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mercredi 3 avril 2013

Musica del Arte Torero - Orchestre Chicuelo

Musica del Arte Torero par Corentin Carpentier

« Musica del Arte Torero », tel est le nom du nouvel album du célèbre et mythique Orchestre des Arènes de Nîmes et d’Arles (entre autre !)…. j’ai nommé la Peña Chicuelo.
Dans ce nouvel opus, de la nouveauté, des pasodoble prenants qui nous laissent songeurs et rêveurs …

La tauromachie est faite d’Art, de combat, et d’émotion ; dans ce nouveau Cd « Musica del Arte Torero», Chicuelo nous permet d’y retrouver tous ces ingrédients au travers des incontournables pasodoble (17 au total) qui ont marqué les plus grandes faenas, les plus difficiles combats, et porté en triomphe les plus méritants de nos légendaires toreros.

Ah qu’il est bon de fermer les yeux sur la piste Nimeño, la Concha Flamenca, l’Encantada version banda, ou encore Juan Bautista en s’imaginant les arènes ensoleillées de Nîmes ou d’Arles pleines à craquer, l’odeur des cigarillos et les « Olé » prononcés en cœur par un public conquis tant par la faena du maestro que par la douce mélodie qui descend de la tribune du chef d’Orchestre Rudy Nazy.
Bref des pasodoble divers et variés bons pour le cœur. Des mélodies pour l’Aficion que l’on écouterait en boucle sans jamais se lasser du rythme, de la douceur unique et du temple qui se dégage des faenas musicales de l’Orchestre mythique qu'est Chicuelo !

Olé les artistes !

Corentin Carpentier et les Jeunes Aficionados nîmois

dimanche 2 septembre 2012

Vendanges 2012, Les Yeux du monde taurin braqués vers Nîmes

Les Yeux du monde taurin braqués vers Nîmes ! par Corentin Carpentier

Les 13, 14, 15 et 16 Septembre à Nîmes c’est les Vendanges et sa traditionnelle Féria ! Vous me direz et alors ? La Terre ne va sûrement pas s’arrêter de tourner ! Je vous répondrais évidemment que Oui, mais qu’une chose est sûre, les yeux de nombreux terriens seront rivés vers la Rome Française qu’est Nîmes ! Pourquoi cela ? Car la Féria des Vendanges à Nîmes a pris une tournure historique lors de l’annonce des Cartels qui composeront cette édition 2012 ! Un grand crû je vous dis !
Vous allez pouvoir marier à chaque corrida un grand crû !!!

Jeudi soir, nos Arènes s’ouvriront pour une novillada de luxe ! Les trois novilleros du moment présents pour le même cartel ! Fernando Adrian dont la saison 2013 devrait accueillir son alternative, est arrivé à maturité, le jeune Valencian Roman révélation de la temporada espagnole, et le jeune Arlésien Juan Leal, numéro 1 de l’escalafon des novilleros ! Face eux, des novillos de Fuente Ymbro, dont le piquant ne devrait pas décevoir les aficionados ! A accompagner d’un vin jeune offrant une intensité de fruit et un éclat qui ne se retrouvent dès fois plus après.

Le Vendredi soir accueillera la dernière à Nîmes du matador landais Julien Lescarret dans un Mano a Mano inédit face à Javier Castano triomphateur de la Féria de Pentecôte 2012 lors du désormais historique seul contre 6 Miuras ! Face à eux, les souvent exigeants toros de la ganadéria française de Margé. Un bon rouge bien charpenté fera l’affaire car competencia il y aura! En plus, pour la dernière du français dans l’amphithéâtre romain, il parait que la couleur c’est le Fuchsia ! Alors tous à vos tee-shirt !!

Le Samedi après midi, un mano a mano décoiffant entre Morante de la Puebla artiste baroque capable d’inspirations qui feraient sombrer Bacchus dans l’ivresse la plus totale, et José Mari Manzanares, matador fin et élégant dont les mises à mort à recibir* (*en recevant la charge du toro) sont enviées par la plupart ! Seule interrogation de ce mano a mano, les toros de Victoriano del Rio, pas vraiment un élevage régulier ces dernières années… A déguster avec un rouge léger et fruité.

Le Dimanche matin, il est réellement possible que la planète s’arrête de tourner à l’occasion de l’évènement majeur de la temporada 2012 !! José Tomas, considéré comme un Demi Dieu par une grosse frange de l’Aficion affrontera seul 6 toros de ganadérias différentes (Cortes - Victoriano del Rio - El Pilar - Garcigrande - Jandilla et Parladé tous d'Encaste Domecq) Les billets sont tous vendus depuis maintenant 1 semaine, et le nombre d’abonnements hallucinant pour cette Féria (on parle de 8 000 !) est directement lié à cet évènement majeur ! On pourra néanmoins craindre de l'unique présence de l'encaste MacDomecq, qui se révèle souvent estoufadou ces dernières années! Alors les toros le veulent, à déguster avec un grand Bordeaux !

Dimanche après-midi pour clôturer, place au moderne, à la tauromachie de domination et au toreo ! Mano a Mano encore avec d’un côté le numéro 1 depuis près de 10 ans, Julian Lopez « El Juli » dont on dit qu’il est né torero, et de l’autre le numéro 1 français depuis près de 5 ans désormais et sa formidable saison 2007 qui l’a révélée aux yeux du monde taurin, Sebastien Castella. Avec eux les toros de Daniel Ruiz (collaborateurs par excellence des figuras del toreo). Après-midi où un petit verre de Rioja devrait faire l’affaire pour bien finir ces Vendanges 2012 !

Bref vous l’aurez donc compris ! Les Vendanges 2012 à Nîmes s’apprécieront avec de bons vins car le crû s’annonce excellent ! Attention tout de même à consommer le tout avec modération ! Car il ne faut pas oublier que si l’élément numéro 1, le Toro n’est pas présent, la gueule de bois vous attend au tournant !


lundi 4 juin 2012

La fougue de la Jeunesse

La fougue de la jeunesse par Corentin Carpentier



Il m’a fallu quelques jours, quasiment une semaine, pour décider d’écrire cet article. Parce qu’à chaud les réactions ne sont jamais ce qu’elles doivent être, et puis parce que la polémique qui a suivi la réaction surprenante de Simon Casas a pris une tournure qui ne me plaît guère.
Je ne reviendrais pas sur l’histoire que vous aficonados lecteurs de ce blog, vous devez connaître, histoire où l’empresa nîmois a de manière navrante influencé la présidence du jour sur l’obtention d’un trophée au matador Luque, dont il est apoderado au passage, et ce à l’encontre même du règlement taurin et de l’éthique de la tauromachie.
La tauromachie, c’est un condensé de sentiments, d’émotions, c’est être à fleur de peau, et ressentir avec encore plus de sensibilité et de passion ce qu’il se passe dans l’arène.
Cela entraîne d’ailleurs des réactions plus ou moins vives, plus ou moins critiques selon l’aficionado, et c’est d’ailleurs ce qui fait un tout entre aficionados : les aficionados silencieux, qui vivent leurs corridas intérieurement, qui ne s’expriment jamais à chaud, et ceux, qui vont avoir tendance à exprimer sur le moment présent ce qui les enchantent, ou ce qui les scandalisent.
Lundi soir, touché dans ma vision de ce que doit être la tauromachie, et blessé de voir les arènes de Nîmes tomber dans un excès de "notre Simon Casas International", j’ai exprimé comme beaucoup dans les gradins mon mécontentement, en suivant mes convictions, avec cette fougue qui caractérise la jeunesse, qui te dit de ne pas te taire, et de tout simplement t’exprimer, parce que c’est ce que tu penses.

Cette position est la mienne, et en aucun cas celle du Club Taurin des Jeunes Aficionados nîmois et de ses adhérents. Nous avons tous nos avis, chacun respecte les idées et la vision de l’autre, mais notre combat ne se situe pas à ce niveau.

Ainsi les Jeunes Aficionados vont continuer à se battre pour la défense et la promotion de la Fiesta Brava à Nîmes et dans le Gard, en amenant les plus jeunes aux arènes, en leur donnant le goût de la tauromachie, en leur donnant l'envie de se battre pour leur Culture.
Les cartels étoiles des Vendanges permettront sûrement, avec une politique taurine à destination des jeunes dont nous avons vraiment besoin, de continuer le travail de transmission de l'Aficion entre les moins jeunes, et les plus jeunes d'entre nous!

Alors au delà même de nos sensibilités tauromachiques, nous ne devons pas oublier que notre but doit être de :
DÉFENDRE LA FIESTA BRAVA! Et que tout cela passe par de l'intégrité, de l'imprévu, du combat, de l'émotion, des rires, des larmes, de l'art, de la Culture, des Toros, des Matadors de Toros, des Piques, des Banderilles, des Trinchera, des Naturelles, des Derechazos, des Pecho, des Recibir, des Volapié... de la Tauromachie dans sa globalité et sa diversité en fait!


mardi 24 avril 2012

Réflexion sur les Festivals...

Réflexion après le dernier festival de l’AMTF à Châteaurenard par Alexis Paris


Apres le dernier festival de l’Association des Matadors de Toros Français à Châteaurenard, le week-end dernier, qui a vu M. Carpentier, président des Jeunes Aficionados Nimois faire ses débuts [prometteurs] au palco, une question m’est venue à l’esprit.
[Premier Brindis de Morenito de Nîmes à Corentin Carpentier président des Jeunes Aficionados nîmois au festival de l'AMTF à Chateaurenard - Photo Alex Blanco]

Comment présider ces courses, souvent organisées pour la bonne cause, sans détériorer l’esprit de la corrida et sans vexer un public venu passer un moment festif, ou des acteurs à l’égo parfois un peu trop développé ?

En effet, lors de ces manifestations, plusieurs parties s’opposent :

D’un côté, les spectateurs « puristes » aficionados avertis, qui, n’omettant pas le caractère léger du festival, ne viennent pas pour voir une cascade d’oreilles coupées ou d’indultos sans valeurs.

De l’autre, une partie de l’assistance qui vient au contraire surtout pour le côté festif de ces évènements et qui peut se sentir lésée si chaque maestro ne coupe pas ses deux oreilles forfaitaires.

Mais que penser de la partie du public, novice dans le domaine, et qui profite des prix généralement avantageux pour assister à sa première corrida ? Comment va réagir le spectateur lorsqu’il se rendra à une corrida formelle où les oreilles seront plus rares et les rencontres à la pique de vrais rencontres ?

C’est pourquoi je ne pense pas que les festivals taurins doivent être la porte ouverte à toutes les fenêtres car c’est lors de ces manifestations que le futur aficionado va se former au règlement taurin.

Une solution, pour ne pas froisser les maestros comptants sur ces rendez-vous pour gagner en confiance et ne pas bafouer le règlement taurin, serait de n’attribuer qu’une vuelta à chaque matador, et aucun trophée.

Ainsi, le caractère de festival serait vraiment dissocié de la corrida formelle pour les novices, et l’aspect «match amical » entre les professionnels taurins renforcé.

Peut-être une idée à creuser et qui poursuivrait le débat sur l’adaptation de la corrida à la modernité...

[Belle pose de banderilles de Miguelito lors du Festival de l'AMTF à Chateaurenard - Photo Alex Blanco]


Alexis Paris

lundi 16 avril 2012

Petit toro nous te pardonnons la vie, mais on ne sait pas ce que tu vaux... RETABLISSONS LA VERITE!

Petit toro nous te pardonnons la vie, mais on ne sait pas ce que tu vaux... RÉTABLISSONS LA VÉRITÉ! par Corentin Carpentier



Au risque de me faire traiter d'Ayatollah par ceux qui ont la critique facile, tant pis, je préfère être considéré par certains comme un intégriste et rester intègre et droit dans mes bottes.

A Nîmes dimanche, une marche de plus a été gravie dans la dévaluation de la Fiesta Brava et de son intégrité! Pourquoi? Parce qu'on a indulté?
Je répondrais NON et OUI!

Non tout d'abord parce que l'indulto en soit, n'est pas un gros mot, mais un moment de grand ferveur, de communion, de beauté, de joie, qui est exceptionnel mais que tout aficionado rêve de pouvoir vivre!
Tout aficionado rêve de voir sortir du toril ce fauve tant admiré, mais également tellement craint. Un toro qui inspire la peur à toute une cuadrilla. Un toro qui se rend maitre du ruedo. Un toro qui se met au centre de l'arène en toisant l'arène en attendant d'en voir un venir le défier sur son "terrain". Un toro qui à la pique, va à la cavallerie trois, quatre, cinq fois avec toujours autant de violence et de méchanceté. Un toro qui combat avec caste lors de la faena...
Mais rien de tout cela n'a eu lieu à Nîmes à l'occasion de la Primavera des Aficionados ce dimanche... Pourquoi?? Parce que c'était lors d'une novillada non piquée pardi!!!
PETIT RAPPEL DU REGLEMENT mes amis lecteurs, aficionados avertis ou simple curieux :
Article 84 du Réglement Taurin Municipal français ( http://www.uvtf.com/reglement-taurin/reg… ) :

Lorsqu'un animal aura mérité d'être gracié en raison de son excellente présentation et son excellent comportement dans toutes les phases du combat sans exception, notamment en prenant les piques avec style et bravoure, le Président pourra dans les circonstances qui suivent, accorder cette grâce afin que l'animal puisse être utilisé comme « semental », après les soins nécessités par son état physique et ses blessures, et participer ainsi à la préservation et l'amélioration de la race et de la caste de l'espèce.
La grâce devra être demandée majoritairement par le public ainsi que par le matador concerné qui en manifestera expressément le désir. Il sera de plus indispensable que le ganadero ou le mayoral de l'élevage concerné fasse connaître son accord pour l'intermédiaire d'un alguazil.

Article 73 – 11ème alinea

Aucun toro ne pourra obtenir la « vuelta al ruedo » (tour de piste post mortem) ou « l'indulto » (grâce du président) s'il n'a pas fait preuve d'une bravoure suffisante à la pique.


Alors comment un Ganadero peut demander un indulto sur une NON piquée et le Président du jour l'accepte?!
Un indulto ça a de la valeur, un côté exceptionnel qui vient récompenser le dur travail d'un ganadero! Une récompense quand le TORO ou NOVILLO a été brave au cheval, et s'est battu avec caste durant la faena!
Quelles valeurs sont transmises au public jeune présent lors de cette novillada non piquée?
Cet indulto montre bien le chemin sur lequel la tauromachie se dirige ! Vers la récompense de la seule noblesse, des toros qui collaborent avec l'homme et plus des toros qui sont braves et se battent avec caste, et qui eux, seront réduits à mourir en braves dans l'arènes, entrainant derrière eux la fin du toro de combat au profit d'un spectacle aseptisé, à l'image de notre société me direz vous!

Aficionados d'expérience! Jeunes Aficionados! Nous nous devons de ne pas accepter ces dérives !
Nîmes devrait être la vitrine des valeurs éternelles de la Tauromachie, de ces valeurs qui ont permis à la Fiesta Brava de traverser les siècles, les époques et les générations! Mais au lieu de ça, elle se porte caution de ces dérives scandaleuses qui nous mènent DROIT DANS LE MUR...

Pour que nous puissions nous aussi voir nos enfants grandir, et aller aux arènes assister aux corridas, il est temps de se réveiller, il est temps de ne plus être la majorité silencieuse!!! INDIGNEZ VOUS! NE CAUTIONNEZ PLUS CE GENRE DE SPECTACLES!

mercredi 11 avril 2012

Le courage de la parole donnée...

Le courage de la parole donnée... par Corentin Carpentier


Voila qu'à Arles durant le week-end pascal, est désormais passée la première grosse Féria de la temporada dans le Sud Est, et en France globalement.

Une Féria dont on attendait beaucoup puisqu'elle était la première à appliquer les mesures décidées durant la trêve hivernale de baisse de 20% des cachets des figuras les mieux payées entre les 7 arènes de 1ere catégorie françaises (Arles, Bayonne, Béziers, Dax, Mont de Marsan, Nîmes, Vic).

Luc Jalabert, de manière courageuse, et face à l'abnégation des principales figuras de ne pas voir leurs cachets baisser (dans une période de crise majeure il faut le rappeler), a donc décidé d'appliquer les décisions prises cet hiver, et en substituant ces starlettes pour des matadors de toros qui ne demandent qu'à avoir leur chance et face à eux la remise en avant du Toro, les cartels présentaient une certaine originalité.

Bilan de cette Féria donc, plutôt mitigée, mais loin d'être inintéressante sur plusieurs points :
Le retour de Juan José Padilla en France QUELLE ÉMOTION!! Il n'a rien perdu de ses qualités, et a beaucoup plu, surtout à gauche.



Du côté des novilleros, Cayetano Ortiz a une main gauche de valeur, et Fernando Adrian a la classe des grands, quoi qu'assez stéréotypé, à voir ce qu'il sait faire face à des toros qui demandent les papiers.

Sur le cartel dit des "papy" les roumegaïres et absents auront eu tord, car Ruiz Miguel sur ses deux toros nous a montré sa technique encore intéressante malgré son âge et ses superbes naturelles qui ont fait chavirer le public, et Victor Mendes s'est montré bon lidiador à son premier avant de flancher physiquement à son second.

Dimanche, notre français Tomasito montre qu'il a du courage, et de l'avenir malgré un sorteo et une mauvaise corrida des Frères Jalabert.

Sur les Miuras, Castano et Robleno aiment à nous rappeler que la Corrida c'est 3 tercios, et aiment les mettre en valeur, on se régale sur les deux premiers toros avant de sombrer dans l'ennui d'un lot de Miura hors du coup... Medhi Savalli met beaucoup de joie dans ce qu'il fait, mais n'est pas en réussite sur le sorteo, le plus mauvais de la corrida.

Enfin Lundi en clôture, Thomas Dufau de valor à son premier, mais qui laisse le public froid, perd une oreille qui aurait pu être légitimée suite à la première d'Ivan Fandino.
Ivan Fandino qui lui, confirme tout le bien que l'on (je) pense de lui! Lidiador, technique, temple, toreo de verdad, tous les élèments qui font d'un matador un BON matador étaient réunis, sauf peut être l'émotion d'un lot du Fuente Ymbro décevant...

En conclusion de cette Féria donc, nous n'avons pas perdu au change du côté des hommes,les Padilla, Juan Bautista, Sebastien Castella, Ruiz Miguel, Tomasito, Javier Castano, Fernando Robleno, Thomas Dufau et Ivan Fandino ont tenu leur rang et ont prouvé que la présence systématique des figuras du G10 n'était finalement pas indispensable.
Côté toros par contre, le tout fut plutôt décevant et fade, sauf peut être les Conde de Mayalde et les sobreros de réserve d'Antonio Palla... Comme quoi, rien n'est écrit en tauromachie, nous attendions des Miuras, et des Fuente Ymbro des merveilles, ils nous ont déçu... mais à charge de revanche puisqu'ils auront l'occasion de se rattraper lors des 60 ans de la Féria de Nîmes!

En attendant, je tire mon chapeau à Luc Jalabert pour sa Féria, le taux de remplissage des Arènes devrait le conforter dans son choix d'avoir construit une Féria courageuse et sans paillettes ni bling bling!

SUERTE

lundi 2 avril 2012

LES CARTELS de la 60 ème Féria de Nîmes

Par Corentin Carpentier



CORRIDA - MERCREDI 23 MAI -18h00
Toros de VICTORINO MARTIN
Diego URDIALES
Alberto AGUILAR
Joselito ADAME

CORRIDA - Jeudi 24 mai -18h00

Toros de TORREHANDILLA
PAQUIRRI
EL FANDI
JUAN PABLO SANCHEZ

NOVILLADA - Vendredi 25 mai -11h30
Novillos de VIRGEN MARIA
ALVARO SANLUCAR
JUAN LEAL
CAYETANO ORTIZ

CORRIDA - Vendredi 25 mai - 18h00
Toros de GARCIGRANDE
El JULI
SEBASTIEN CASTELLA
JIMENEZ FORTES

CORRIDA - Samedi 26 mai-11h30
Toros de NINO DE LA CAPEA
JUAN JOSE PADILLA
JUAN BAUTISTA
EL CID

CORRIDA - Samedi 26 mai -18h00
Toros de MIURA
JAVIER CASTANO

CORRIDA - Dimanche 27 mai -11h30
Toros de ZALDUENDO
JAVIER CONDE
DAVID MORA
THOMAS DUFAU

CORRIDA - Dimanche 27 mai -18h00
Toros de FUENTE YMBRO
CURRO DIAZ
MATIAS TEJELA
IVAN FANDINO (confirmation)

REJON - Lundi 28 mai -11h30

Toros de LOS ESPARTALES
PABLO HERMOSO DE MENDOZA
GINES CARTAGENA
JOAO MOURA FILS

CORRIDA - Lundi 28 mai-18h00
Toros De JUAN PEDRO DOMECQ
ENRIQUE PONCE
ALEJANDRO TALAVANTE
DANIEL LUQUE

Annonce des cartels 60ème Féria de Nîmes 1952 - 2012

Demain Mardi à 17h30 en mairie de Nîmes, Simon Casas empresa dévoilera les cartels tant attendus de la 60ème Féria de Pencôte nîmoise.




Une partie du suspens a déjà été levé puisque nous avons eu la confirmation de deux seuls contre six : Javier Castano devant les Miura, et Diego Urdiales devant les Victorino Martin, et d’un Mano a Mano d’expectation entre Ivan Fandino et David Mora devant des Fuente Ymbro.

Ces premières annonces ont beaucoup fait parler le mundillo nîmois puisque, intervenant pendant le dur conflit qui a opposé les empresas des grandes arènes et les figuras du G10. Plusieurs questions se posaient, retour vers un plus grand équilibre entre corridas de Toros de respect et corridas dites « torerista » de figuras? Cartels d’économie dans un contexte économique morose ?

Pour moi l’élément de réponse est double. Les figuras ont malheureusement usé et abusé des toros que l’on dit à roulette, et ont entrainé la corrida vers un spectacle simplement artistique et light, réduisant ainsi le toro au simple rang de faire valoir, en oubliant complètement que ce qui amène l’Aficionado aux arènes, c’est le frisson, la passion, et l’amour du toro au même niveau que celui des matadors de toros (Vergèze hier avec les Yonnet braves et encastés le prouve).
Les arènes sont donc moins remplies qu’avant (le climat économique morose joue aussi un rôle important dans cela, soyons tout de même totalement honnêtes), et seul José Tomas arrive aujourd’hui à faire le plein mais pour combien de temps encore…

Alors dans notre second élément de réponse, on peut constater que ce système à bout de souffle, conjugué au dur conflit qui a eu lieu cet hiver entre empresas d’un côté, souhaitant voir les cachets des figuras constants ou en baisse, et les figuras de l’autre souhaitant grapiller un pourcentage des droits télé de canal + toros et voulant toujours plus d’argent, a entrainé Simon Casas à Nîmes sur la piste d’un plus grand équilibre entre les corridas de Toros de respect et de figuras.

De cet élément de réponse en découle un questionnement côté nîmois, c’est la capacité de Javier Castano, et de Diego Urdiales, à ne pas faire sombrer les arènes dans l’ennuie durant les 6 toros qu’ils affronteront seuls. Malgré l’indéniable qualité de ces deux bonhommes qui ont déjà fait leur preuve sur les Corridas dures de ce type, ont-ils le répertoire permettant de pouvoir assurer l’attention des aficionados sur une Corrida ? La question se pose, et elle doit se poser, le reste est entre les mains des deux maestros.

Pour le reste de la Féria, demain nous en saurons plus sur le reste des cartels, on annonce Esau Fernandez, Thomas Dufau, Sebastien Castella, Juan Bautista et bien d'autres !

lundi 19 mars 2012

NO HAY BILLETES

NO HAY BILLETES !!! par Corentin Carpentier

Ces deux semaines qui arrivent, vont être des semaines extrêmement importantes pour l’Aficion gardoise, et pour la tauromachie dans nos petites arènes.
A Saint-Gilles d’abord le week-end du 24 & 25 Mars, avec le 5ème PRINTEMPS DES JEUNES AFICIONADOS !!


Partager l’Aficion, défendre les tauromachies, promouvoir et transmettre aux plus jeunes un patrimoine riche de traditions, d’art et de culture profondément enraciné dans notre région, sans perdre de vue les principes essentiels de liberté et de tolérance, c’est la force qui anime les 27 clubs taurins de la Coordination des clubs taurins de Nîmes et du Gard et leurs 2 500 adhérents.

Le Printemps des Jeunes Aficionados, est pour tous, un évènement propice à la découverte de cette passion de la tauromachie, dans toute sa richesse et sa diversité, qu’elle soit Camarguaise, ou qu’elle soit Espagnole.

Ce 5ème Printemps, (TOTALEMENT GRATUIT je le rappelle !) va revêtir une importance majeure pour l’Aficion gardoise et nîmoise, puisqu’en parallèle, le 24 Mars à Nîmes, aura lieu la marche pour les animaux organisée par les associations anti corrida. QUELLE MEILLEURE REPONSE DONC, A APPORTER QUE DE FAIRE LE PLEIN A SAINT GILLES ET UN NO HAY BILLETES ??!!!!

Après ce premier NO HAY BILLETES, c’est vers Vergèze et sa Féria du Rhony le 31 Mars et 1er Avril que l’Aficion devra se tourner ! En effet, après l’annulation malheureuse d’une fiesta campera sur Vergèze en Novembre dernier, les antis Corrida inondent littéralement le standard téléphonique de la Mairie de Vergèze d’appels insultants, et son serveur de mails de menaces afin de faire craquer le personnel municipal et donc d’entraîner l’annulation de la Féria du Rhony !


Mais tout cela n’est rien, puisque l’Aficion que nous sommes sera mobilisée pour la Corrida du 1er Avril, intégrant le concours « Toros de France », avec une course de Yonnet pour les matadors de Toros GUILLERMO ALBAN - LUIS GONALES & JONATHAN VEYRUNES. Un cartel de qualité, qui ne devrait pas décevoir les présents !
Nos petites arènes sont le cœur même de l’enracinement de la Fiesta Brava dans nos territoires, Vergèze en est un des exemples, et il nous faut être conscient de ce besoin de solidarité dont le Club Taurin Fiesta Brava, le Club Taurin Lou Mintaü et la municipalité ont besoin aujourd’hui !

MA CONCLUSION est donc claire et simple :

FACE A LA PRESSION SUR LA MAIRE DE VERGEZE PAR LES ANTIS CORRIDA, LE 31 MARS ET 1er AVRIL TOUS à Vergeze pour une Feria de cœur et d'Aficion, une Feria de passionnés et une Feria pour les aficionados, afeciouna & festaïres ... et c'est l'essentiel !!
L'Aficion doit être plus que jamais mobilisée et nombreuse durant ce week-end !!!!!!! Ne laissons aucune marge de manœuvre aux antis.

NO HAY BILLETES !!! Parlez en autour de vous, diffusez, et mobilisez !!!!

lundi 12 mars 2012

Charité, Foi, Espérance

FOI, CHARITE & ESPERANCE par Corentin Carpentier



FOI, CHARITE, & ESPERANCE, ces emblèmes sont ceux portés par la Croix Camarguaise et imaginés par le Marquis de Baroncelli. Cette croix symbolise à elle seule la « Nation gardiane ».
Mais en me penchant sur ces trois notions, je me suis attaché à mettre en application ces trois notions là dans un contexte plus global, celui DES CULTURES TAURINES, et plus seulement camarguais.

FOI : Parce que la foi, ou le Fé comme on dit chez nous, est l’essence majeure de notre Aficion. La foi dans le spectacle auquel nous allons assister, la foi dans le taureau, la foi dans le matador ou le raseteur qui joue sa vie sous nos yeux, la foi dans cette culture qui mélange tragédie et art, que représentent les tauromachies chez nous, ce combat entre la vie et la mort.

CHARITE : Parce que la charité chez l’aficionado, c’est être prêt à tendre la main à son prochain, c’est soutenir les causes les plus nobles. Que ce soit pour les sinistrés de Sumène il y a quelques années à Nîmes, que ce soit pour Haïti plus récemment avec le geste de Sébastien Castella, que ce soit avec le Club Taurin de Rodilhan Toro y Caridad, ou que ce soit face aux menaces des antis Corrida sur le Féria du Rhony de Vergeze.(rejoignez l’évènement facebook de soutien! http://www.facebook.com/events/286422634756135 MOT D’ORDRE : NO HAY BILLETES !) Cette solidarité sans laquelle, notre culture ne serait plus ce qu'elle est, belle, solidaire, diverse et pleine de cœur.

ESPERANCE : Est-il besoin de croire pour espérer ? La croyance en Dieu est source d'espérance. La croyance aux valeurs portées par la tauromachie que sont le courage, la persévérance, le respect, la foi, & le cœur sont sources d’espérance pour nous aficionados. Espérer, c’est donc croire, croire en cette passion, cette vie, cette ambiance qui règne autour de la culture du taureau qu’est la nôtre, dans le Sud de la France.

« Maintenant donc, ces trois-là demeurent, la foi, l’espérance, et l’amour mais l’amour est le plus grand. »


[Illustration d'inspiration, aimablement autorisée par Julien S. Toril d'Artistes à Nîmes galerie d'Art taurin http://www.torildartistes.com/ ]

lundi 5 mars 2012

Fuerza Padilla

FUERZA PADILLA par Corentin Carpentier




Le retour de Juan José Padilla ce dimanche à Olivenza ne peut que nous laisser admiratifs du courage avec lequel, le cyclone de Jerez s'est remis de sa terrible blessure à Zaragoza, en Octobre dernier en banderillant un toro de Ana Romero.

Deux fois une Oreille, qui permettent à Juan José Padilla d'écrire encore un peu plus l'histoire de la tauromachie. Cette histoire où tant de Matadors de Toros ont souffert, et ont été meurtris dans leur chair par la corne du taureau.

Juan José Padilla s'est remis en 5 mois de cette blessure à l’œil là où la plupart d'entre nous, en aurait mis le double.
C'est ici que s'écrit la légende de la tauromachie, cette discipline qui porte en elle la Vie & la Mort, la Joie & la Peine, le Bonheur & la Souffrance ...

La tauromachie, c'est l'émotion, le sentiment, et ce qu'a fait Juan José Padilla dimanche à Olivenza, à moi, cela me donne des frissons, cela me rend heureux pour lui et sa famille, cela me donne encore plus envie d'aller aux arènes pour ressentir toutes ces émotions qui font de nous des Hommes, des Aficionados, et des amoureux de la Fiesta Brava.
Pour toutes ces valeurs qui sont les nôtres :
courage, persévérance, respect, & coeur => FUERZA PADILLA!!!

lundi 13 février 2012

Attention! Danger!!

Attention! Danger!! Liberté pour nos traditions. par Corentin Carpentier

[Les Jeunes de Saint Gilles en défenseurs de nos traditions]



Je me suis rendu à l'audience de la Cour d'Appel de Nîmes la semaine dernière suite à la condamnation en nom propre à 3 mois de prison avec sursis et d’importants dommages et intérêts, d'Enry BERNARD et Jean SPALMA; Elus sur la commune de Le Grau du Roi suite à un accident survenu pendant la fête locale en septembre 2006.

La problématique qui se pose dans ce procès, et qui cristallise les tensions ces dernières années dans les villages du Gard et de l’Hérault organisant des spectacles taurins de rues, c’est la Sécurité des parcours. Que ce soit abrivado, bandido, encierro, ce mot est aujourd’hui sur toutes les lèvres !

Sécurité pourquoi ? Y avait-il une recrudescence des accidents durant nos manifestations taurines ou est-ce seulement un mot à la mode dans la pensée unique anglo-saxonne qui brouille tellement l’image de nos traditions?

- Alors certes, les chiffres ont montrés une augmentation croissante du nombre d’accidents depuis quelques années, mais ils montrent aussi que le nombre de manifestations ayant connu une forte multiplication, à proportions égales donc, il n’y a pas plus d’accidents qu’avant.
- Sur le mode de pensée anglo saxon, la tendance aujourd’hui est à une standardisation totale de nos modes de vies. Bye bye les cultures locales, c’est une culture mondiale que l’on doit promotionner… Alors pour alourdir petit à petit, le mode d’organisation de nos spectacles taurins, nous voyons pousser depuis quelques années, de multiples réglementations nouvelles qui tendent à imposer toujours plus de sécurité dans nos manifestations taurines.

Mais justement, ce trop plein de normes sécuritaires durant nos festivités est un danger majeur pour les spectateurs et amateurs de bouvine! En effet, à trop se sentir en sécurité, les spectateurs oublient que ce sont des Taureaux sauvages qui courent dans nos rues et les accidents arrivent donc plus vite!

Les traditions taurines dans nos régions du Sud de la France sont des traditions qui ont pour acteurs majeurs ; des animaux sauvages et dangereux, vouloir effacer ce risque de nos manifestations c’est entrainer irrémédiablement la fin de celles-ci
.

Il nous faut donc aujourd’hui réussir à être soudés, attentifs, toujours aussi passionnés, mais surtout, il nous faut se prévenir de la technocratie de la Justice qui a une méconnaissance totale de notre terroir, de nos coutumes, et de nos traditions taurines comme en témoigne les Juges de la Cour d'Appel la semaine dernière !

Rendez-vous le 30 Mars prochain à Nîmes au Palais de Justice, pour l’annonce du délibéré et pour soutenir Jean Spalma et Enry Bernard !

mardi 7 février 2012

Culture de Sentimiento

Culture de Sentimiento par Corentin Carpentier

[La création d'Annick Longuet www.torildartistes.com]



La tauromachie, c’est l’éveil des sens, et c’est un tout qui crée le sentiment.
Sentiment si fort que tout ce que l’on voit peut-être touché par la grâce, par le «duende», et peut stopper net le temps. Tout, dans la tauromachie est touché par le sentiment.

La vision des Arènes, qui déboulent, au coin du boulevard, imposantes et majestueuses, Es Sentimiento.
Les premières odeurs de cigarillos, aux grilles des arènes a la cinco de la tarde, Es Sentimiento.

Les discussions enflammées, mais toujours sincères et passionnées avec son voisin d’un jour, Es Sentimiento.

Le son des premiers paso doble, joués par l’Orchestre des Arènes ; le grand frisson des premières notes de clarines démarrant le paseo, Es Sentimiento.

Une superbe naturelle coulée, temple, et harmonieuse, Es Sentimiento.

Un Toro de respect, surgissant du Toril avec noblesse, et fierté, Es Sentimiento.

La Tauromachie est un art, une culture de sentiment ; loin de toute cette routine, et société monocorde qui ne correspond pas à notre mode de vie, peuple latin que nous sommes.

L’aficionado est fier de pouvoir frissonner quand un Toro crée la panique dans le ruedo en mettant la vie du Matador en danger. Il est aussi fier de pouvoir frissonner de plaisir quand le Matador prend la pleine mesure du Toro et lui impose une faena aussi millimétrée que pleine de temple et d’un mélange d’art qui nous est souvent si difficile à expliquer…

La Tauromachie, c’est un mélange d’Art tellement classique, mais à la fois tellement moderne… Mélange de mythologie grecque & d’art baroque, de combat, de vie & de mort, de lumière, tout ceci enroulé dans la beauté d’une œuvre aussi éphémère qu’insaisissable.

Peut être que les Aficionados que nous sommes sont aussi fiers de mettre des mots sur cela parce que ce sentiment, c’est ce qui fait de nous, peuple latin, des Hommes, et une civilisation à part, pleine de sens, attachée à ses racines et prête à défendre coute que coute, sa culture et son histoire taurine.


[Creation de Pierre Anisset www.torildartistes.com]

Corentin Carpentier

jeudi 2 février 2012

Nîmes, Ville Taurine

Nîmes, Ville Taurine, par Corentin Carpentier





Depuis fin 2010 et cette fameuse initiative de la municipalité nîmoise ; Nîmes a reçu l'appellation ville Taurine dans le but bien sûr, et au-delà de l’aspect symbolique, de préserver et défendre les traditions et la culture, se déroulant autour du Taureau, DES Taureaux dans notre ville.
Alors la question que je me suis posé aujourd’hui, Nîmes est-elle vraiment une ville Taurine ?
Bien évidemment oui et je vais tâcher de vous expliquer le fond de ma pensée…
Il n’y a qu’à citer nos deux Férias, de Pentecôte et des Vendanges, évènements majeurs attendus de tous les nîmois pour se rendre compte de cette passion du Taureau, DES Taureaux qui rythme la ville durant ces Férias. Mais en dehors ses férias, Nîmes vit et respire la tauromachie 365 Jours par an grâce à ses clubs taurins. En effet, tout au long de l’année, conférence, soirées à thèmes autour de tapas de bons vins, tientas en privée, fiesta camperas, et voyages au campo, rythme la vie des Aficionados nîmois.

Ainsi passé le mois de Septembre, jusqu’en Avril et la reprise de la temporada , Nîmes bouge autour de ses clubs taurins. La Coordination des Clubs Taurins de Nîmes et du Gard est ainsi l’exemple le plus significatif de ce dynamisme avec 28 Clubs Taurins en son sein, et presque autant d’évènements taurins qui en résultent chaque mois.

Le Cercle Taurin nîmois, les Amis de Pablo Romero, les Jeunes Aficionados nîmois pour ne citer en sont les principaux artisans avec une manifestation chaque mois durant l’hiver, et qui ont eu d’ailleurs la très bonne idée de ne jamais se dérouler le même jour !
Avec l’invitation de personnalités premier rang (taurinos, artistes dont les œuvres sont liées à la tauromachie, groupes de Flamenco ou Gypsy’s), toute la panoplie culturelle de l’Aficion a los toros est présente à Nîmes durant la trêve hivernale dans une ambiance conviviale, aficionada, et nîmoise !
Un bon moyen d’améliorer sa culture taurine, et d’apprendre à mettre des mots sur notre passion.
Je ne pourrais citer comme exemple, le Club Taurin des Jeunes Aficionados nîmois, plus jeune club taurin à Nîmes, il a pour but, une fois par mois, de mettre à porter de tous, la tauromachie auprès de ceux qui aimeraient en connaître plus sur ce qu’il se passe dans l’arène, qu’ils soient jeunes, ou plus âgés. Pédagogie donc !

A Nîmes, la transmission se fait dans l’explication du non-sens de la dichotomie toriste / toreriste. Car en effet, relever de l’une ou l’autre catégorie est peut-être affaire de goût, de penchant, de sensibilité, voire de culture, mais sans doute pas de compétence. Sans compter que beaucoup d’aficionados, parmi lesquels de nombreux nîmois, refusent de trancher ce débat stérile et vont sereinement goûter les plaisirs de corridas, tantôt toristes, tantôt toreristes.

Plus de 100 ans d’histoire et de tradition taurine, un patrimoine culturel important, un tissu associatif très dense : il y a à Nîmes une trentaine de clubs taurins actifs, un musée des cultures taurines, une école tauromachique réputée, et de nombreux prácticos.
Tous ces exemples sont donc autant de choses qui prouvent que Nîmes est taurine, et majoritairement grâce à ses clubs taurins, à cette Aficion qui respire la passion, à cette Aficion qui, tant qu’elle vivra, permettra à la Culture du Taureau de prospérer.
Il se dit même que les Clubs Taurins à Nîmes, ont une telle influence, que, même si ils ne peuvent pas faire gagner les élections à un candidat, ils peuvent les lui faire perdre…

mercredi 25 janvier 2012

Menteur Menteur!

Hubert Montagner, ou juger sans y aller, par Corentin Carpentier




Voici qu’un nouveau gourou, tout droit sorti du chapeau anti-corrida vient de se positionner sur « la violence psychologique » à l’encontre des enfants qu’entraine la vision d’une Corrida.

Monsieur Montagner se permet de sortir des arguments d’un vide absolu ce qui est assez étonnant pour un philosophe de son niveau.
A la question comment avez-vous appuyé vos recherches, c’est auprès des animaux de compagnie, ou animaux dociles que Monsieur Montagner l’a fait, et sans jamais trouver cela plus intéressant de s’immerger lui-même dans l’environnement d’une Corrida afin d’être en mesure de capter cette « violence » dont serait victimes les enfants.

Faut-il rappeler à Monsieur Montagner que la Corrida peut tout autant choquer un adulte de 40, un jeune de 25 ans, ou un enfant de 12 ? La Corrida est une affaire de sensibilité, est un art qui peut être compris ou non, un combat entre la vie et la mort, une histoire de respect tout simplement.
Le philosophe Marcel Rufo exprime très bien d’ailleurs, la position des antis corrida aujourd’hui :
« Un monde aseptisée » où tout ce que ne plaît pas est soigneusement mis de côté.

Monsieur Montagner semble beaucoup plus s’intéresser au sort des animaux qu’au sort même des enfants ! A la question de savoir s’il n’y a pas d’autres spectacles à prohiber pour les enfants, il ne trouve qu’à répondre les combats de coqs !
Mais dans quel monde vit cet homme ? Ne vit-il pas dans ce monde où certains médias diffusent des séries d’affaires criminelles à 17h au retour de l’école, où la télé réalité à 18h diffuse les moments d’ébats, d’engueulades et des fois de violences entre candidats ?
Ne vit-il pas dans un monde où ; sur leur playstation, les enfants se battent sur des jeux de guerre, de Mafia, de tueurs à gage ?

Un peu de lucidité ne ferait pas de mal à Monsieur Montagner, et comme l’UNICEF France le lui a bien répondu, IL Y A D’AUTRES CHOSES PLUS IMPORTANTES à combattre aujourd’hui qu’une culture locale!!

Je suis allé aux arènes étant jeune, je vais aux arènes, je continuerai à me rendre aux arènes, c'est ma passion et en aucun cas un traumatisme.

Nous avons mis en place une PÉTITION POUR RÉTABLIR LA VÉRITÉ!! http://www.petitionpublique.fr/?pi=P2012N19707


Les Jeunes Aficionados nîmois

samedi 14 janvier 2012

Aficion hivernale

Sueno al campo...
Sòmi en païs...
Par Corentin Carpentier


Deux langages, l'espagnol et l'occitan, mais une définition commune de ce qu'est le campo ou le païs d'un élevage de taureaux : le Rêve.

Parce que nous sommes des amoureux des taureaux, et que passer l'hiver sans eux c'est tout simplement inconcevable, nous avons tous nos petits coins de paradis où aller admirer ces bêtes, ces demi-Dieux, que sont les taureaux pour nous Aficionados & Afeciouna.

Que ce soit dans la plaine de la Crau, que ce soit dans les Alpilles, ou encore que ce soit dans cette nature sauvage qu'est la Camargue, notre hiver est rythmé par le campo, par le pays et c'est très bien ainsi...

Qui d'entre nous ne trouve pas en ces coins de paradis, le lieu idéal où se ressourcer. L'endroit ou faire le plein de nature, de beauté, de paysages et de taureaux pour continuer sereinement l'hiver, en dehors des ruedos...

Il existe deux périodes pour nous Aficionados & Afeciouna, celle dans les ruedos, et celle chez les taureaux... Et celles-ci nous procure tout autant de bonheur et d'émotion car finalement, tout cela reste un tout :
L'AMOUR DU TAUREAU, la Passion d'une vie...

Voici un florilège de photos au campo!


Photos de Laure Crespy :






Corentin Carpentier :







vendredi 23 décembre 2011

Les canons de la Tauromachie survivent... dans les petites arènes

Les petites arènes font de la résistance! par Corentin Carpentier



Après le Grande Féria des petites arènes de Céret qui a crée l'évènement pour 2012 en mettant le Maestro Fernando Robleno seul contre 6 ESCOLAR GIL.



Après Orthez et sa Féria torista aux couleurs portuguaises pour 2012 (PALHA BLANCO

y VEIGA TEIXERA).



Voici Saint Martin de Crau qui dévoile ses élevages pour sa désormais traditionnelle Féria de la Crau, une Corrida de CEBADA GAGO,



et une de l'élevage français qui monte PAGES MAILHAN.






Les petites arènes seraient-elles entré en résistance et préservant au maximum les spectacles taurins de Verdad?
Il faut y croire, et j'y crois! Alors pour moi cette année, Ales (où l'on parle de deux Corridas, l'une de HOYO DE LA GITANA, et une de DOLORES AGUIRRE), St Martin, Céret entre autre, auront mon adhésion à leur politique taurine et ma présence dans leurs gradins.
Parce que le frisson doit toujours exister dans les ruedos sous peine de dénaturer l'esprit même de la Fiesta Brava et de l'affrontement entre l'homme et le Toro.

Corentin Carpentier

[sources photos :
- http://photosmotstoros.blogspot.com
- camposyruedos2.blogspot.com
- festejospopulares.net
- manonfotoblog.blogspot.com
- jies-arles.com ]

vendredi 16 décembre 2011

On fait dire à l’Aficion beaucoup de choses… & « Le coq ne chantera pas, que tu ne m’aies renié trois fois». Saint Jean 13,21-33.36-38.

par Corentin Carpentier

« Les gens ne veulent pas voir comment on tue un toro, ils veulent voir de l’art. » dixit Sebastien Castella…

« Les encastes qui « fonctionnent », qui chargent, les figuras continuent des les tuer : La Quinta, Victorino, Cuadri… Je crois que le marché est plus savant que les aficionados… » Dixit Alvaro Nunez…

« Et pourquoi faisons-nous tout ça ? Pour l’Afición, pour l’Afición, pour l’Afición ». dixit Simon Casas…

On fait dire, et on dit beaucoup de choses sur l’Aficion… Mais aujourd’hui, il est important à mon sens, de mettre les points sur les « i ».

Que pense Sebastien Castella des aficionados qui se lèvent après un grand tertio de varas conclu en musique ? Que pense-t-il des aficionados qui ovationnent un recibir parfait et demandent une oreille pour une grande mort engagée et dans les cornes ? Alors si Sébastien considère que son public est un public de touristes, qui vient seulement aux arènes pour voir un torero triompher et faire de « l’art » devant un toro à roulette, alors il ne parle en aucun cas de l’aficion, celle qui défend chaque jour la fiesta brava, le Toro et son intégrité.

Pour Alvaro Nunez, on touche là au sacro saint Toro, à son intégrité, et à « l’inintelligence » selon lui, des aficionados. Evénement majeur ! Les figuras continueraient de tuer des Victorino, Cuadri (j’enlève La Quinta tant ils n’ont quasi plus rien dans le comportement des Buendia d’antan) et autres encastes dites dures !! Heureux de l’entendre. Alvaro Nunez pourrait-il citer les endroits où il a vu ces corridas ? Car j’y réserverai mes prochains voyages !! Non mais, de qui se moque-t-on ? Le marché des Toros est composé aujourd’hui à 90% d’origine Domecq et autant dire que sur ces 90% tout ce qui a de la caste est soigneusement évité par les pseudos « matadors de toros » (voir l’exemple des Fuente Ymbro considéré désormais comme un élevage torista…).



Pour Simon Casas, on frise le fou rire ! L’Aficion, l’Aficion, l’Aficion… Comme si répéter cela trois fois (comme Pierre au moment de renier Jésus), lui permettait en quelque sorte de se persuader lui-même que l’Aficion est l’objet de son investissement.
Comme si répéter ce mot trois fois, permettait de faire oublier à quel point, dans chaque arènes qu’il gère, le niveau du Toro à considérablement baissé, pour finalement, faire de la Corrida, une mise en valeur du torero et du toreo, en réduisant le rôle du toro à celui d’un simple faire-valoir. Comme si répéter cela, par trois fois, pouvait selon lui, retourner l’Aficion de son côté. Cette même Aficion, qu’il trahit à chaque féria depuis quelques années que ce soit à Nîmes, ou Mont-de-Marsan en France, ou que ca soit à Valencia en Espagne, ou avant à Saragosse.

Beaucoup de « taurinos » parlent à la place de l’Aficion, que ce soit pour légitimer leurs choix et actions, ou que ce soit pour la critiquer quand elle demande au respect de l’intégrité de la Fiesta Brava.
Depuis des années les aficionados mettent en garde les « taurinos » sur l’affaiblissement de la Corrida de l’intérieur. Ils ont été durement critiqués pour cela et traités de « talibans ». Mais désormais, voilà qu’on agit pour l’Aficion, qu’on parle pour elle… Finalement, on s’en rend compte aujourd’hui, qui peut être le plus à même de sauver la fiesta brava ? L’Aficion, celle qui se rend aux arènes toute l’année, celle qui paye ses billets, et finalement celle qui, si elle ne vient plus aux arènes, entrainera la fin du train de vie actuel des « taurinos ». Reste à savoir si les choses vont réellement évoluer… Parce que parler à la place de l’Aficion, c’est bien plus facile que de la faire participer et intervenir dans les processus de décision…



« Le coq ne chantera pas, que tu ne m’aies renié trois fois».
Saint Jean 13,21-33.36-38.




Par Charles CREPIN

Dans un texte de Corentin Carpentier publié dans cette page, l'agacement est perceptible. Et ce qui agace Corentin, c'est la posture de certains "taurinos" qui prétendent parler ou agir au nom de l'aficion pour justifier leurs prises de positions déviantes, quand ils ne déclament pas, la main sur le coeur, combien leur engagement professionnel est inspiré par leur attachement sincère à l'Aficion... Pourtant, leur reniement des valeurs de la fiesta était consommé bien avant le premier chant du coq, quand bien-même ils connaissent ces valeurs, comme ce n'est sans doute pas cas de Sébastien. Sinon, il n'aurait pas raconté les bêtises dont on parle beaucoup depuis quelques jours...

Un récent article publié par Marc DELON sur son blog (1) m'incite à relire "Genèse de la Corrida moderne" (2). Cet ouvrage ne devrait jamais quitter votre table de chevet, tant il constitue un puissant rappel des valeurs fondamentales de la Fiesta et une réponse remarquablement actuelle aux dérives de la corrida moderne promotionnée jusqu'à l'outrance par des Sébastien CASTELLA, Alvaro NUÑEZ, et autres Simon CASAS, chacun piétinant à sa manière ces fondamentaux et reniant une aficion dont ils prétendent se revendiquer afin, en réalité, de faire prospérer leur petite entreprise.

Relisons Tio Pepe :
"le public est ravi ; les oreilles tombent. Oui, mais l'estocade... Quoi l'estocade ?... Un peu basse, non ?... Bah, on ne peut pas tout avoir... D'ailleurs, les oreilles !... Et mon coiffeur, qui est gourmand d'oreilles, est ravi. Parce que, s'il n'a pas son comptant d'oreilles, il s'estime volé. (...) Donnant , donnant. Des oreilles contre mon fric. Le toro, l'éducation taurine, j'en ai rien à foutre ! "
" Si, comme le prétend Simon CASAS (CANAL +) Le problème le plus important, en tauromachie, est celui de l'Esthétique, il est aisé de lui rappeler que point n'est besoin d'un toro commercial pour qu'un torero fasse éclore la beauté. (...) Si de nos jours Manzanares ou Mora (3) sont parfaitement capables de concevoir et de réaliser sous nos yeux un chef-d'oeuvre scuptural incontestable, ce prodige ne sera satisfaisant ni pour le coeur ni pour l'esprit. Toro soso et passes profilées = émotion absente. (...) N'en déplaise à Simon CASAS, le premier devoir du torero, est de s'appliquer à dominer le toro. Le reste, les belles séries de passes longues, viendra de surcroît. Et plus cette domination aura exigé d'efforts, plus intense sera l'émotion."
"Patience, les errements actuels ne sont pas éternels. Un jour viendra, peut-être pas si lointain, où, pour reprendre une expression chère à nos voisins, la rivière retrouvera son lit".

Sur cette dernière considération, Tio, je trouve que vous étiez optimiste...


(1) http://photosmotstoros.blogspot.com/2011/12/rien-declarer.html
(2) Génèse de la Corrida Moderne - Jean-pierre DARRACQ " el Tio Pepe - Éditions Cairn 2000
(3) Il s'agit bien entendu de MANZANARES père et de Juan MORA
PS : http://vingt-passes-pas-plus.over-blog.org/

lundi 12 décembre 2011

[Course Camarguaise, Corrida, Même Combat ?]

[Course Camarguaise, Corrida, Même Combat ?] par Corentin Carpentier



Mis à part l’absence de la mort du taureau en course à la cocarde (également appelée Course Libre, ou Course camarguaise…), nous avons deux cultures très proches, très similaires.
L’affrontement entre l’homme et le taureau est ainsi le pilier de ces deux cultures fondamentales d’un peuple du taureau qu’est véritablement le Languedoc-Roussillon.

Dans la Course Libre, comme dans la Corrida les protagonistes, raseteurs et matadors, se jouent réellement la vie, face à une bête sauvage qui ne pardonne pas l’erreur.

De ces deux cultures, la Course Libre est certainement celle qui a le plus conservé cette image de combat, car le raseteur au fur et à mesure de sa progression, gagne le droit d’affronter les cocardiers les plus sérieux et durs du circuit. Pour s’en sortir vivant, ou sans graves blessures, le reflexe n’est pas à l’artistique mais à l’envie, au courage, à la ruse et au cœur.

Côté matadors de toros aujourd’hui c’est le contraire que nous pouvons constater, l’artistique prime désormais sur le combat en lui-même, et le toro a tendance à être réduit au simple rang de faire valoir du matador. Plus il progresse dans l’escalafon, plus il obtient le droit de sélectionner les toros les plus commodes pour lui.

Alors j’en viens à l’explication de mon raisonnement. La Course Camarguaise est aujourd’hui en mal d’amour, et de mon côté, je trouve cela injuste, car la notion de combat, de danger, de cœur, et de courage y est bien plus présente, que dans la plupart des Corridas qu’il m’ait été donné de voir cette année.

Bien sur, le côté artistique doit y regagner une place plus importante comme à l’époque des Siméon, Chômel, Castro qui n’ont jamais vu la relève s’imposer, tout comme la Corrida doit redonner une place plus importante au combat, au danger, à l'émotion.

Afeciouna, et Aficionado, une histoire d’une passion, d’une culture… Celle du Taureau !

lundi 5 décembre 2011

Que devient la Fiesta Brava

Que devient la Fiesta Brava… par Corentin Carpentier



Si je devais donner une définition de ce qu’est la Corrida, je dirais sans hésiter, c’est la « Fiesta Brava » ! Pourquoi ?
Fiesta pour la fête et l’engouement populaire que la Corrida apporte en Espagne et dans nos villes taurines françaises.
Et Brava car on parle de la fête du « Toro Bravo » cette bête sauvage, quasi mythique pour le peuple du toro que nous sommes. Le taureau bravo (le public non averti des grandes arènes a tendance à l’oublier) est le protagoniste le plus important de la corrida, celui qui est à l’origine des passions les plus intenses et des sentiments les plus forts. Quand un aficionado parle du Toro Bravo, c’est admiration et peur qui se côtoient dans ses yeux. Face à cet animal puissant, cette montagne de muscles saillants armée d’une paire de cornes impressionnantes et toujours prêtes à frapper celui qui ose se présenter face à lui.

Alors, quid aujourd’hui de la fiesta brava ?
Depuis quelques années maintenant, la nouvelle génération de figuras, a progressivement imposé son modèle de toro idéal. Une bête peu armée, sans fond de caste, en fait une sélection permettant de mettre en valeur, le seul tertio de muleta (on ne peut plus à mon sens, appeler cela un tertio de mort puisque, le troisième tertio ne consiste quasiment plus aujourd’hui,[sauf dans quelques arènes irréductibles] à préparer la mort du toro mais à permettre le plus grand nombre de muletazos et l’expression artistique du matador).

Quid aussi de la profession de Matador de Toros ? Tueur de Toros ? On voit bien ces derniers temps qu’avec la présence de nombre de figuras à Quito, cela prouve la tendance d’aseptisation de la Corrida : sans émotions, juste une expression artistique où le toro n’est que le faire valoir d’un homme. L’artistique oui, mais avec une course de toros digne de ce nom TORO BRAVO, c’est mieux.

Arles, en présentant les élevages présents cette année pour la Féria de Pacques, est à saluer, car le Toro est remis au centre de l’arène, et n’est pas (plus ?) réduit à sa simple expression d’accessoire du triomphe du matador. Conde de Mayalde, Miura, Fuente Ymbro, à cela nous pouvons rajouter la ganaderia Laget Jalabert vainqueur du concours toros de France.

Espérons qu’à Nîmes, là aussi le Toro, soit de retour, mais pour cela, le dialogue avec les clubs taurins et aficionados nîmois doit être remis au goût du jour.

Les Jeunes Aficionados nîmois

Exemple d'une Corrida sérieuse et de triomphe, la grande Encierro des Fuente Ymbro à Nîmes lors des Vendanges 2011.

(Phoro de Dominique Maillot: https://picasaweb.google.com/117915965161297317279)

(Photo de Dominique Maillot: https://picasaweb.google.com/117915965161297317279)