable de sa ville. « Je ne me sens pas prête encore. J’ai besoin de faire encore une bonne saison en Espagne et puis après je verrai si c’est opportun », me précise avec beaucoup d’humilité la réjoneadora. Cette jeune va devenir la future « Marie Sara » en somme. « Je n’aime pas trop cette étiquette car je veux être moi-même ». Tout en reconnaissant que Marie Sara a apporté beaucoup à la tauromachie à cheval, Léa veut défendre son style : « J’aime bien faire les choses propres avec des chevaux bien dressés, une tauromachie de face, plus récente et très élégante ».

Qu’est ce qui peut arrêter Léa et ses chevaux dont Samouraï, Botero, Gazelle et Caramello ? Rien tant la lucidité de Léa est bonne sur le chemin qui lui reste à parcourir. Un chemin fait de sueurs, de poussières avalées, de chutes, d’heures passées à faire et à refaire un geste, une posture, d’amour des chevaux, de patience et de ténacité. « C’est une fille très discrète, très travailleuse avec qui je ris beaucoup», indique Agathe l’une de ses amies depuis le collège.

Si les Nîmois voient son nom à un cartel des arènes, nul doute que Léa Vicenz se sentira prête. Le rendez-vous est pris. Ses parents, ses amis et ses fans commencent déjà à frissonner en l’imaginant entrer aux sons de Carmen sous l’horloge de notre Plaza.


Jérôme Puech

Les Jeunes Aficionados nîmois

De la mobilisation pour la défense de la tauromachie du 11 Septembre 2010 à Nîmes et Arles est né un mouvement...
LES JEUNES AFICIONADOS NÎMOIS!

De l'avis de tous, cela a été la première fois depuis bon nombre d'années que l'aficion nîmoise voit naître une nouvelle génération d'aficionados...
En effet, depuis bon nombre d'années, un constat se faisait et il était fort inquiétant... les arènes se vidaient de leur jeunesse...
Force est donc de constater que cette année 2010 (et plus particulièrement depuis les évènements catalans) a vu émerger une nouvelle vague de l'aficion dans ses arènes du Sud de la France.

Ainsi, les arènes comme celle d'Arles, Béziers, Dax ou encore Istres et Vic ont réussi grâce à une politique taurine tournée vers la jeunesse à faire naître cette nouvelle génération pleine de potentiel! Une génération formée au sein même de nos arènes, par leurs grands-parents, leurs parents, ou proches.
Cette politique de prix pour un meilleur accès aux corridas pour les jeunes a donc été un véritable succès!

De même, les réseaux sociaux jouent un rôle prépondérant dans ce renouvellement des générations. Sur facebook; on peut voir fleurir de plus en plus de groupes de jeunes aficionados regroupant de plus en plus de monde, et capables de débattre, en toute sérénité et avec aisance face aux mensonges des antis!

Le groupe 2 000 jeunes pour défendre la corrida en est un véritable exemple! Et en moins d'un mois le groupe a atteint les 8 000 membres!
Aujourd'hui, l'aspiration de ce groupe est de faire émerger une grande formation de jeunes aficionados français afin d'impulser un dynamique au mouvement des aficionados de corrida et prouver au monde entier que la corrida est loin d'être atteinte par son ancienneté mais qu'au contraire, elle évolue et plutôt favorablement même...

BONNE NOUVELLE POUR L'AFICION FRANÇAISE,

MESSIEURS LES ANTI-TAURINS, A VOS MOUCHOIRS!!!