Que devient la Fiesta Brava… par Corentin Carpentier
Si je devais donner une définition de ce qu’est la Corrida, je dirais sans hésiter, c’est la « Fiesta Brava » ! Pourquoi ?
Fiesta pour la fête et l’engouement populaire que la Corrida apporte en Espagne et dans nos villes taurines françaises.
Et Brava car on parle de la fête du « Toro Bravo » cette bête sauvage, quasi mythique pour le peuple du toro que nous sommes. Le taureau bravo (le public non averti des grandes arènes a tendance à l’oublier) est le protagoniste le plus important de la corrida, celui qui est à l’origine des passions les plus intenses et des sentiments les plus forts. Quand un aficionado parle du Toro Bravo, c’est admiration et peur qui se côtoient dans ses yeux. Face à cet animal puissant, cette montagne de muscles saillants armée d’une paire de cornes impressionnantes et toujours prêtes à frapper celui qui ose se présenter face à lui.
Alors, quid aujourd’hui de la fiesta brava ?
Depuis quelques années maintenant, la nouvelle génération de figuras, a progressivement imposé son modèle de toro idéal. Une bête peu armée, sans fond de caste, en fait une sélection permettant de mettre en valeur, le seul tertio de muleta (on ne peut plus à mon sens, appeler cela un tertio de mort puisque, le troisième tertio ne consiste quasiment plus aujourd’hui,[sauf dans quelques arènes irréductibles] à préparer la mort du toro mais à permettre le plus grand nombre de muletazos et l’expression artistique du matador).
Quid aussi de la profession de Matador de Toros ? Tueur de Toros ? On voit bien ces derniers temps qu’avec la présence de nombre de figuras à Quito, cela prouve la tendance d’aseptisation de la Corrida : sans émotions, juste une expression artistique où le toro n’est que le faire valoir d’un homme. L’artistique oui, mais avec une course de toros digne de ce nom TORO BRAVO, c’est mieux.
Arles, en présentant les élevages présents cette année pour la Féria de Pacques, est à saluer, car le Toro est remis au centre de l’arène, et n’est pas (plus ?) réduit à sa simple expression d’accessoire du triomphe du matador. Conde de Mayalde, Miura, Fuente Ymbro, à cela nous pouvons rajouter la ganaderia Laget Jalabert vainqueur du concours toros de France.
Espérons qu’à Nîmes, là aussi le Toro, soit de retour, mais pour cela, le dialogue avec les clubs taurins et aficionados nîmois doit être remis au goût du jour.
Les Jeunes Aficionados nîmois
Exemple d'une Corrida sérieuse et de triomphe, la grande Encierro des Fuente Ymbro à Nîmes lors des Vendanges 2011.
(Phoro de Dominique Maillot: https://picasaweb.google.com/117915965161297317279)
(Photo de Dominique Maillot: https://picasaweb.google.com/117915965161297317279)
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lundi 5 décembre 2011
Que devient la Fiesta Brava
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lundi 21 novembre 2011
Aficion militante
L’Aficion militante par Corentin Carpentier
Je suis aujourd’hui assez embêté, et je me retrouve en quelque sorte, le cul entre deux chaises si je puis dire.
Suite aux évènements de Vergèze, colère, inquiétude, dépit, et questionnement sur l’avenir de la fiesta brava ont été autant de phases dans lesquelles je me suis retrouvé.
Je suis jeune, mais je ne me berce pas d’illusions inutiles, j’ai mon franc parlé, et ce que je pense je le dis.
L’annulation de la fiesta campera de Vergèze le dimanche 20 novembre 2011 suite à la cyber attaque des Zantis est extrêmement embêtante et il y a plusieurs constats à faire.
Le premier, c’est que les Zantis sont de plus en plus présents sur les réseaux sociaux, et sur internet, ce qui leur permet de lancer ultra facilement, et plus ou moins discrètement des cybers actions. Ils ont lancé en secret l’opération commando de Rodilhan, le happening de la statue de Nimeno, et enfin désormais Vergèze où ils sont arrivés à leurs fins puisque la fiesta campera a été purement et simplement annulée.
Le deuxième, c’est la réaction de la Mairie de Vergèze. Elle a en effet cédé face à la pression et au harcèlement d’un groupuscule animaliste qui diffusait à tout rompre, numéros et mails de la Mairie, afin de les faire craquer psychologiquement. L’opération a réussi,et ne nous berçons pas d’illusions, la porte est désormais ouverte, ils ont fait annuler une fiesta campera, la prochaine étape, c’est une montée en puissance pour tenter d'emporter la Féria et au passage la mise en difficulté de tous les autres villages organisant ce genre de spectacle...
Le point positif, c’est pour moi la leçon retenue du rassemblement de la statue de Nimeno. Le mot d’ordre était « résistons », et nous l'avons fait!u Le 31 décembre, 300 Personnes présentes pour la Fiesta Campera de l'Aficion en réponse aux antis et à leurs manœuvres anti démocratiques.
Alors aujourd'hui nous ne pouvons plus ignorer ces manœuvres scandaleuses qui risquent de nous mener jusqu’à ne plus pouvoir organiser de manifestations taurines ailleurs que dans des domaines privés, ganadérias, ou autre !!
Oui la crainte du maire de Vergèze d’assister à de nouveaux débordements après Rodilhan était légitime c'est sûr. Mais aujourd’hui dans une société ultra uniformisée comme la nôtre, si nous évitions tout ce qui comporte des risques, et qui se démarque de la pensée unique et bien ce n’est pas bien compliqué, toute diversité sera bientôt définitivement éliminée…
Pour cela les mairies doivent prendre leurs responsabilités afin d'assurer la continuité de nos spectacles taurins tout cela dans la sérénité, arrêtés municipaux imposant un périmètre de sécurité aux alentours des Arènes afin d'empêcher les antis corrida d'approcher.
Il faut que la préfecture elle aussi prenne ses responsabilités, qu'elle ne se contente pas d'une petite déclaration à l'occasion, et qu'elle fasse respecter les lois qui sont les nôtres et qui autorisent dans le Sud de la France la Corrida. Les CRS doivent être une nécessité dans certains cas.
Enfin, NOUS, Aficionados, nous nous devons d'être présents dans nos petites arènes, celles où l'Aficion se forme, celles où naissent les plus grandes passions, car sans ces arènes là, c'est tout un système que nous déséquilibrons.
Résistons si nous voulons survivre face à ce terrorisme intellectuel.
Je suis aujourd’hui assez embêté, et je me retrouve en quelque sorte, le cul entre deux chaises si je puis dire.
Suite aux évènements de Vergèze, colère, inquiétude, dépit, et questionnement sur l’avenir de la fiesta brava ont été autant de phases dans lesquelles je me suis retrouvé.
Je suis jeune, mais je ne me berce pas d’illusions inutiles, j’ai mon franc parlé, et ce que je pense je le dis.
L’annulation de la fiesta campera de Vergèze le dimanche 20 novembre 2011 suite à la cyber attaque des Zantis est extrêmement embêtante et il y a plusieurs constats à faire.
Le premier, c’est que les Zantis sont de plus en plus présents sur les réseaux sociaux, et sur internet, ce qui leur permet de lancer ultra facilement, et plus ou moins discrètement des cybers actions. Ils ont lancé en secret l’opération commando de Rodilhan, le happening de la statue de Nimeno, et enfin désormais Vergèze où ils sont arrivés à leurs fins puisque la fiesta campera a été purement et simplement annulée.
Le deuxième, c’est la réaction de la Mairie de Vergèze. Elle a en effet cédé face à la pression et au harcèlement d’un groupuscule animaliste qui diffusait à tout rompre, numéros et mails de la Mairie, afin de les faire craquer psychologiquement. L’opération a réussi,et ne nous berçons pas d’illusions, la porte est désormais ouverte, ils ont fait annuler une fiesta campera, la prochaine étape, c’est une montée en puissance pour tenter d'emporter la Féria et au passage la mise en difficulté de tous les autres villages organisant ce genre de spectacle...
Le point positif, c’est pour moi la leçon retenue du rassemblement de la statue de Nimeno. Le mot d’ordre était « résistons », et nous l'avons fait!u Le 31 décembre, 300 Personnes présentes pour la Fiesta Campera de l'Aficion en réponse aux antis et à leurs manœuvres anti démocratiques.
Alors aujourd'hui nous ne pouvons plus ignorer ces manœuvres scandaleuses qui risquent de nous mener jusqu’à ne plus pouvoir organiser de manifestations taurines ailleurs que dans des domaines privés, ganadérias, ou autre !!
Oui la crainte du maire de Vergèze d’assister à de nouveaux débordements après Rodilhan était légitime c'est sûr. Mais aujourd’hui dans une société ultra uniformisée comme la nôtre, si nous évitions tout ce qui comporte des risques, et qui se démarque de la pensée unique et bien ce n’est pas bien compliqué, toute diversité sera bientôt définitivement éliminée…
Pour cela les mairies doivent prendre leurs responsabilités afin d'assurer la continuité de nos spectacles taurins tout cela dans la sérénité, arrêtés municipaux imposant un périmètre de sécurité aux alentours des Arènes afin d'empêcher les antis corrida d'approcher.
Il faut que la préfecture elle aussi prenne ses responsabilités, qu'elle ne se contente pas d'une petite déclaration à l'occasion, et qu'elle fasse respecter les lois qui sont les nôtres et qui autorisent dans le Sud de la France la Corrida. Les CRS doivent être une nécessité dans certains cas.
Enfin, NOUS, Aficionados, nous nous devons d'être présents dans nos petites arènes, celles où l'Aficion se forme, celles où naissent les plus grandes passions, car sans ces arènes là, c'est tout un système que nous déséquilibrons.
Résistons si nous voulons survivre face à ce terrorisme intellectuel.
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lundi 14 novembre 2011
L'Aficion jeune
L’Aficion Jeune par Corentin Carpentier
Les Jeunes Aficionados nîmois saluent le Prix remis à l’Aficion jeune cette année par le collectif Corrida France à divers jeunes qui ont œuvré cette année dans la défense de la tauromachie.
Aujourd'hui plus que jamais la corrida est au cœur de l'actualité. Les antis par leurs provocations, leur terrorisme intellectuel, notamment à Rodilhan, ont réussi à faire craquer certains aficionados qui ont malheureusement répondu violemment et déclenchés une gigantesque polémique.
Par l'interdiction de la corrida en Catalogne en 2010 et confirmée en 2011, ce fût un mini séisme qui secoua le monde taurin et qui a eu la conséquence de réveiller les mouvements anti-corrida jusque là en grande difficulté et en grave perte de vitesse. Depuis, le domicile de Monsieur Viard a été incendié par un groupuscule anti taurin, la première corrida formelle de Mimizan a été perturbée par le mouvement animaliste, la statue de Nimeno a été profanée lors de la Féria des Vendanges à Nîmes, et les antis se sont enchainés dernièrement à Rodilhan.
Alors aujourd'hui la situation de la corrida est-elle en train d'évoluer?
Deux réponses à cela ... NON & OUI…
NON tout d'abord car malgré ce qu'essaient de faire croire les anti-corrida, le vote du parlement catalan n'est autre qu'un vote de défiance des indépendantistes catalans vis à vis du pouvoir madrilène. Ce choix politique ne dupe donc personne quand à une éventuelle remise en cause de la corrida, de plus la probable inconstitutionnalité de cette loi risque de rapidement changer la donne, de même que la victoire de la droite espagnole lors des prochaines élections.
Par l'interdiction de la corrida en Catalogne en 2010 et confirmée en 2011, ce fût un mini séisme qui secoua le monde taurin et qui a eu la conséquence de réveiller les mouvements anti-corrida jusque là en grande difficulté et en grave perte de vitesse. Depuis, le domicile de Monsieur Viard a été incendié par un groupuscule anti taurin, la première corrida formelle de Mimizan a été perturbée par le mouvement animaliste, la statue de Nimeno a été profanée lors de la Féria des Vendanges à Nîmes, et les antis se sont enchainés dernièrement à Rodilhan.
Alors aujourd'hui la situation de la corrida est-elle en train d'évoluer?
Deux réponses à cela ... NON & OUI…
NON tout d'abord car malgré ce qu'essaient de faire croire les anti-corrida, le vote du parlement catalan n'est autre qu'un vote de défiance des indépendantistes catalans vis à vis du pouvoir madrilène. Ce choix politique ne dupe donc personne quand à une éventuelle remise en cause de la corrida, de plus la probable inconstitutionnalité de cette loi risque de rapidement changer la donne, de même que la victoire de la droite espagnole lors des prochaines élections.
On peut donc encore une fois s'offusquer de ces nouvelles attaques des anti-taurins à l'encontre de la tauromachie. Art faisant pourtant partie intégrante de la culture du sud de la France, de ses traditions par ses inimitables férias, et de son patrimoine par ses innombrables arènes.
Un véritable problème de respect se pose.
Comment peut-on sur la simple raison de ne pas aimer la corrida, se permettre d'essayer d'y mettre fin sans même tenir compte du fort attachement de milliers d'aficionados à cette tradition et des évènements qu'elle entraîne et qui rythment la vie de ces personnes!
Ne pas aimer la corrida est quelque chose de compréhensible et tout à fait normal car une affaire de sensibilité de chacun(e)!
Pour Victor Hugo, la corrida se résume à cela :
" Torturer un taureau, c'est beaucoup plus que torturer un animal, c'est torturer une conscience",
Un véritable problème de respect se pose.
Comment peut-on sur la simple raison de ne pas aimer la corrida, se permettre d'essayer d'y mettre fin sans même tenir compte du fort attachement de milliers d'aficionados à cette tradition et des évènements qu'elle entraîne et qui rythment la vie de ces personnes!
Ne pas aimer la corrida est quelque chose de compréhensible et tout à fait normal car une affaire de sensibilité de chacun(e)!
Pour Victor Hugo, la corrida se résume à cela :
" Torturer un taureau, c'est beaucoup plus que torturer un animal, c'est torturer une conscience",
Pour Juan-Belmonte, 1ère figura de la tauromachie moderne sa vision de la corrida c'est :
"j'ai conçu le toreo comme l'antithèse de la lutte, de la brusquerie, de la violence, de la rapidité. J'ai éprouvé le toreo comme cadence, rythme, suavité et lenteur".
"j'ai conçu le toreo comme l'antithèse de la lutte, de la brusquerie, de la violence, de la rapidité. J'ai éprouvé le toreo comme cadence, rythme, suavité et lenteur".
On voit ici tout la différence de sensibilité que l'on peut retrouver quand on évoque la corrida!
De tout temps la corrida a fasciné les esprits de manière positive ou négative, notamment chez les artistes, écrivains, philosophe (Federico Garcia Lorca, Montherlant, Picasso, Hemingway ou encore Francis Wolff) mais elle n'a jamais été ignorée, ce qui prouve donc son fort enracinement dans les mœurs du sud de la France. Tout cela lui a permis de résister au fil des années et maintenant des siècles.
Alors tout ceci m'amène à expliciter mon affirmation "OUI la situation de la corrida est en évolution".
Mais à mon sens en évolution positive!
Par positif je veux parler de la réaction identitaire des amoureux de la corrida le 21 Octobre dernier à Nîmes. En effet la mobilisation de près de 3 000 aficionados a été un geste fort à l'encontre des anti-taurins et tout cela dans le respect et dans la dignité, caractéristique même du peuple aficionado.
La légitimisation de la corrida passe par des arènes pleines lors de nos férias françaises, et une grosse capacité de mobilisation hors féria!
Ainsi l’intégrité de la Corrida, sa diversité, doit être respectée dans nos arènes françaises et plus particulièrement dans les arènes de 1ère catégorie, d’où seules ressortent Vic et Bayonne qui restent dignes de leur rang.
Pour cela, l’Aficion jeune doit réellement devenir le garde fou de cette culture du toro qui est la nôtre. Beaucoup de clubs taurins l’ont compris et aident à l’émergence de cette nouvelle génération d’aficionado, mais les municipalités et empresas, elles, ne l’ont pas encore tout à fait pris en compte…
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mercredi 9 novembre 2011
Lea Vicens, Reg'Arts
La vie est faite de belles rencontres hasardeuses.
Celle avec Léa était programmée sans l’être réellement. Je l’ai croisée au moment de boire un petit noir sur la terrasse d’un café de Nîmes. « Je viens de finir ma première saison tauromachique, je suis contente », me glisse-t-elle. Léa monte à cheval et tue des taureaux. Premier bilan espagnol : 17 corridas, 30 oreilles et deux queues coupées. La petite sœur d’Antoine, l’ami de mon frère, est disponible pour échanger.
Reg’arts sur une graine de star à cheval.
Depuis 5 ans, Léa vit en Andalousie à Cazallà de la Sierra, non loin de Séville. « Du lever du soleil au coucher, je m’occupe des chevaux et de leur dressage », me dit-elle à propos de son emploi du temps. Léa est salariée chez un des plus grands éleveurs de chevaux d’Espagne, les Perralta. Le matin, elle s’occupe de leurs chevaux et l’après-midi des siens. Léa possède 12 chevaux qu’elle dresse elle-même.
Elle a pour voisins : Morante de la Puebla ou Diego Ventura. Des figuras de la tauromachie moderne.
Elle a pour voisins : Morante de la Puebla ou Diego Ventura. Des figuras de la tauromachie moderne.
« Personne ne croyait en moi »
« Au début les espagnols ne croyaient pas en moi. Ils ne me prenaient pas trop au sérieux », explique Léa. Pourtant à force de travail et d’abnégation, elle a su s’imposer dans un pays étranger et un milieu très masculin. Elle démontre également à ses parents que sa passion n’est pas un caprice d’enfant. « Je me suis faite toute seule ». D’ailleurs, cette passion du cheval est née très tôt chez Léa.
« A 4 ans je montais un poney qui s’appelait Ourasi », indique la fille de Jacques, qui fût longtemps responsable de la promenade de poneys des jardins de la Fontaine.
« A 4 ans je montais un poney qui s’appelait Ourasi », indique la fille de Jacques, qui fût longtemps responsable de la promenade de poneys des jardins de la Fontaine.
Elle côtoie les chevaux de la maison familiale. Hervé Galtier, son prof de sport au collège de la Révolution, lui met le pied à l’étrier et la fait entrer dans le monde taurin. Elle découvre ainsi la cavalerie Bonijol qui lui permettra d’être Alguazil (représentant du président de la corrida en piste) dans les arènes de Nîmes.
La lycéenne du lycée Daudet poursuit des études de biologie à la fac mais très vite elle se dirige vers l’Andalousie pour proposer à un éleveur de chevaux de travailler pour eux au plus bas de l’échelle.
Les arènes de Nîmes, un rêve devenu accessible. Alors que notre entretien se déroule à quelques pas seulement des arènes de Nîmes, je ne doute pas du rêve de Léa de venir avec ses chevaux fouler le sable de sa ville. « Je ne me sens pas prête encore. J’ai besoin de faire encore une bonne saison en Espagne et puis après je verrai si c’est opportun », me précise avec beaucoup d’humilité la réjoneadora. Cette jeune va devenir la future « Marie Sara » en somme. « Je n’aime pas trop cette étiquette car je veux être moi-même ». Tout en reconnaissant que Marie Sara a apporté beaucoup à la tauromachie à cheval, Léa veut défendre son style : « J’aime bien faire les choses propres avec des chevaux bien dressés, une tauromachie de face, plus récente et très élégante ».
Qu’est ce qui peut arrêter Léa et ses chevaux dont Samouraï, Botero, Gazelle et Caramello ? Rien tant la lucidité de Léa est bonne sur le chemin qui lui reste à parcourir. Un chemin fait de sueurs, de poussières avalées, de chutes, d’heures passées à faire et à refaire un geste, une posture, d’amour des chevaux, de patience et de ténacité. « C’est une fille très discrète, très travailleuse avec qui je ris beaucoup», indique Agathe l’une de ses amies depuis le collège.
Si les Nîmois voient son nom à un cartel des arènes, nul doute que Léa Vicenz se sentira prête. Le rendez-vous est pris. Ses parents, ses amis et ses fans commencent déjà à frissonner en l’imaginant entrer aux sons de Carmen sous l’horloge de notre Plaza.


Jérôme Puech
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Uniformité
Par Corentin CARPENTIER
Le principal danger de notre société actuelle, est la tendance à l’uniformité de nos modes de vie. Chacun veut avoir le même niveau de vie que son voisin, et ainsi, veut directement impacter son existence.
En tauromachie, nous avons ces groupuscules animalistes, des terroristes intellectuels, et des défenseurs de la pensée unique. Au nom d’une sensibilité, et d’un mode de vie différent de celui des aficionados, ils estiment qu’ils sont dans leur droit de faire interdire la tauromachie car étant majoritairement opposés à la tauromachie en France. La tauromachie, est la culture certes d’une communauté minoritaire en France, mais elle est très largement intégrée dans les territoires où elle est admise, et cela en fait une tradition et un élément non négligeable du patrimoine des régions tauromachiques.Bref, revenons-en à ce qui nous intéresse plus particulièrement, la Corrida et son fonctionnement et plaçons le mot UNIFORMITE au delà de l’aspect pro et anti.
La Corrida a toujours été riche de sa diversité, et il n’est pas facile aujourd’hui quand on discute toros entre aficionados, de tomber d’accord à 100%. Ainsi est notre passion, on ne ressent pas tous pareil ce que l’on voit dans le ruedo. Que ce soit le tercio de piques, le toro sort-il seul ou non ? A-t-il poussé durant les rencontres ? Les banderilles, cornes passées ou pas ? La faena, s’est-il croisé ? Est-il profilé ou non ? Préfère-t-on le toréo tremendiste ou les canons plus classiques de la tauromachie ? Que ce soit sur le toro, préfère-t-on un toro de caste qui pose des problèmes que seule la technique du matador en face peut résoudre ? Ou préfère-t-on un toro de grande mobilité sans violence dans la charge et sans vices qui permet au matador de réaliser une faena plus artistique et moins technique qu’avec un toro de caste ? Ainsi vont les conversations entre aficionados. Mais aujourd’hui ces conversations sont en danger, car l’UNIFORMITE, qui depuis quelques années pointait le bout de son nez, tend aujourd’hui à s’imposer aux aficionados.
Par UNIFORMITE de tauromachie, je veux parler ici du trio FIGURAS - EMPRESAS - GANADEROS. En effet, les figuras aujourd’hui tendent à imposer leur bétail et des cachets exorbitants, les empresas pour la plupart vont désormais valider ces exigences, et commandent aux ganaderos le modèle de toro imposé par les figuras du G10. On évite désormais soigneusement les élevages qui pourraient empêcher les actuelles figuras de briller ; le trio dont nous parlons plus haut impose un nouveau règlement : Trafic de l’intégrité physique du Toro ; Monopique qui tend à se développer dans les arènes de 1ère catégorie, et quasi généralisée dans les arènes de 2eme et 3eme catégorie. Certaines présidences non indépendantes de l’empresa, et figuras respectant de moins en moins les règles élémentaires de la lidia, 60 à 80 muletazos au lieu de "20 passes pas plus" comme le titre de votre blog préféré… La quantité ne fait pas forcement la qualité.
Cette uniformité, est en train de tirer la fiesta brava vers le bas. De tout temps il y a eu corridas de figuras, et corridas de Toros. Et si demain la corrida de Toros disparait ? Il ne faut pas rêver, la corrida de figuras ne résistera pas dix ans de plus… Alors réagissons, et pensons à l’avenir de la fiesta brava avant les intérêts personnels d’un petit groupe, qui, il faut le rappeler, n’est que de passage… Pensons donc à nos futurs enfants, pour qu’ils puissent eux aussi connaître, cette merveilleuse passion, qu’est la tauromachie. Alors contre l’UNIFORMITE en tauromachie et dans nos vies, préservons la belle diversité de la tauromachie ! Et comme le dit un slogan espagnol reconnu :
Le principal danger de notre société actuelle, est la tendance à l’uniformité de nos modes de vie. Chacun veut avoir le même niveau de vie que son voisin, et ainsi, veut directement impacter son existence.
En tauromachie, nous avons ces groupuscules animalistes, des terroristes intellectuels, et des défenseurs de la pensée unique. Au nom d’une sensibilité, et d’un mode de vie différent de celui des aficionados, ils estiment qu’ils sont dans leur droit de faire interdire la tauromachie car étant majoritairement opposés à la tauromachie en France. La tauromachie, est la culture certes d’une communauté minoritaire en France, mais elle est très largement intégrée dans les territoires où elle est admise, et cela en fait une tradition et un élément non négligeable du patrimoine des régions tauromachiques.Bref, revenons-en à ce qui nous intéresse plus particulièrement, la Corrida et son fonctionnement et plaçons le mot UNIFORMITE au delà de l’aspect pro et anti.
La Corrida a toujours été riche de sa diversité, et il n’est pas facile aujourd’hui quand on discute toros entre aficionados, de tomber d’accord à 100%. Ainsi est notre passion, on ne ressent pas tous pareil ce que l’on voit dans le ruedo. Que ce soit le tercio de piques, le toro sort-il seul ou non ? A-t-il poussé durant les rencontres ? Les banderilles, cornes passées ou pas ? La faena, s’est-il croisé ? Est-il profilé ou non ? Préfère-t-on le toréo tremendiste ou les canons plus classiques de la tauromachie ? Que ce soit sur le toro, préfère-t-on un toro de caste qui pose des problèmes que seule la technique du matador en face peut résoudre ? Ou préfère-t-on un toro de grande mobilité sans violence dans la charge et sans vices qui permet au matador de réaliser une faena plus artistique et moins technique qu’avec un toro de caste ? Ainsi vont les conversations entre aficionados. Mais aujourd’hui ces conversations sont en danger, car l’UNIFORMITE, qui depuis quelques années pointait le bout de son nez, tend aujourd’hui à s’imposer aux aficionados.
Par UNIFORMITE de tauromachie, je veux parler ici du trio FIGURAS - EMPRESAS - GANADEROS. En effet, les figuras aujourd’hui tendent à imposer leur bétail et des cachets exorbitants, les empresas pour la plupart vont désormais valider ces exigences, et commandent aux ganaderos le modèle de toro imposé par les figuras du G10. On évite désormais soigneusement les élevages qui pourraient empêcher les actuelles figuras de briller ; le trio dont nous parlons plus haut impose un nouveau règlement : Trafic de l’intégrité physique du Toro ; Monopique qui tend à se développer dans les arènes de 1ère catégorie, et quasi généralisée dans les arènes de 2eme et 3eme catégorie. Certaines présidences non indépendantes de l’empresa, et figuras respectant de moins en moins les règles élémentaires de la lidia, 60 à 80 muletazos au lieu de "20 passes pas plus" comme le titre de votre blog préféré… La quantité ne fait pas forcement la qualité.
Cette uniformité, est en train de tirer la fiesta brava vers le bas. De tout temps il y a eu corridas de figuras, et corridas de Toros. Et si demain la corrida de Toros disparait ? Il ne faut pas rêver, la corrida de figuras ne résistera pas dix ans de plus… Alors réagissons, et pensons à l’avenir de la fiesta brava avant les intérêts personnels d’un petit groupe, qui, il faut le rappeler, n’est que de passage… Pensons donc à nos futurs enfants, pour qu’ils puissent eux aussi connaître, cette merveilleuse passion, qu’est la tauromachie. Alors contre l’UNIFORMITE en tauromachie et dans nos vies, préservons la belle diversité de la tauromachie ! Et comme le dit un slogan espagnol reconnu :
NADA TIENE IMPORTANCIA SI NO HAY TOROS !
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