COMMUNIQUE - Féria Des Vendanges 2013
Les Jeunes Aficionados Nîmois hyperactivité assurée pour la Féria! A un
peu moins d’une semaine de la Féria des Vendanges, les Jeunes
Aficionados Nîmois ont dévoilé leur programme officiel! En 4 jours de
Féria, ce n’est pas moins de 5 manifestations qui seront organisées par
le jeune et dynamique club taurin nîmois autour de sa Bodega Andalouse
incontournable en Féria par son cachet
et son ambiance, La Macarena (12 RUE DELON SOUBEYRAN). Les Jeunes
Aficionados Nîmois forts d’une cinquantaine de membres cette année
veulent démontrer « que l’Aficion à Nîmes ne peut se transmettre sans
une génération de jeunes qui s’engagent corps et âmes pour défendre et
diffuser les valeurs tauromachiques dans la ville. Notre programme va
dans ce sens, de la diversité, de la convivialité et de la pédagogie»
d’après leur président, Corentin Carpentier.
Au programme donc :
Jeudi 12 Septembre: En ouverture de la Féria et en soirée, c’est Léa
Vicens en personne qui devrait venir saluer les deux clubs taurins
jeunes de Nîmes réunis pour l’occasion, les Chicuelitos et les Jeunes
Aficionados Nîmois.
Vendredi 13 Septembre: La Corrida du soir
sera diffusée en direct à la Bodega la Macarena avec commentaires et
tertulia durant la course. Il en sera suivi une soirée vernissage de la
Galerie Taurine « Toril d’Artistes » et de son propriétaire Julien
Servy.
Samedi 14 Septembre: Les Jeunes Aficionados Nîmois
diffuseront 5 000 flyers explicatifs de la Corrida à destination des
plus jeunes et du public non connaisseur. Cela se passera à l’entrée des
Arènes de Nîmes et à l’occasion du Mano a Mano El Juli – Manzanares,
une initiative jusqu’ici jamais réalisée aux portes de l’amphithéâtre
romain ! Le soir, c’est la grande soirée PAMPLONA à la Macarena, plus de
200 bandanas offert par les clubs taurins Ricard seront distribués aux
festaïres au rythme des encierros de Pampelune diffusées sur écran géant
toute la nuit !
Dimanche 15 Septembre: Les Jeunes Aficionados
Nîmois clôtureront comme à leur habitude la Féria par leur remise des
prix de cette Féria autour des clubs de la Coordination des Clubs
Taurins de Nîmes et du Gard !
dimanche 8 septembre 2013
mardi 20 août 2013
Hommage à Vidente, n°33, de Cuadri.
Dax, jeudi 15 août 2013, corrida de Cuadri par Benjamin Cluchier
J’ai souvent entendu dire que par le passé la corrida était différente. J’ai souvent lu qu’importait le tiers de piques, et non la lidia. J’ai souvent cru, et à tort, que le public venait avant tout vivre un combat, et qu’importent les dispositions du taureau, il n’en retiendrait que les émotions transparues.
J’ai vécu quelques faenas dans ma vie d’aficionado, et je crois que c’est la première fois qu’un tiers de piques me procure de telles sensations. Il importe guère qu’il fût imparfait. Tito Sendoval, controversé pour sa manière d’accueillir la charge du toro, a donné à son partenaire une réplique fantastique. Deux fois la monture s’écroulera sous la puissance du toro. Quel toro. Six cent vingt-deux kilos, une carrure impressionnante et des mouvements d’une rare violence. On peut lui reprocher tout ce qu’on voudra, son absence de noblesse, de bravoure, de vaillance. On peut lui reprocher l’abus de force, on peut lui en vouloir d’avoir laisser espérer la faena de la décennie. Mais qu’importe, il n’a pas failli devant le cheval.
Il est entré fièrement fouler le sable de la piste de Dax, sans consigne, et il s’est battu. Il s’est battu sans faiblir.
Mais les codes de la corrida moderne ont évolué. On ne veut plus de toros compliqués. On ne veut plus de toros intoréables. On veut des toros nobles, encastés. On leur préfère les « sosos », parce qu’ils accompagnent bêtement la muleta du Maestro et lui procure une gloire facile. On les adule, eux, ces hommes. Et qu’importe le toro qu’ils affrontent, c’est leur talent que l’on vient voir.
Je n’aime pas cette corrida nouvelle. Je n’aime pas les toros parfaits. J’aime ceux qui posent des problèmes. Ceux à qui il est impossible d’imposer une faena préconstituée. Ceux encore qui demandent une réflexion instantanée pour leur distiller quelques passes. Ceux enfin qui transmettent cette indescriptible émotion.
Ce Cuadri-là était trop anticonformiste. Mythe d’une époque révolue, il n’était pas aujourd'hui le bienvenu. Et c’est sous les sifflets ignorants qu’il s’en est allé. Voilà pourquoi je ne pouvais laisser passer sous silence cette triste comédie à laquelle le public dacquois s’est donné.
Benjamin Cluchier
J’ai souvent entendu dire que par le passé la corrida était différente. J’ai souvent lu qu’importait le tiers de piques, et non la lidia. J’ai souvent cru, et à tort, que le public venait avant tout vivre un combat, et qu’importent les dispositions du taureau, il n’en retiendrait que les émotions transparues.
J’ai vécu quelques faenas dans ma vie d’aficionado, et je crois que c’est la première fois qu’un tiers de piques me procure de telles sensations. Il importe guère qu’il fût imparfait. Tito Sendoval, controversé pour sa manière d’accueillir la charge du toro, a donné à son partenaire une réplique fantastique. Deux fois la monture s’écroulera sous la puissance du toro. Quel toro. Six cent vingt-deux kilos, une carrure impressionnante et des mouvements d’une rare violence. On peut lui reprocher tout ce qu’on voudra, son absence de noblesse, de bravoure, de vaillance. On peut lui reprocher l’abus de force, on peut lui en vouloir d’avoir laisser espérer la faena de la décennie. Mais qu’importe, il n’a pas failli devant le cheval.
Il est entré fièrement fouler le sable de la piste de Dax, sans consigne, et il s’est battu. Il s’est battu sans faiblir.
Mais les codes de la corrida moderne ont évolué. On ne veut plus de toros compliqués. On ne veut plus de toros intoréables. On veut des toros nobles, encastés. On leur préfère les « sosos », parce qu’ils accompagnent bêtement la muleta du Maestro et lui procure une gloire facile. On les adule, eux, ces hommes. Et qu’importe le toro qu’ils affrontent, c’est leur talent que l’on vient voir.
Je n’aime pas cette corrida nouvelle. Je n’aime pas les toros parfaits. J’aime ceux qui posent des problèmes. Ceux à qui il est impossible d’imposer une faena préconstituée. Ceux encore qui demandent une réflexion instantanée pour leur distiller quelques passes. Ceux enfin qui transmettent cette indescriptible émotion.
Ce Cuadri-là était trop anticonformiste. Mythe d’une époque révolue, il n’était pas aujourd'hui le bienvenu. Et c’est sous les sifflets ignorants qu’il s’en est allé. Voilà pourquoi je ne pouvais laisser passer sous silence cette triste comédie à laquelle le public dacquois s’est donné.
Benjamin Cluchier
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jeudi 6 juin 2013
Fiesta Campera Camille Juan
La peña Camille Juan organise sa traditionnelle fiesta campera, ce dimanche 9 juin 2013.
Elle se déroulera toute la journée chez Alain Bonijol (sur la route de Franquevaux) à partir de 10h30.
Programme détaillé :
A 11h, tienta d'un toro de la Pampa par le matador Camille Juan
Suivie d'un apéritif (et possibilité de se restaurer sur place).
Et l'après-midi, tienta d'une vache par le jeune élève Rafi (du Centre Français de Tauromachie) et capea pour deux autres apprentis toreros (Virgile Burgoa du Centre Français de Tauromachie et Hugo de l'Association des Practicos).
En soutien à Camille Juan, Les Jeunes Aficionados Nîmois vous invitent à se joindre à eux pour cette fiesta campera avant la corrida des Baltasar Iban deux semaines plus tard à Saint-Gilles avec Antonio Ferrera, Javier Castaño & Camille Juan.
Renseignements par mail à l'adresse suivante :
penacamillejuan@gmail.com
Photo Laure Crespy
Elle se déroulera toute la journée chez Alain Bonijol (sur la route de Franquevaux) à partir de 10h30.
Programme détaillé :
A 11h, tienta d'un toro de la Pampa par le matador Camille Juan
Suivie d'un apéritif (et possibilité de se restaurer sur place).
Et l'après-midi, tienta d'une vache par le jeune élève Rafi (du Centre Français de Tauromachie) et capea pour deux autres apprentis toreros (Virgile Burgoa du Centre Français de Tauromachie et Hugo de l'Association des Practicos).
Entrée gratuite.
Ambiance sevillanas.
Ambiance sevillanas.
En soutien à Camille Juan, Les Jeunes Aficionados Nîmois vous invitent à se joindre à eux pour cette fiesta campera avant la corrida des Baltasar Iban deux semaines plus tard à Saint-Gilles avec Antonio Ferrera, Javier Castaño & Camille Juan.
Renseignements par mail à l'adresse suivante :
penacamillejuan@gmail.com
mardi 14 mai 2013
Interview: Une nouvelle carrière pour Jeremy Banti.
Une nouvelle carrière pour Jeremy Banti.
1er Avril - Arles - Mano a Mano Fernando Robleño - Javier Castaño
Les Jeunes
Aficionados Nîmois : Bonjour Jérémy, peux-tu tout
d'abord te présenter en quelques mots et dates clés, aux jeunes
aficionados & aficionados lecteurs de ce blog?
Jeremy Banti :
Je suis né en Arles, j 'ai commencé à l école taurine d'Arles
en 1997, j'ai débuté en novillada piquée en 2002 en Arles pour la
Féria de Pâques et j'ai pris l'alternative, cinq ans plus tard en
2007.
Les Jeunes Aficionados Nîmois :Comment es-tu arrivé à la tauromachie Jérémy? Comment es-tu passé de l'Aficion des gradins à celle de la piste?
Jeremy Banti :
J'y suis arrivé tout simplement en jouant «aux toros» dans la
cour de l'école primaire avec mes camarades de classe, en même
temps je jouais au foot et ne pensais pas me mettre dans une école
taurine. Ensuite, je me suis cassé la jambe et à mon retour je
n'avais plus le même niveau et je n'étais donc plus avec mes
copains de foot. Je suis donc allé retrouver mes copains qui étaient
à l'école taurine, et après tout a suivi...
1er Avril - Arles - Mano a Mano Fernando Robleño - Javier Castaño
Les
Jeunes Aficionados Nîmois : Tauromachiquement parle
nous un peu du Toro, quels ont été et sont aujourd'hui tes élevages
préférés? Quel type de Toro aimes-tu toréer?
Jeremy Banti :
J'aime le Toro brave et noble de n'importe encaste qu'il soit!
Tout simplement... Je n'ai pas de préférence d'élevage. Cependant,
j'ai des élevages, dont je ne dirai pas les noms, qui ne me plaisent
pas...
Les Jeunes Aficionados Nîmois : Il nous semble que cette année, tu vas donner une tout autre tournure à ta carrière, peux tu nous expliquer ce nouveau challenge dans lequel tu te lances?
Jeremy Banti :
Oui en effet, je continuerai à faire les paseo et m'habiller de
lumières, mais dans l'ombre des toreros à l'affiche. J'ai pris
cette décision pour pouvoir continuer à vivre ma passion, et rester
dans le milieu taurin.
Les Jeunes Aficionados Nîmois : As tu un message à faire passer pour finir à l'aficion jeune française?
Jeremy Banti :
Le message que j'ai : continuer à faire vivre la
tauromachie et à la faire connaître à nos entourages qui ne la
connaissent pas. On a besoin de nouveau aficionado pour continuer à
remplir les arènes, car c'est le moteur de toute l'économie du
monde taurin!
Les Jeunes Aficionados Nîmois : Merci pour cet interview Jérémy, y suerte.
Jeremy Banti :
Merci pour votre intérêt, à bientôt un abrazo. Jeremy Banti.
Affiche du Toril D'Artistes -Visuel Julien Servy
Dimanche 19 Mai 2013 ~ Sobresaliente: Jeremy Banti
Paroles recueillies par Les Jeunes Aficionados Nîmois
Photos Alexandre Blanco
vendredi 12 avril 2013
Interview croisée de Camille Juan - Matador de Toros français
Camille Juan - Matador de Toros français INTERVIEW CROISÉE avec les Jeunes Aficionados nîmois
Parcours :
Entrée au Centre de Tauromachie de Nîmes en 1999 et Présentation en capea en juin à Mauguio.
Débuts sans picadors le 18 juillet 2001 à Santa Ana (Albacete), bilan : 1 oreille et vuelta.
Il a toréé 39 novilladas sans picador et coupé 44 oreilles au total.
Débuts avec picadors le 11 juin 2005 à Vauvert face à des novillos de la Ganaderia de Jaime Brujo, bilan : 4 oreilles.
Présentation à Madrid Las Ventas le 7/09/08 face à des novillos de José Joaquin Moreno Silva
L'Alternative le 4/07/09 à Saint-Gilles avec comme Parrain Marc Serrano et Témoin Julien Miletto face à des toros du Scamandre d'Olivier Riboulet, résultat : 1 oreille.
Féria de Saint-Gilles 2012, 2 oreilles coupées face à des Toros de Cebada Gago et sortie par la grande porte.
[Crédit Photo : Laure Crespy]
Camille bonjour, première question ... quelle est la tauromachie qui te correspond en tant qu'Aficionado?
Toutes les formes de tauromachie me plaisent, dès lors que l'on en fait la promotion. Plus précisément, la tauromachie de l'émotion, je suis touché bien évidement par la perfection de José Tomas ou par la volonté de J.J. Padilla, comme par la fraîcheur d'un jeune en capea, mais aussi la bravoure d'un toro, qui m’émeut toujours autant.
Entre la vision de tes premières corridas, et celle actuelle, est-ce que ta façon de percevoir la tauromachie a changé?
J'ai vu mes premières corridas en 1999, et l'évolution, pour ma part s'est accentuée dans les extrêmes: les toreros sont de plus en plus techniques et le public (selon les arènes) de plus en plus avertit. Le toro, lui reste le même. D'un point de vue personnel, ma vision de la tauromachie a forcement changée, avec l'évolution de ma carrière. Lorsque j'étais en novillada sans picador, spectateur de corridas, des gradins je trouvais ça "facile" du coup j’étais plutôt cartésien dans mes jugements. Et puis les étapes franchies, aujourd'hui matador de toros, tout prend de l'ampleur, et j'ai un profond respect pour tous mes compagnons... Et les efforts que cela demande sont inimaginables pour un aficionado. C'est aussi çà la "magie" de la tauromachie.
Comment vois-tu aujourd'hui évoluer la tauromachie?
Avec l’inscription de la tauromachie au patrimoine culturel français, nous avons fait un bond en avant important et installé la tauromachie de façon pérenne dans l'avenir. J’espère juste que ce n'est pas trop tard, car les antis corridas ont accéléré leur lobbying démagogique et multiplié leurs actions. Même si cela n'a pas eu d'influence "politiquement" pour le maintient de nos traditions je reste persuadé que cela en a eu auprès des néophytes. Cela a certainement enlevé de futurs aficionados des gradins.
Il y a eu une réelle prise de conscience du mundillo depuis peu : tout le monde s'y met, les empresas font des cartels attractifs avec des prix revus à la baisse, les ganaderos sortent des corridas de plus en plus sérieuses et les toreros acceptent de se confronter à des élevages plus "difficiles". La tauromachie trouvera son salut par l'intégrité de son spectacle je pense et par la popularisation de ses tarifs.
Quelle est ton opinion sur la politique à mener auprès du public jeune et non initié?
Je pense que c'est à ce niveau qu'il y'a des progrès à faire. Il faut donner envie à nos jeunes d'aller aux arènes et de devenir aficionados. Votre action des "jeunes aficionados" est un premier pas important. Il faut informer les jeunes sur la corrida, multiplier les actions pour la promotion de la tauromachie, des entrées gratuites et des actions ludiques pour leur donner envie de s’interroger. Et de trouver leurs propres réponses en se faisant une opinion personnelle.
Plus personnellement, comment se présente ta temporada 2013?
Ma temporada a commencé à Saint Gilles pour le Printemps des Jeunes Aficionados, le 9 mars dernier. Pour la suite, je suis au cartel de la Féria de Saint Gilles le 23 juin avec une corrida de Baltasar Iban et deux grands maestros à mes cotés, Antonio Ferrera, et Javier Castaño.
Une corrida très importante pour moi, après mon triomphe de l'an dernier face aux Cebada Gago, il faut que je réédite une tarde sérieuse afin de faire ma place dans ce milieu difficile. Après on verra bien, aujourd'hui je n'ai que cette corrida de "signée" et je me concentre sur celle là. Sans penser à celles que je pourrais avoir ou celles que je n'ai pas. Je prend les choses avec philosophie et je me dis que si je continue dans cette optique là et dans le "son" de l'an dernier: ça payera...
Merci pour cet interview Camille, y SUERTE MAESTRO
Merci d'avoir pensé à moi. Bonne temporada à tous.
Camille JUAN.
Parcours :
Entrée au Centre de Tauromachie de Nîmes en 1999 et Présentation en capea en juin à Mauguio.
Débuts sans picadors le 18 juillet 2001 à Santa Ana (Albacete), bilan : 1 oreille et vuelta.
Il a toréé 39 novilladas sans picador et coupé 44 oreilles au total.
Débuts avec picadors le 11 juin 2005 à Vauvert face à des novillos de la Ganaderia de Jaime Brujo, bilan : 4 oreilles.
Présentation à Madrid Las Ventas le 7/09/08 face à des novillos de José Joaquin Moreno Silva
L'Alternative le 4/07/09 à Saint-Gilles avec comme Parrain Marc Serrano et Témoin Julien Miletto face à des toros du Scamandre d'Olivier Riboulet, résultat : 1 oreille.
Féria de Saint-Gilles 2012, 2 oreilles coupées face à des Toros de Cebada Gago et sortie par la grande porte.
[Crédit Photo : Laure Crespy]Camille bonjour, première question ... quelle est la tauromachie qui te correspond en tant qu'Aficionado?
Toutes les formes de tauromachie me plaisent, dès lors que l'on en fait la promotion. Plus précisément, la tauromachie de l'émotion, je suis touché bien évidement par la perfection de José Tomas ou par la volonté de J.J. Padilla, comme par la fraîcheur d'un jeune en capea, mais aussi la bravoure d'un toro, qui m’émeut toujours autant.
Entre la vision de tes premières corridas, et celle actuelle, est-ce que ta façon de percevoir la tauromachie a changé?
J'ai vu mes premières corridas en 1999, et l'évolution, pour ma part s'est accentuée dans les extrêmes: les toreros sont de plus en plus techniques et le public (selon les arènes) de plus en plus avertit. Le toro, lui reste le même. D'un point de vue personnel, ma vision de la tauromachie a forcement changée, avec l'évolution de ma carrière. Lorsque j'étais en novillada sans picador, spectateur de corridas, des gradins je trouvais ça "facile" du coup j’étais plutôt cartésien dans mes jugements. Et puis les étapes franchies, aujourd'hui matador de toros, tout prend de l'ampleur, et j'ai un profond respect pour tous mes compagnons... Et les efforts que cela demande sont inimaginables pour un aficionado. C'est aussi çà la "magie" de la tauromachie.
Comment vois-tu aujourd'hui évoluer la tauromachie?
Avec l’inscription de la tauromachie au patrimoine culturel français, nous avons fait un bond en avant important et installé la tauromachie de façon pérenne dans l'avenir. J’espère juste que ce n'est pas trop tard, car les antis corridas ont accéléré leur lobbying démagogique et multiplié leurs actions. Même si cela n'a pas eu d'influence "politiquement" pour le maintient de nos traditions je reste persuadé que cela en a eu auprès des néophytes. Cela a certainement enlevé de futurs aficionados des gradins.
Il y a eu une réelle prise de conscience du mundillo depuis peu : tout le monde s'y met, les empresas font des cartels attractifs avec des prix revus à la baisse, les ganaderos sortent des corridas de plus en plus sérieuses et les toreros acceptent de se confronter à des élevages plus "difficiles". La tauromachie trouvera son salut par l'intégrité de son spectacle je pense et par la popularisation de ses tarifs.
Quelle est ton opinion sur la politique à mener auprès du public jeune et non initié?
Je pense que c'est à ce niveau qu'il y'a des progrès à faire. Il faut donner envie à nos jeunes d'aller aux arènes et de devenir aficionados. Votre action des "jeunes aficionados" est un premier pas important. Il faut informer les jeunes sur la corrida, multiplier les actions pour la promotion de la tauromachie, des entrées gratuites et des actions ludiques pour leur donner envie de s’interroger. Et de trouver leurs propres réponses en se faisant une opinion personnelle.
Plus personnellement, comment se présente ta temporada 2013?
Ma temporada a commencé à Saint Gilles pour le Printemps des Jeunes Aficionados, le 9 mars dernier. Pour la suite, je suis au cartel de la Féria de Saint Gilles le 23 juin avec une corrida de Baltasar Iban et deux grands maestros à mes cotés, Antonio Ferrera, et Javier Castaño.
Une corrida très importante pour moi, après mon triomphe de l'an dernier face aux Cebada Gago, il faut que je réédite une tarde sérieuse afin de faire ma place dans ce milieu difficile. Après on verra bien, aujourd'hui je n'ai que cette corrida de "signée" et je me concentre sur celle là. Sans penser à celles que je pourrais avoir ou celles que je n'ai pas. Je prend les choses avec philosophie et je me dis que si je continue dans cette optique là et dans le "son" de l'an dernier: ça payera...
Merci pour cet interview Camille, y SUERTE MAESTRO
Merci d'avoir pensé à moi. Bonne temporada à tous.
Camille JUAN.
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